N-Y, JUIN / JUILLET 2018
MÉTÉO : temps ensoleillé, l'été s'est clairement installé avec une moyenne de 29° Des conditions idylliques pour profiter des parcs et prendre quelques couleurs.
PS... Wade dit : préparez les bikinis

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Le métro, c'est compliqué (ft Dane)

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Lun 3 Sep - 23:08
Le métro, c'est compliquéSe lever tôt aussi
De la noirceur. Partout. Des ténèbres. Pas une seule lueur ne vient les perturber. Juste des ombres, qui l'enveloppent sans lui laisser la moindre chance de s'échapper. Ça n'a rien à voir avec la nuit, la nuit peut être éclairée. Pas ça. Elle ne sait pas de quoi il s'agit, elle ne sait pas ce qu'elle doit faire, mais elle avance. Elle avance, dans le noir, elle a froid. Elle tente d’apercevoir ses mains mais n'est même plus sûre d'en avoir. Le silence. Le silence la fait souffrir aussi durement qu'un millier de cris. Il la hante, fait exploser sa tête, la laisse penser qu'elle est morte ou du moins pas loin de l'être. Némésis tombe à genoux mais ne sent pas le sol la heurter. Elle ne sent plus rien.

Et il n'y a pas de lumière au bout du tunnel. Parce que le tunnel n'a pas de fin.


La brune se réveilla en sursaut et à bout de souffle, totalement désorientée. Ses pupilles mirent du temps à s'adapter à la lumière ambiante et aux rayons du soleil qui passaient à travers ses voilages. Un étrange rêve décidément... tout semblait si réel. Ce n'était pas la première fois qu'elle le faisait, mais ce n'était pas non plus si fréquent. Deux ou trois fois tout au plus. Némésis passa une main dans ses cheveux en bataille avant de bailler en ouvrant grand la bouche. Elle était seule et n'aimait pas être polie. Elle jeta ensuite un rapide coup d’œil à son réveil, se leva, se rassit, et jeta de nouveau un coup d’œil à son réveil.

Elle avait une vingtaine de minutes pour se préparer, sortir de chez elle, courir jusqu'à la station de métro la plus proche.

Elle se maudit une énième fois pour avoir décidé de commencer ces études et se leva immédiatement, attrapant au passage des vêtements qui ne semblaient pas trop sales. Elle les enfila à la hâte en attrapant sa brosse à cheveux. Cheveux qu'elle brossa avec une brutalité consternante. C'était à se demander comment elle réussissait à avoir encore quelque chose sur la tête. Elle reposa donc l'objet après avoir fini de massacrer son potentiel capillaire et se brossa rapidement les dents. La propreté avant tout. Elle voulut attraper une pomme avant de partir mais se rendit compte qu'il n'y en avait plus. Elle jura, attrapa ses clés, les fit tomber, jura encore une fois, les ramassa, puis partit enfin en fermant la porte à toute hâte.

Et voilà, pourquoi tous les jours, on pouvait retrouver une petite brunette courir dans les rues de Brooklyn avec l'air d'avoir une horde de démons à ses trousses. En effet, cette situation n'était pas inédite ni pour Némésis ni pour ceux qui passaient quotidiennement dans son quartier. Elle avait beau mettre son réveil, elle ne parvenait pas à se réveiller à temps pour aller en cours. Elle trouvait ça un peu barbare qu'on la force à se lever à de telles heures pour suivre des cours qu'elle pouvait très bien écouter de nuit. Un peu cruel même. C'était d'ailleurs dans ces moments là qu'elle regrettait de ne pas mieux maîtriser sa capacité à se téléporter. Elle avait tenté un jour, elle était arrivée dans le New-Jersey. Elle n'a plus jamais recommencé. En tout cas Némésis avait déjà manqué beaucoup trop de cours pour manquer aussi celui-là et elle devait absolument être dans ce métro au bon moment. Absolument.

Le trajet qui devait durer dix minutes n'en dura que cinq puisque Némésis poussait absolument chaque obstacle qui l’empêchait d'atteindre son but. Femmes, enfants, vieillards, elle n'en avait que faire. Elle voulait simplement prendre ce foutu métro. Qu'elle détestait d'ailleurs. Quelle idée de venir s'enterrer dans un grand tunnel qui sent l'urine pour se déplacer ? Sauf que voilà, elle n'avait pas le permis et détestait encore plus le bus. Dans le métro, elle pouvait encore faire semblant de ne rien sentir. Dans le bus... c'était déjà plus compliqué. Les gens aimaient visiblement lui coller leurs aisselles sous le nez.

Enfin, elle y était. Devant elle se tenait le Graal. Et le Graal décolla sans elle. Elle eut beau supplier les passagers de retenir les portes, cela ne servit à rien.

Némésis eut presque envie de pleurer. Au lieu de ça, elle se contenta d'hurler sa haine dans le tunnel désert en gesticulant comme une folle furieuse. Elle les détestait tous. Les passagers, le conducteur, le gars qui avait un jour eu la stupide idée de construire un truc aussi horrible. Elle détestait aussi ses études, elle-même pour avoir eu la stupide idée de s'inscrire à l'université, le SHIELD et Hydra. Tous.

La brune se laissa lourdement tomber sur le banc le plus proche et enfouit son visage dans ses mains en râlant. Elle allait devoir attendre le prochain maintenant. Alors bien sûr, ce ne serait pas dans si longtemps que ça, mais ce serait suffisant pour qu'elle rate son premier cours.

Elle se redressa finalement, posant sa tête sur le mur gris. Tout était gris dans cet endroit. Gris et jaune. Deux affreuses couleurs.

Presque aussi affreuses que la journée qui s'annonçait.
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Mar 4 Sep - 10:45
Aussi étonnant que cela puisse paraître, personne n’a réagi quand, sur le quai d’une station de métro de Brooklyn, jeune fille brune, fort jolie mais au caractère bien trempé, a littéralement hurlé de rage et de frustration.

Malgré ses grands gestes, ce fameux cri, puis son trajet rapide jusqu’à un banc, pour s’y assoir et enfermer son visage dans ses mains, personne n’a semblé ni surpris, ni choqué, ni même concerné par l’événement ; qui, en soi, n’en est pas un.

La même chose arrive tous les jours – toutes les heures. Quasiment tous les instants.
Et, franchement, les new-yorkais sont devenus flegmatiques. Loin de leurs modèles britanniques, mais suffisamment détachés pour ne pas se préoccuper d’une explosion de fureur quasi-adolescente, en tout cas fort peu mature.

Ainsi, alors que Némésis tente de se remettre, de prendre sur elle, en patientant le prochain métro qui arrivera, ohmondieu, dans six minutes, les autres passagers patientent, dans leur coin ; seuls, et volontairement solitaires.

Certains se concentrent sur leurs discussions, téléphoniques ou directes. Certains lisent. Certains font des mots croisés. Certains dessinent. Certains dorment, sur les bancs ou debout, et bondiront dès l’arrivée du métro, soudain éveillés.
Beaucoup, beaucoup plus encore sont uniquement figés et fixés sur leurs téléphones, ces bijoux de technologie et véritables cauchemars sociaux.

Personne ne réagit à la détresse et à la frustration de Némésis.
Personne ne devrait le faire – ça n’est pas dans les habitudes, les codes des new-yorkais. Ça ne se fait pas, pour eux, tout simplement.


« Hey. »

Une voix, cependant, s’élève juste devant la jeune femme, assise et quasiment recroquevillée sur son banc.
Une forme apparaît soudain devant elle.


« Besoin d’un break ? »

La voix est rauque, fatigue ; masculine.
Un homme, donc. Un homme se tient devant elle – et lui parle.

En relevant le regard, Némésis peut alors le découvrir. De taille moyenne, vêtu sobrement, et dans des couleurs très sombres, il tient un long manteau noir sur le bras. Il la regarde, et fige son regard sur elle…

… un regard calme, sans aucune once de méchanceté – mais avec énormément de tristesse et de mélancolie. Quelqu’un comme Némésis ne saurait s’y tromper.

« J’pense même que t’aurais besoin d’un p’tit-déj’. »

Un très léger sourire glisse sur ses lèvres, alors qu’il lance à la jeune femme le paquet de friandises qu’il était en train de manger. Il en a gardé une, néanmoins, qu’il mange devant elle ; pour qu’elle n’ait pas peur d’un quelconque piège.

« J’l’ai loupé, aussi. »

Il jette un regard rapide vers le quai, puis hausse les épaules ; bah, il aura le prochain.

« Parce qu’une tornade brune a poussé un grand type sur moi. On est tombés. »

Son sourire s’étire, se fait plus taquin ; il ne lui en veut pas.
A vrai dire, si, il lui en a voulu. Quand une furie quasi-adolescente a déboulé dans la rue, et a poussé le gars sur lui, il a littéralement senti sa colère exploser, et a foncé dans la station pour la retrouver, et lui passer un savon ; puis, il l’a vue.
Il l’a vue exploser, hurler, et se recroqueviller sur lui-même. Toute colère a disparu, alors – seule l’envie d’aller la voir est restée.


« J’m’appelle Dane. Salut. »

Une partie en lui hurle qu’il fait une erreur. Que cette gamine va mal prendre tout ça, qu’il va passer pour un fou, un pervers, un monstre, un tueur. Qu’il devrait arrêter, se replier sur lui-même, et faire comme tous les autres ; rester seul, et volontairement solitaire.
Mais.
Mais Dane Whitman vient de revenir après six années… ailleurs. Littéralement, ailleurs. Et, franchement, il se sent… abominablement seul.

Seul dans ce monde. Seul dans ce temps. Seul dans cette ville.
Seul, absolument seul.

Il a besoin de contact social. Il a besoin d’échanges. Il a besoin de parler, un peu, à quelqu’un – et de se sentir utile.
Alors, il essaye. Fort dangereusement et pathétiquement, sûrement ; mais il essaye. Il aura peut-être au moins la moyenne pour l’effort…

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Mer 5 Sep - 1:29
Le métro, c'est compliquéSe lever tôt aussi
Nyx n'avait pas l'habitude qu'on l'aide, ou même qu'on s'intéresse à elle. Tout comme les autres new-yorkais, elle ne savait plus vraiment aller spontanément vers les gens. En fait, elle n'avait jamais su le faire. Grandir restreinte dans une pièce, un laboratoire, en voyant toujours les mêmes personnes, les mêmes endroits... et bien ça n'aidait pas vraiment pour les relations humaines. Pourtant, elle était censée incarnait une jeune femme douce, rayonnante et tout à fait sociable. Pas quelqu'un qui enverrait promener un homme visiblement très sympathique qui lui offrait des Kit Kat. Et à vrai dire, elle n'était même pas sûre d'en avoir envie en tant que Nyx. Elle interprétait pour l'instant Némésis avec brio, même si elle avait encore quelques écarts de conduite... elle ne voulait pas que ça change. Ça lui plaisait plus qu'elle ne l'admettrait jamais, d'être une autre personne.

L'homme qui lui faisait face était beau. C'était un détail comme un autre, mais il l'était sans aucun doute. C'était ce qu'elle remarqua en premier. La deuxième chose, ce fut cette lueur dans son regard. Elle avait la même parfois. Cette lueur qui dansait dans le regard de ceux qui en avaient trop vu, ou trop entendu. Elle avait la curieuse sensation qu'il était encore plus abimé qu'elle, ce qu'il était presque un exploit. Pourtant, il lui inspirait confiance, chose qui n'était pas simple dans cette vie où elle trompait tout le monde. La plupart du temps, elle essayait de porter son masque constamment tout en ayant conscience de son existence. Ça ne marchait pas toujours. Parfois, elle ne se rendait compte que trop tard qu'il commençait à fondre sur son visage. Et le pire, c'est que ça lui allait bien. Elle essayait de se tenir à l'écart des gens, de ne pas s'attacher. Mais là, il ne s'agissait que d'un inconnu dans le métro, d'un lundi comme il en existait des millions...

- Merci, dit-elle en prenant le paquet qu'il lui tendait.

Elle lui fit une place à côté d'elle sur le banc, l'invitant sans un mot à s'asseoir.

- Je suis désolée de t'avoir poussé. J'espère que je ne t'ai pas blessé. Je vais encore raté le premier cours de ma journée, il est important. Et... c'est aussi important pour moi. Ces études. C'est pour ça que j'étais si pressée, et que je me suis mise en colère.

Elle soupira, en continuant de regarder ses mains. Elle ne savait même pas pourquoi elle lui disait tout ça. Elle se sentait simplement... nulle. Et bien plus Nyx que Némésis. Elle avait parfois l'impression qu'elle ne pourrait jamais entreprendre quelque chose de normal, qu'elle serait toute sa vie rattachée à Hydra et qu'elle n'excellait de toute façon que dans ce domaine : le mal. Elle prit une barre de chocolat et mordit dedans avant de lui tendre le reste. Déjà qu'il avait raté son départ par sa faute, elle n'allait pas non plus lui manger toutes ses friandises. Ça coûtait hyper cher ces machins là.

- Et je m'appelle Némésis, dit-elle en lui souriant légèrement. Ravie te connaître, Dane, et navrée qu'on se rencontre dans des circonstances aussi... étranges. Je ne suis pas comme ça d'habitude.

En fait, si. Elle était exactement comme ça d'habitude. Même si elle faisait de son mieux pour éviter de montrer aux autres son côté... Nyx. Elle se savait difficile, pas toujours évidemment mais elle pouvait être une véritable teigne si quelque chose la contrariait. Ce n'était donc pas facile d'incarner quotidiennement une jeune femme censée sourire constamment et faire du bénévolat le week-end... même si ça la faisait travailler sur elle-même au final. Un peu contradictoire. En tout cas, elle n'était pas du genre à s'effrayer parce qu'un homme bienveillant venait lui parler, au contraire. Elle était surprise certes, mais pas mécontente du tout. Elle se demandait bien ce qui l'avait poussé à venir lui parler, d'autant plus qu'elle ne lui avait pas vraiment bonne impression. Elle était néanmoins... ravie qu'il l'ait fait.
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Mer 5 Sep - 8:51
La gamine ne hurle pas à l’agression, ne le frappe pas, ne fuit pas, ne le rejette pas.
Wahou, pense-t-il, c’est jour de miracle à New York.


« De rien. »

Dane hausse les épaules et sourit, ne sachant pas vraiment quoi dire d’autre – et, objectivement, un peu surprise que sa manoeuvre ait prise.
Il pensait se faire repousser, et entendre quelques jurons et noms d’oiseau de la part d’une jeune fille qu’il serait venu importuner, et qui aurait alors l’opportunité de s’acharner sur quelqu’un ; réflexe local typique.
Mais non. Non, la gamine ne fait pas ça.

C’est autant agréable que stupéfiant.
Et, un peu, flippant… parce que, maintenant, il va falloir enchaîner, et s’avancer sur une conversation sociale. Un art qu’il n’a plus pratiquer depuis fort longtemps…


« Tu m’as pas blessé – et c’est rien, hein. J’comprends. »

Sa voix rauque reprend lentement et, un peu gauchement, il répond à son invitation silencieuse ; il s’assoit à côté d’elle.
Les mains jointes devant lui, les jambes légèrement resserrées pour ne pas prendre trop de place, il concentre son regard sur un point devant lui – mais, hélas, rien d’intéressant ne se trouve sur l’autre quai. Rien que le quotidien et la normalité des voyageurs de métro.
Rien qui ne concurrence leur début de conversation, et sa reprise d’un lien social.


« Les études, c’est important, oui. Mais… s’respecter, aussi. »

Lentement, Dane tourne la tête vers la jeune fille, et fait rapidement disparaître une légère grimace ; cervicales douloureuses. Vieille blessure, héritée d’une chute la tête en avant, quand un fichu Croisé l’a jeté d’une fenêtre au deuxième étage d’une bicoque en flammes.
Sacré Bennett Du Paris. Sûrement l’âme la plus noble qu’il ait jamais rencontrée.
Sûrement le meurtre qu’il regrette le plus.


« Attention, hein, j’comprends le retard… j’étais rarement à l’heure, quand j’avais ton âge. »

Dane Whitman est donc devenu officiellement un vieux, se rend-il compte en parlant.
Autant essayer, maintenant, de ne pas devenir un vieux con. Ce serait déjà ça.


« Mais… j’veux dire, ce sont des signaux, pour toi. De ton corps, pour toi. Le retard, l’incapacité à suivre un planning, la frustration, l’incompatibilité entre ce que tu veux, ce qui est important – comme tes études, et je trouve ça noble, et je t’encourage dans cette voie – et, de l’autre, ce qui est. La réalité.
La réalité, c’est que, a priori, t’es souvent en retard. Tu vas encore rater le premier cours, comme tu dis ; c’est pas anodin. Ce sont des signes. Des signes de ton corps, envers toi. »


Il parle, avec son ton posé et calme, presque un murmure ; et s’aide de ses mains, pour communiquer. Une habitude prise aux Croisades, quand il ne maîtrisait pas la langue, quand les gestes lui permirent bien souvent de sauver sa vie.
Ainsi, ses mains vont et viennent devant lui, accompagnant ses mots. La jeune fille, qui le touche par sa détresse mais aussi par cet éclat dans les yeux qui lui donne l’impression qu’elle a bien trop vécu pour son âge, peut alors voir ces doigts, ces mains – blessées, écorchées, recouvertes de plaies. Bien plus vieilles, aussi, que l’âge apparent de son interlocuteur.


« J’suis pas psychologue, mais… j’ai appris à devoir écouter les signaux. A écouter mon corps. On n’en a qu’un, hein, et les messages, c’est jamais anodin. Que ça soit mal de dos, migraine, insomnie – ça a toujours du sens ; ça implique toujours un problème.
Là, j’sais pas, et j’veux pas me mêler de c’qui me regarde pas, mais… si t’es quasi toujours en retard, c’est p’têt que… quelque chose ne va pas ? Dans le rapport aux études, dans les heures de sommeil, dans la vie en général ? Tout impacte le corps, tu sais. Il réagit. Et, quand ça va plus, il envoie des signaux. »


Il esquisse un petit sourire, puis hausse les épaules.

« Enfin… j’dis ça comme ça, bien sûr. Et… enchanté, Némésis. »

Dane lui tend la main, en lui rendant son sourire ; sincère, également.
Bon sang… Némésis, pense-t-il ; ce monde a définitivement changé.


« Et… franchement, ne t’excuse pas. J’ai… fait mes meilleures rencontres dans les circonstances les plus étranges et bizarres qui soient. »

Il glousse, légèrement – c’est vrai, songe-t-il ; mais quel dommage que quasiment tous ceux auxquels il pense soient décédés depuis.

« J’suis ravi d’avoir été poussé indirectement par tes soins, en tout cas. Ça m’permet de parler, d’échanger, de communiquer avec toi… avec quelqu’un, en fait. Une première depuis… »

… six ans, quatre mois, deux semaines, et trois jours.

« … mon retour à New York. »

Mieux vaut ne pas s’avancer plus, en effet.

« Et… c’est quelles études, au fait ? »

Un léger signal sonore attire son attention ; le prochain métro arrive dans trois minutes.

« Ha. Bientôt. »

Dane se relève et, très poliment, il se penche légèrement et tend sa main, comme une révérence – une invitation à Némésis, pour l’aider à se lever.
Une attitude distinguée, mais qui tranche avec New York ; mais qui, surtout, semble complètement naturelle chez le trentenaire.


« Puis-je, mademoiselle ? »

Un sourire égaye encore ses lèvres et joues ; un sourire qui revient beaucoup, depuis qu’il lui parle – mais qui avait quasiment disparu, durant six ans.
Il est ravi, oui, de l’avoir rencontrée. Car, très clairement, Némésis est en train, par ses mots et son attitude, de raviver l’âme de cet homme qui n’a cessé de se fermer, ailleurs…

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Mer 5 Sep - 20:53
Le métro, c'est compliquéSe lever tôt aussi
Curieusement, elle n'était toujours pas entrée dans sa tête.

C'était quelque chose qu'elle faisait souvent, plus ou moins malgré elle. Parfois les gens pensaient tout simplement trop fort et lui permettait sans qu'elle n'ait rien à faire d'entendre leurs pensées. Des fois, c'était par simple curiosité. Elle évitait en revanche de le faire avec ses amis, même si elle savait qu'ils n'étaient pas vraiment ses amis à elle. Dane ne pensait pas trop fort, du moins pas pour l'instant, et elle aurait eu quelques remords à s'insinuer dans son esprit pour y récolter ses pensées. C'était intime, terriblement intime. Elle n'aimait d'ailleurs pas vraiment s'en servir, mais le faisait pour Hydra. Elle n'avait pas le choix de toute façon.

La jeune femme fronça légèrement les sourcils lorsqu'il évoqua son âge, et entendit les pensées qui suivirent. Elle détestait ça. Némésis s'était toujours sentie plus âgée qu'elle ne l'était vraiment, elle avait été enfermée à cause de son âge toute sa vie. D'abord, ça avait été Hydra qui l'avait retenue parce qu'elle était trop jeune, pas assez entraînée pour se battre. Aujourd'hui c'était le SHIELD, qu'elle ne pouvait pas intégrer avant d'avoir atteint ses vingt-cinq ans. On la forçait donc à obéir à quelqu’un, on la privait d'informations capitales et tout ça à cause de son âge. Ça l'agaçait profondément. Elle se savait petite, elle savait aussi que son comportement n'était pas des plus matures parfois mais...

Elle était une adulte. Non mais.

- Eh, je suis majeure depuis un an. À moi la vodka et les boîtes de nuit. Et puis t'as quoi toi ? Trente ans ? T'es trop jeune pour dire ce genre de choses.

Elle plaisantait, et lui signifia avec un rapide clin d’œil. En vérité, il avait l'air bien plus vieux de l'intérieur, mais elle maintenait qu'il restait trop jeune pour utiliser ce genre de formulations barbares. Ah, et elle ne buvait pas non plus. Elle ne sortait pas. Jamais. Elle n'avait pas le temps pour ce genre de distractions, elle avait trop de choses à penser maintenant qu'elle avait commencé ses études. Elle devait jouer sur trois tableaux, ce qui était déjà bien assez compliqué. Elle n'avait pas le temps pour ces futilités.

Elle écouta ensuite patiemment ce qu'il avait à dire sur la possibilité que son corps tente de lui envoyer un message... elle ne trouvait pas ça idiot. C'est vrai qu'elle était surmenée par les entraînements du SHIELD, ses cours et la pression d'Hydra qu'elle ressentait alors même qu'ils ne l'avaient pas contacté depuis plusieurs mois. Elle le savait, si elle ne fournissait pas rapidement des informations, elle retournerait à la case départ. Adieu sa nouvelle vie, le métro, la vodka et les boites de nuit.

- Tu as sans doute raison, finit-elle par conclure, pensive.

Sa manière de parler était assez originale, avec les mains comme si elle ne pouvait pas d'elle-même comprendre ce qu'il lui racontait. Ça lui plaisait bien, ça prouvait qu'il... était sincère en quelque sorte. Il y avait une étrange sincérité qui se dégageait de lui.

Néanmoins, elle ne put s'empêcher d'entendre sa rapide remarque sur son prénom. Pas de sa faute, c'était arrivé comme ça. Ce qui la fit sourire. Elle se demandait parfois pourquoi Hydra lui avait choisi un prénom qui attirait autant l'attention. C'était un peu comme se promener avec un panneau clignotant "coucou, c'est moi, je suis la méchante. Oui oui, moi". Ils avaient du prendre quelque chose de très fort ce jour là.

- Je tiens tout de même à m'excuser, même si tu dis que ce n'est pas la peine. Mais je suis ravie que ce malheureux incident nous ait permis de nous rencontrer !

Et voilà, Némésis refaisait surface. Elle parlait beaucoup, était enjouée, Nyx pas tellement. Mais elle était réellement heureuse d'avoir pu faire sa connaissance, même si c'était très rapide. Elle en était un peu surprise d'ailleurs.

- Je suis en psychologie, justement. Tu n'es peut-être pas psychologue mais moi je suis censée le devenir.

Assez ironique quand on pouvait lire les pensées des gens comme lire un livre écrit en police taille 74. Elle avait trouvé ça drôle sur le coup, elle n'était plus tellement amusée maintenant. Elle fut d'ailleurs interrompue par le signal très désagréable qui annonçait qu'elle allait enfin pouvoir se rendre à l'université. Il lui fallait encore traverser la moitié de la ville mais... elle était en bon chemin. Elle prit aussi la main de Dane lorsqu'il lui tendit, avec un sourire légèrement amusé, et se leva avec son aide. C'était rare, ce genre de comportement. Elle avait un peu l'impression de se tenir aux côtés d'un ovni tout droit sortit d'une autre époque mais... après tout pourquoi pas. Sa main était d'ailleurs caleuse dans la sienne, impeccable. Recouverte de toutes sortes de plaies un peu comme si... il avait l'habitude de tenir une épée. Sauf que c'était impossible, que plus personne ne se battait à l'épée aujourd'hui. Elle aussi avait des cicatrices, elles étaient simplement plus haut. Ses poignets, ses avant-bras avaient été meurtris par les sangles et les aiguilles qui les avaient entravés ou transpercés. Peu de personnes le remarquaient et c'était justement le but. Elle n'avait aucune explications correctes à fournir pour ça.

- Tu viens d'arriver alors ? Tu voyageais ? Je suis arrivée à New-York il y a deux ans, je suis née dans l'Ohio.


Mensonge. Encore. Elle ne les comptait même plus. Au début, ça la mettait mal à l'aise de raconter tout ça. Aujourd'hui, elle le faisait sans même y penser.
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Jeu 6 Sep - 8:14
La conversation est surprenante et agréable.
Alors que Dane Whitman avait foncé dans la station de métro pour dire deux mots, de préférence secs, de préférence autoritaires, de préférence plus que deux d’ailleurs, à la jeune fille qui avait provoqué sa chute, l’équilibre de la situation a bien changé.
Il dit des mots, oui ; mais ils sont bien loin de correspondre au plan initial.
Et bon sang, pense-t-il, ça fait du bien.


« Ha. Tu n’as commencé qu’à la majorité la vodka et les boîtes de nuit ? Et ben… la jeunesse, c’est plus c’que c’était… »

Il glousse, légèrement, fier de sa petite pique gentille.
Mais, très vite, son visage redevient sérieux, et ses yeux se figent dans ceux de Némésis. Le même éclat de lassitude et d’expérience longue et sinueuse y brille encore – et à dessein ; car il voit, dans le regard de la jeune fille, la même chose.


« J’ai bientôt trente-et-un, mais… l’âge de l’âme diffère de l’âge physique. L’on peut être bien plus vieux ou jeune qu’on le montre.
Le cœur vieillit bien plus vite, et douloureusement, que la peau. »


Nul doute qu’elle sait de quoi il parle.
Nul doute, aussi, qu’il n’insistera pas si elle n’embraye pas, ou fuit cet aspect de la conversation – il comprendrait. Lui-même a encore une quasi-impossibilité à évoquer dans le détail ses six années aux Croisades.
Hey, pense-t-il, faut justifier le diagnostic de stress post-traumatique, quand même.

Il reste silencieux, néanmoins, dans les secondes qui suivent.
Dane hoche doucement la tête au clin d’œil de Némésis, et signifie ainsi qu’il n’a pas pris ombrage des échanges. Mais, surtout, il sent bien que tout l’aspect sorties et débauches n’a pas de sens, pour elle ; c’est une feinte, un jeu. Némésis semble bien trop sérieuse, bien trop concernée par ses cours, bien trop rongée de l’intérieur pour s’adonner à cela.
Il ne dit rien, notamment ; il respecte. Son instinct, sur lequel il a appris à compter, lui glisse que si elle souhaite, en parler, elle le fera – mais sûrement pas à un inconnu rencontré environ cinq minutes avant.
Hey, pense-t-il, j’espère qu’elle a quelqu’un à qui se confier, au moins ; une gamine comme ça le mérite.


« Je… je suis ravi aussi, p’tite, que tu aies bousculé un grand type qui m’est tombé dessus. J’pensais pas pouvoir… parler, aujourd’hui. Enfin, parler dans… ces circonstances. »

Il sourit, et hoche encore la tête, accompagnant toujours ses mots de gestes.

« Mais… franchement, arrête de t’excuser, et dis pas trop qu’j’ai raison. D’une part, ça n’en vaut pas la peine – de l’autre, j’vais choper la grosse tête. Et j’rentrerais plus dans mon casque ! »

Oups, pense-t-il, erreur.
Il ne porte plus de casque, ici. Il n’a plus ce heaume sombre, qui le protégeait et lui a valu, en d’autres lieux, en d’autres temps, le surnom de Chevalier Noir.
Vite, une parade.


« J’fais d’la moto. »

Il profite du signal sonore pour se lever, et évacuer cet aspect de leur échange.
Alors qu’il l’aide à se relever, Dane se rend compte des réactions provoquées chez Némésis ; on ne passe pas six années dans un Passé plein de dangers, entièrement seul, sans développer un sens de l’observation poussé à l’extrême. Sans cela, il serait tombé dans une centaine de pièges, et n’a d’ailleurs survécu à ces derniers que par chance.


« Mmh. »

Il ne peut s’empêcher d’émettre un léger bruit de gorge, alors qu’il comprend que Némésis attarde son regard sur ses mains – évidemment impactées par ses combats, et sa tenue de l’Epée d’Ebène.
Mais, heureusement, Dane parvient à repousser la pensée de cette abominable lame, de cette entité qui a anéanti ce qui aurait pu être sa vie, en se fixant sur autre chose ; pas forcément plus joyeux.

Némésis. Elle a des marques.
Elles sont discrètes, cachées par les vêtements, mais les mouvements ont ça de spécifique qu’ils lèvent, au moins pour quelques instants, le voile sur ce qui devrait rester secret ; et Dane entrevoit, alors.
Des marques. Des cicatrices. Des blessures, anciennes, terribles, dont la peau a gardé la trace. Dont le souvenir est encore vivace, et hante certainement à la moindre vision.


« Je… j’étais à l’étranger. »

Les bras croisés, debout sur le quai, Dane n’a regardé que pour une seconde les poignets de la jeune fille ; et a ensuite refixé son attention sur elle. Son visage fatigué et rongé par une légère barbe esquisse un petit sourire – feint.
Ce qu’il a vu ne lui plaît pas ; mentir non plus.
Mais cela fait bien longtemps qu’il n’a plus vraiment le choix de ce qu’il fait au quotidien.[/i]

« Moyen-Orient. Action humanitaire. Je… j’évitais que les populations soient impactées par des combats qui les ravagent, pour des causes ineptes. »

Ce qui, en soi, n’est pas un vrai mensonge ; plus une modification subtile de la réalité, et quelques omissions.

« Jamais été dans l’Ohio. C’est bien ?
J’viens de Nouvelle-Angleterre. Grands espaces, vieilles familles, vieux secrets, beaucoup d’argent mais peu de partage, et des traditions à la pelle. »


Il ne ment pas, là.
Ça change, pense-t-il ; ça fait du bien.


« Et… psychologue, alors ? Noble métier. Faudra p’têt, par contre, mieux gérer les réveils, pour les rendez-vous. »

Les mots sont prononcés avec tant de douceur, que la pique ne peut qu’être gentille.
Dane est cependant interrompu dans ce domaine par une sonnerie – lourde et bruyante ; suivie d’un son encore plus agressif, et un lourd mouvement d’air.
Le train arrive.

La station de métro s’anime soudain, les voyageurs retrouvent une vie qui leur manquait. Finies les conversations par téléphone, finis les échanges physiques, finie la lecture, finie surtout l’extrême concentration sur les smartphones – ça commence.
La bataille commence ; la guerre reprend.

Un immense mouvement de foule s’empare brutalement de la zone, et une vingtaine de personnes se précipite directement à l’intérieur. En poussant, en écrasant quasiment tout ce qui se trouve entre eux et l’entrée du train de métro.
Or, Némésis et Dane se trouvent spécifiquement à cet endroit – dans cette situation. Au cœur de la vague !


« Hey… hey ! HEY ! »

D’abord surprise, puis gêné, puis troublé, Dane ne réagit pas de suite… et se fait emporter ; et pénètre dans la rame.
Mais, par réflexe, il est venu se placer entre Némésis et la foule – pour la protéger. Pour faire barrage de son corps. Vieux réflexe.


« Ha. Okay. »

Nouvelle sonnerie. Nouveaux bruits.
Puis, un mouvement ; le train s’en va. Et Dane adresse un regard amusé à Némésis, qu’il tient toujours par les épaules, alors que la foule se disperse dans la rame – qui n’est pas pleine, heureusement.


« Va falloir m’subir un peu plus, du coup. Désolé. »

Mais, en soi, il ne l’est pas.
Et si cela peut se sentir dans ses pensées, cela se voit surtout par le sourire gourmand qui glisse sur ses lèvres alors que le voyage débute.

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Ven 7 Sep - 1:54
Le métro, c'est compliquéSe lever tôt aussi

L'espace d'une seconde, Némésis se mit en retrait pour laisser Nyx s'exprimer. Rien qu'une seconde, pas assez pour que ce soit gênant ou que ça crée un malaise. C'était de toute façon bien trop discret pour ça. C'était son regard qui avait changé, lorsque Dane avait évoqué son âge véritable. Pas celui qu'il avait en surface. Elle connaissait bien ce phénomène, trop bien peut-être. Elle avait parfois l'impression d'observer le monde avec les yeux d'une personne âgée, peut-être même d'un vétéran. Et ça, ça se voyait dans son regard. Elle se souvient encore de ces nuits, ces nuits passées à délirer avant que le manque de lumière en elle ne soit compensé. Utiliser l'énergie Noire créait une faim intense qui la rendait... mauvaise. C'était affreux, elle avait détesté ça. Hydra avait très vite compris qu'ils ne pourraient pas combler ce manque longtemps, ils avaient préféré abandonner l'idée avant qu'elle ne les tue tous. Ce n'était pas le cas du SHIELD, qui cherchait encore actuellement un moyen pour que Némésis puisse se servir de ses pouvoirs sans devenir complètement folle. Il n'empêche que la jeune femme se souvenait de la solitude, des images qu'elle voyait dans ces moments là, de l'envie de tuer pour son propre bien. Tout était assez confus malgré tout, brouillé par la faim qui la dévorait. Il y avait aussi les jours qui suivaient les expérimentations, les maux de tête atroces et l'impression que tout changeait autour d'elle. Ses longs cheveux ondulés qui avaient été rasés. Ils n'avaient plus jamais repoussés de la même manière après ça et même si ça pouvait paraitre anodin, ça l'avait touché à l'époque. Toute cette douleur l'avait rendu... plus vieille en quelque sorte. La douleur faisait souvent ce genre de choses aux gens.

Au lieu de lui en faire part, elle lui offrit simplement un sourire compatissant, rendossant au passage son rôle. Car oui, si elle avait souffert, ce n'était pas le cas de Némésis. Némésis avait vécu une vie paisible dans l'Ohio, avait une mère qui adorait la mythologie grecque et un père caissier. Elle avait été un peu malmenée durant l'épuration, mais avait eu une vie des plus simples. Ce n'est pas qu'elle ne voulait pas en parler, c'est qu'elle ne pouvait pas. Elle avait une mission, une couverture à conserver. Elle ne pouvait pas la faire brûler simplement parce qu'elle le souhaitait. Elle ne savait même pas si elle le souhaitait.

Ce qui ne l'empêcha pas d'imaginer ce qui avait pu faire vieillir Dane de cette manière. Elle aurait toujours pu aller chercher ses réponses, mais n'avait aucunement envie de le trahir. De plus, une intrusion aussi importante aurait sûrement alerté son interlocuteur, peut-être. Tout dépendait des résistances qu'il avait érigé autour de ses souvenirs et Némésis avait l'impression qu'elles étaient nombreuses. S'il souhaitait se confier, elle serait là. Pour l'heure... ils venaient tout juste de se rencontrer et elle se voyait mal lui demander une telle chose.
Heureusement, il changea de sujet ce qui était... très... disons très...

Distrayant.

Au début, il semblait vouloir lui dire de ne pas trop lui cirer les pompes. Elle comprenait, elle n'aimait pas ça non plus. Mais c'était dans le caractère de Némésis, c'était marqué dans sa fiche. Et puis ce qu'elle avait dit, c'était vrai, ou du moins elle le pensait.

Et puis il y avait eu cette histoire de casque, qui l'avait grandement intrigué. Elle avait levé sur lui des yeux inquisiteurs, elle avait sûrement un peu un air de fouine à cet instant. L'air qu'ont les journalistes quand les hommes politiques font une erreur de grammaire ou un lapsus. Némésis avait l'impression d'être tombée sur quelque chose comme ça. Elle avait aussi l'impression qu'elle n'était pas la seule à porter un masque, et que Dane y arrivait moins bien qu'elle. Elle savait qu'il lui cachait quelque chose, mais elle ne lui en voulait pas. Après tout, elle aussi mentait. Elle mentait à tout le monde et elle ne pouvait pas se dire proche de l'homme qui lui faisait face. Alors... elle estimait ça normal. En revanche, s'il lui faisait le coup du "je fais de la moto" après un an, elle s'énerverait.

Enfin, à supposer que cette rencontre mène quelque part. Si ça se trouve, elle l'avait effrayé dès le début et il attendait simplement le bon moment pour contacter l'asile le plus proche.

Elle ne fit donc aucun commentaire pour l'instant et se contenta de se lever. Elle sentit un instant le regard du brun sur ses poignets, pourtant dissimulés sous les manches de son chemisier. Elle allait peut-être investir dans de grands bracelets, elle avait compris que ses vêtements ne protégeaient pas totalement ses anciennes blessures. Mais bon, pour cette fois ce n'était pas trop grave. Elle avait curieusement confiance en l'inconnu et savait qu'il ne l'interrogerait pas à ce sujet. Trop personnel, trop délicat, trop tout. Il n'était pas aussi tordu qu'elle, à chercher des informations sur ses a... collègues pour les transmettre à une organisation terroriste.

Sa famille, se rappela-t-elle. Il ne fallait pas qu'elle l'oublie.

En tout cas, la réponse de Dane mit fin à ses questionnements intérieurs, et c'était bien mieux comme ça. Elle ne fit aucun commentaire, ayant toujours l'impression qu'il lui cachait quelque chose sans pour autant lui mentir ouvertement. D'un autre côté, ça expliquait de nombreuses choses. Le fait qu'il soit plus vieux à l'intérieur pour commencer, et puis sa façon de parler avec les mains, sa gentillesse. C'était des choses que l'on retrouvait aisément chez les anciens soldats. C'était un genre de héros donc... super. Elle se sentait encore plus nulle maintenant. Elle ne fit cependant pas la remarque, ayant retenue celle faite plus tôt par Dane.

Et oui, le casque. Elle préféra répondre à sa question plutôt :

- Oui, ça me manque parfois. Les gens surtout, et puis le lac aussi. On a un peu l'impression de vivre tous les uns sur les autres ici, et puis c'est chacun pour soi. Tout est différent là-bas...

Elle, elle mentait. Encore. Machinalement. Elle ne s'était jamais rendue dans l'Ohio, elle n'avait connu que les murs blancs des bases Hydra.

- Jamais été en Nouvelle-Angleterre par contre. Ça a pas l'air génial vu la description que t'en fais. Je déteste les secrets.

C'était ironique. Très ironique. Tellement ironique que ça la fit rapidement sourire. Ça aussi c'était sur la fiche de Némésis, une brave fille très honnête. Au fond, elle n'aimait pas non plus les secrets. Elle était pourtant constamment ramenée à eux.

Alors que le petit vieux la charriait largement et qu'elle s'apprêtait à contre attaquer, les passagers que contenait le train se déversèrent en masse sur le quais et elle faillit se faire emporter par la vague. Sauf que voilà, Dane en avait décidé autrement. La maintenant fermement par les épaules, ils entrèrent dans la rame en même temps que les autres, se laissant porter. Du moins, c'était la sensation qu'elle avait. Elle se sentait touchée par son geste, celui de la protéger, même si elle se doutait que c'était simplement un réflexe comme un autre chez lui. Protéger les civils, tout ça, tout ça. Bon, ce qu'il ne savait pas c'est qu'elle n'était pas exactement une civile mais peu importe. Elle ne l'admettrait sans doute jamais mais ça lui faisait du bien d'imaginer qu'on se souciait d'elle. Ce sentiment l'emportait largement sur sa fierté et l'envie de lui dire qu'elle n'était pas en sucre. Alors elle se laissa docilement faire, assez rare dans son cas et fut très vite installée dans le métro. Elle leva les yeux vers Dane qui la tenait toujours par les épaules et sourit en entendant sa remarque.

- Ça va, je devrais survivre. Par contre je ne suis pas sûre que ce soit ton cas, après tout, j'ai déjà essayé de te tuer une fois. Je ne suis pas une personne avec qui il faut voyager.

Elle disait ça sur le ton de l'amusement et pourtant... elle essayait en quelque sorte de lui envoyer un message.

Fuis. Je ne suis pas quelqu'un de bien. Va-t'en. Je suis dangereuse.

Mais elle n'avait pas envie qu'il parte. Vraiment aucune envie. Alors que pouvait-elle faire dans des conditions pareilles ? Éviter de tomber déjà. C'était pas mal pour commencer. Elle posa la main sur une des barres qui étaient là dans ce but et s'y accrocha fermement, comme si ça pouvait lui donner un peu d'aplomb. Elle observa aussi rapidement les autres passagers, personne ne discutaient. Ils étaient les seuls. C'était triste.

- Où est-ce que tu t'arrêtes au fait ? Je ne t'ai même pas demandé où tu allais...

Oui, c'était égoïste mais elle n'avait vraiment aucune envie qu'il s'en aille.
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Ven 7 Sep - 8:54
Dane Whitman n’est pas dupe.
Alors qu’il échangeait avec la jeune fille, Némésis, il a senti les différents aléas de la conversation. Il n’a pas seulement noté les yeux tristes de son interlocutrice, il n’a pas seulement remarqué qu’elle était troublée – et pas uniquement à cause de ses retards chroniques, qui sont définitivement des signaux – ou que son âme avait plus vécu que son corps ; et les cicatrices n’ont pas été les seuls éléments relevés.
Il a, aussi, constaté les réactions à ses réflexions, observations, errances et erreurs ; et la manière dont quelqu’un reçoit, encaisse des mensonges ou fausses vérités en dit autant sur cette personne, que ses propres paroles.

Il a senti, alors, que Némésis n’était pas dupe de ces petits discours et de ses raccourcis – mais il n’a rien dit ; comme elle.
Une sorte d’accord tacite semble se nouer entre eux, une acceptation silencieuse des pseudo-vérités de l’un et de l’autre, par l’un et l’autre. “Je ne te forcerais pas à parler, si tu me laisses me cacher”.

Ça ne peut pas tenir, à terme ; un tel comportement a tout d’une bombe prête à exploser.
Mais, pour deux êtres qui viennent à peine de se rencontrer, et ignorent s’ils se reverront… ça convient. Ça a tout, même, de l’accord idéal.

Cependant, alors que Dane se préparait à répliquer sur les souvenirs de Némésis quant à l’Ohio, et ses commentaires forts à propos sur la Nouvelle-Angleterre, la masse furieuse des voyageurs les a poussés à l’intérieur de la rame de métro.
Et il se retrouve, contre sa volonté mais sans forcément le regretter, à partager le quotidien de Némésis un peu plus longtemps encore.


« Ha. »

Il repose son regard fatigué sur elle, après avoir fait le tour d’eux deux, et de ceux qui les entourent ; vieux réflexe de protection.
Ce n’est qu’après avoir été sûr que tout est bon, qu’il ne demeure nulle menace, qu’il s’autorise à reprendre la parole – et à sourire, légèrement, en lâchant enfin les épaules de la jeune fille.


« J’ai déjà voyagé avec des gens dangereux, en fait. »

Il hausse légèrement les épaules et fait bouger, ainsi, la longue veste sombre qu’il tient au bras ; celle-ci vient alors quelque peu toucher Némésis.
Qui, alors, peut sentir quelque chose… de dur, à l’intérieur. Dur et long, et froid. Comme… une sorte de bâton, en métal. Ou autre chose de long, en métal.
Dane ne s’en rend pas compte, et remet la veste sur son bras, pour rapprocher le vêtement, et son contenu, au plus près de lui-même.


« J’pense avoir un peu l’nez, pour les trouver ; et j’pense que t’es pas parmi les pires. Pis bon… »

Un léger ricanement, amusé, s’échappe de sa gorge, et égaye un visage bien trop habitué au sérieux et à la mélancolie.

« … ça s’rait bien la première fois que quelqu’un d’dangereux m’dirait de faire attention. C’est que tu dois pas l’être tant qu’ça. »

Il lui adresse un petit clin d’œil – puis doit rapidement se retenir à un anneau en hauteur, quand la rame de métro passe un virage à vitesse élevée.
Il grimace, puis se redresse, en maintenant sa poigne sur l’anneau ; il n’est pas à l’aise, et ça se voit.


« P’tain… fichu métro… »

Dane secoue la tête, et grimace – mais fait rapidement disparaître cette expression, pour esquisser un nouveau sourire.
Positif, pense-t-il ; concentre-toi sur la position, ou l’épée prendra le dessus… et tu ne veux pas revoir ça.


« Où j’vais ? Je… ha. J’en ai pas la moindre idée. »

Un petit rire, clair, ponctue sa phrase.

« J’te l’ai dit, j’suis revenu récemment, et… et j’découvre la ville. Enfin, je la redécouvre, mais… elle a tellement changé, que j’la découvre. Et j’me perds, beaucoup. »

Se tenant toujours en hauteur, il récupère avec sa main libre quelque chose dans sa poche ; un téléphone, dernier cri, issu directement de Stark Industries.
Mais, vu qu’il s’agit du bras tenant son manteau, il a d’énormes difficultés à sortir l’objet – mais y parvient, après une longue lutte.


« J’ai… j’ai r’trouvé un job, et… et une occupation, mais… ha… j’sais vraiment pas comment me débrouiller dans ce fichu métro. »

Concentrant son regard sur l’appareil, Dane fronce les sourcils.

« P’tain… ce truc n’a pas de sens, j’sais même pas trouver le mail avec l’adresse… Tony aurait dû me livrer une meilleure notice… »

L’on peut être un génie de l’électronique sans pouvoir gérer un smartphone nouvelle génération.
J’en parlerais à Tony, pense-t-il, et il va m’entendre.


« M’enfin… j’verrais. Mes jobs ne commencent que demain. Donc j’ai l’temps. »

Il relève la tête vers Némésis, et sourit légèrement.

« Du coup, p’têt que j’vais me balader du côté de la fac… vous devez avoir de bonnes cafétérias, nan ? J’tuerais pour un café. »

Dane ponctue sa phrase d’un petit rire, pour signifier qu’il plaisante.
La nuance est sûrement évidente pour la majorité des gens – mais pas pour Dane. Pas pour quelqu’un qui a passé six années en guerre… et à tuer, aussi. Surtout. Hélas.


« Enfin, j’veux pas… comment on dit ? Stalker, je crois. »

Il vient, à peine, de renouer une conversation positive et sociale avec quelqu’un ; hors de question de ruiner cette réussite, ce petit bonheur personnel, par un abus.
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Ven 7 Sep - 21:02
Le métro, c'est compliquéSe lever tôt aussi
Ah ah... pas parmi les pires. Si seulement. Elle ne fit cependant aucun commentaire pour le contredire, puisqu'elle avait au fond un peu envie d'y croire. Elle espérait sincèrement ne pas être la pire, mais n'en était pas aussi sûre que lui. Elle lui sourit pourtant et partagea son énervement lorsque le métro tangua une énième fois. On aurait clairement dit que le conducteur se prenait pour un pilote de course, ce qui n'était pas franchement agréable.

Et puis il y avait eu... ce truc qui l'avait frôlé.

On aurait dit une barre de fer, peut-être une matraque. Elle comprenait qu'on puisse se sentir en insécurité à New-York et qu'on cherche à se rassurer avec une arme. Mais... une matraque ? Et en plus elle était bien loin d'être sûre d'elle quant à la nature de l'objet. Ça aurait très bien pu être une épée mais...

C'était encore bien plus fou qu'une matraque. Mais ça expliquait l'état de ses mains. Mais ça restait fou. Elle avait mal à la tête. Dane Whitman lui donnait mal à la tête.

Elle préféra laisser ce sujet de côté pour l'instant, même si elle brûlait d'envie d'aller regarder ce qui se cachait là dessous. Même si Dane agissait exactement comme un soldat tout juste revenu du front, il n'avait pas l'air violent le moins du monde. Elle se demandait alors ce qu'un tel objet pouvait bien faire sur lui, à ce moment, dans un métro quasi bondé.

Sauf qu'elle se trompait peut-être. Peut-être qu'elle n'était pas la seule à se battre contre ses propres démons. Cette idée la réconforta grandement, contre toute attente. Ça faisait du bien de ne faire qu'espérer. Espérer avoir trouvé quelqu'un qui comprendrait peut-être sans trop en demander. Peut-être.

Elle l'écouta lui expliquer où il allait, ou plutôt où il n'allait pas, et sourit largement en le voyant aussi embêté à l'idée d'utiliser un portable. Elle était amusée, tellement amusée qu'elle faillit ne pas remarquer le prénom mentionné par Dane. Tony. Bien trop familier pour quelqu'un qui ne le connaissait que de nom. Et Stark n'envoyait pas des téléphones à n'importe qui, du moins c'était son avis. Elle était très perturbée par cette découverte. Vraiment très perturbée. Elle ne pensait pas que Dane avait un quelconque lien avec les Avengers, même si ce n'était que celui de connaître personnellement Tony Stark. Elle n'avait pas encore réussi à se faire un avis sur eux, elle devait les détester, alors elle essayait de le faire. C'était très simple parfois, un peu moins d'autres fois. Elle décida qu'elle pourrait l'interroger plus tard à ce sujet, peut-être devant un café justement. Pour l'instant, elle allait essayé de l'aider avec la machine du démon qu'il tenait dans ses mains.

De plus, elle le comprenait bien. Très bien. Elle avait vécu les mêmes tourments en arrivant à New-York et ne possédait un portable que depuis deux ans. Et elle n'était pas un génie de l'électronique. Pour ce qui était du métro, ce qui lui posait les problèmes, c'était les horaires. Le reste... ça allait plutôt bien. Elle avait mémorisé chaque détail du plan.

Ah, la magie de la mémoire photographique et ce pourquoi elle est tant convoitée.

- Fais voir, je peux peut-être t'aider. Je suis pas non plus une experte mais bon, deux cerveaux valent mieux qu'un.


Elle se rapprocha de lui sur ces mots et passa en revue l'écran du smartphone de manière éclair. C'était un cauchemar ce truc. Bien trop compliqué.

- Et si t'appuies là, dit-elle en fronçant les sourcils, ça déclenche une bombe nucléaire ?

C'était une plaisanterie, évidemment. Mais elle n'aurait pas été si surprise que ça si ça avait été vraiment le cas. Elle finit par revenir à sa place en manquant de s'étaler dans l'allée lorsqu'une nouvelle secousse se fit sentir et retrouva sa barre bien aimée.

- Bon, on regardera ça à la cafétéria alors. Je pourrais peut-être te faire visiter le campus !

Le train se stoppa. Encore deux arrêts. Elle ne passait pas beaucoup de temps sur ledit campus, puisqu'elle avait son appartement. Et elle n'avait pas beaucoup d'amis, puisqu'elle ne passait pas beaucoup de temps sur le campus.

Le cercle vicieux de la fac.

Alors ça lui plaisait bien d'avoir quelqu'un à traîner dans cet endroit qu'elle avait appris à apprécier, un peu. Et oui, même si elle aurait préféré avoir des cours de nuit.

- Les cafés sont pas exceptionnels tu verras mais bon... on fait avec ce qu'on a.

Elle oublia presque de le contredire. Pourtant, c'était quelque chose qu'elle adorait faire, contredire les gens.

- Et ne t'inquiètes pas pour ça, tu me stalke pas. Tiens tu sais quoi ? Je t'invite à partager mon café coupé à l'eau ! Comme ça, il n'y a plus de doute.


De toute façon, il lui restait une bonne trentaine de minutes avant son prochain cours, puisque le premier était fichu. Autant rentabiliser efficacement son temps non ?
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Lun 10 Sep - 9:00
Dane Whitman n’est pas dupe.
Il sent bien que quelque chose a surpris, troublé Némésis. Il sent bien ce regard qui traîne, cette hésitation, ces paroles qui veulent sortir mais sont bloquées ; son sens de l’observation est précis, mais son sens de la stratégie aussi. Surtout verbale.
Il ne dira rien. Il ne dira rien, car il sent qu’elle ne parlerait pas ; une fois de plus.

Quelque chose a perturbé la jeune fille, mais elle se reprend, et enchaîne. Comme si de rien n’était – mais il y a quelque chose, oui.
Elle a vu, senti ou entendu quelque chose… quoi, il l’ignore encore ; mais il le saura. Déjà, parce qu’il ne peut supporter ou accepter un mystère. Ensuite, parce qu’il commence à l’apprécier, et ne voudrait pas de trouble entre eux. Enfin…
Enfin, parce qu’il n’a pas encore pu apaiser ses sens guerriers, sa prudence paranoïaque ; il doit faire attention. A ce qu’il fait. A ce qu’il est.
Et, si besoin, prendre toute décision nécessaire pour se protéger ; toute, oui.


« Hum… ouais. Okay. Ouais. »

Heureusement, la jeune fille ne laisse pas s’installer un silence gênant, et embraye directement en venant en aide à son interlocuteur, perdu face à un bijou de technologie, bien trop luxueux et complexe.
Mon héroïne, pense-t-il ; qui vient me sauver face au dragon de métal.


« Ha. J’sais pas. Ça appelle p’têt une armure Iron Man… ou Iron Patriot… j’ai vu c’truc, d’ailleurs… quelle horreur de design… »

Depuis son retour, et notamment les nombreuses heures d’avion nécessaires pour revenir d’Angleterre, il a tenté de rattraper son retard sur les grands événements du monde ; et notamment concernant les crises, les Avengers.
Honnêtement, pense-t-il, que ça soit War Machine ou Iron Patriot, les looks sont nazes ; ça manque définitivement de noblesse et de chevalerie.


« Hey, gaffe ! »

Dane, comprenant que Némésis ne pouvait, malgré sa bonne volonté, maîtriser et mater la bête informatique, sourit et récupère l’appareil.
Cependant, alors qu’il allait enchaîner, une nouvelle secousse s’empare de la rame – et la jeune fille manque de trébucher ! Il se projette en avant, et la récupère au bras, pour l’empêcher de chuter.


« J’veux pas qu’ma guide privée du campus s’fasse mal… j’veux que tu me dises ce que je dois prendre à la cafét’ ! »

Il sourit, encore, mais recule, pour reprendre sa place.
Lentement, il replace sa longue veste sur son bras, qui avait failli glisser. Dans le mouvement, il entrouvre le vêtement – et un reflet se fait voir ; comme une lumière dans un miroir, ou une surface réfléchissante.
L’événement est rapide, fugace ; mais Némésis a pu le voir, si elle a été assez concentrée. Dane, évidemment, l’ignore et enchaîne.


« Et… merci de l’invit’, mais j’dois refuser. »

Un éclair étrange, brillant glisse dans son regard alors qu’il penche légèrement la tête, pour appuyer ses paroles.

« Traite-moi de vieux, de rétrograde, de conservateur, de macho, de relou… okay ; mais ça n’changera rien.
Hors de question qu’une étudiante m’offre un café. Hors d’question que j’te laisse payer, p’tite tête. »


Dane lui adresse un petit clin d’œil, puis glousse.

« J’suis sûr que tu sauras utiliser cet argent pour toi – et moi, j’en ai trop. J’ai six années de salaires en stock, et j’suis plutôt fan d’aider les gens. Surtout ceux qui partagent mon goût absolu pour le métro new-yorkais. »

Une sonnerie résonne, alors, et le fameux monstre de fureur et de métal freine, une nouvelle fois brutalement.
Némésis et Dane doivent se retenir, pour ne pas tomber – mais à peine lèvent-ils le regard, qu’ils peuvent découvrir où ils sont arrivés.



A destination.
La station de métro desservant principalement l’Université de New York, et notamment son département de Psychologie.


« Ho. Rapide. »

Alors que Dane se reprend encore, plusieurs autres passagers s’animent.
Finie la sieste, finie la lecture, finis les jeux – et départ de la course, de la lutte folle pour sortir, pour s’échapper du wagon et être dans les premiers à l’extérieur.


« Ho… rapides. »

Il grimace, se pousse pour laisser passer – mais ne commet pas l’erreur de trop se protéger.
Sans attendre, Dane se propulse aussi vers l’extérieur, et récupère la main de Némésis dans le mouvement ; pour l’emmener avec lui, pour éviter qu’elle ne reste derrière.
Une bonne intention. Mais.
Mais cela implique qu’il la touche ; qu’il touche son poignet.

Alors qu’ils sortent, qu’ils sont désormais à l’extérieur, Dane a lâché le corps de la jeune fille – mais le contact demeure ; il a eu lieu.
Il a eu lieu, et il a senti… les cicatrices.
Il n’en dit rien, bien sûr. Il sourit, et remet sa longue veste, pour la placer sur ses épaules. A nouveau, un reflet se fait voir, et le mystère demeure ; mais Némésis n’est peut-être pas disposée à le relever.


« Ha. »

Il esquisse un sourire, et pose un regard triste sur elle.
Il ne dit rien, non ; mais il sait, ça se sent. C’est désormais évident. Il sait.
Mais ne dit rien, par respect.


« Alors… ce café ? »
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Lun 17 Sep - 1:35
Le métro, c'est compliquéSe lever tôt aussi
Quel curieux personnage que ce Dane Whitman.

Il était à la fois bienveillant, évidemment bon, protecteur mais on pouvait aussi sentir son côté plus stratégique, presque brutal... un soldat. Il était vieux jeu mais n'hésitait pas à donner son avis sur les design des armures de Tony Stark. Contradictoire.

Ça lui plaisait bien.

Il faut dire qu'elle s'y connaissait en contradictions, elle qui ne faisait que ça de se contredire tout le temps. Le cerveau de Némésis tournait d'ailleurs à plein régime même si cela ne se voyait pas forcément. Elle avait vu, lorsqu'il l'avait rattrapé. Cet éclat. Comme un miroir que l'on exposerait face à la lumière du soleil. Mais ce n'était pas un miroir, parce que Dane était un soldat, pas un vendeur de pacotilles.

Mais alors quel genre d'armes cela pouvait être ?

Elle fit de tête toute la liste des objets qui auraient pu correspondre au peu qu'elle savait de celui là. Elle faisait souvent ce genre de choses, créant des puzzles à partir de rien, des énigmes. C'est pour ça qu'elle avait été choisi pour cette odieuse mission, celle de tromper tout le monde en faisant ce pourquoi elle était née : découvrir des secrets. Elle allait lui répondre lorsque le métro l'en empêcha une seconde fois. Ils étaient arrivés. L'université de New-York les attendait.

Enfin... s'ils réussissaient à s'en sortir vivants bien entendu.

Némésis se mit en place en même temps que son nouveau compagnon de galère, râlant contre ceux qui bousculaient déjà alors que les portes étaient à peine ouvertes. Sitôt la voie libérée, Dane sortit du wagon en même temps que les autres. En faisant ça, il avait aussi attrapé sa main. Mais voilà, la brunette était coincée entre deux passagers et sa main perdit celle de son guide dans cette marée noire. Pour la retrouver aussi vite cependant, mais plus haut, sur son poignet, là où siégeait toutes les marques de son passé. Elle blêmit d'un coup en se laissant entraînée. Elle n'avait pas mal, elle ne souffrait plus depuis longtemps. La peau était encore un peu sensible à ces endroits, mais rien de douloureux. Non, ce qui la fit pâlir c'était savoir qu'il pouvait tracer leurs contours, sinueux, imprécis, qui témoignaient de sa hargne à vouloir s'échapper, ou de sa douleur lorsqu'elle se cambrait sur la table d'opération. Des multiples seringues qui ont été utilisées pour prélever du sang, injecter quelque chose ou encore des perfusions qui ont été installées. Tout autant de choses qui ne correspondent en rien à la vie d'une étudiante en psychologie.

Elle se sentait mise à nue, c'était terrible, terriblement intime. Personne ne les avait encore jamais vu mis à part ceux qui lui avaient infligés. Alors les toucher... même elle ne s'y risquait pas trop. Elle préférait les ignorer, c'était plus confortable et moins dangereux.

Elle retira sa main, peut-être un peu trop brusquement pour que ce soit naturel. La voilà, elle était de retour, Nyx. Elle se renfrognait, resserra les pans de sa veste dans un geste protecteur avant de reprendre une contenance. Il le fallait. Pour sa couverture mais aussi parce que Dane n'y était pour rien. Elle ne lui en voulait pas. Elle s'en voulait de ne pas avoir acheté ces maudits bracelets, et elle en voulait à Hydra aussi pour l'avoir laissé sans explication correctes. Maintenant elle le lisait dans son regard, mais elle l'avait entendu aussi. Il savait. Il avait compris.

Mais, à quel point ?

- Oui, ce café ! C'est sûr que je ne roule pas sur l'or mais... bon d'accord ça me va. Et je ne suis pas petite ! Je suis de taille moyenne.

Elle tenta de rendre son rire naturel, mais ce ne fut pas vraiment un succès. Elle était tellement perdue qu'elle n'avait même pas remarqué le deuxième éclat qu'avait produit l'épée. Une seule question demeurait encore dans sa tête :

À quel point ?

- Tu es plutôt quoi toi ? Café bien noir ? Machiatto ? Café au lait ? Café aromatisé ? Cappuccino ? Je ne te vois pas du tout prendre un truc aromatisé à la barbe à papa ou à la fraise curieusement. Je dirais café bien noir.

Elle essayait de meubler, c'était assez évident. D'éloigner le plus possible de Dane les pensées qu'il avait pu avoir à propos de ses cicatrices. Elle avançait pendant ce temps là, bientôt le duo quitterait le métro.

À quel point ?

- Enfin tu choisiras sur place.

Les escaliers. Enfin. L'air frais. Némésis s'y précipita presque et eut un grand sourire quelque peu naïf en voyant le ciel pollué de New-York. Ça lui faisait toujours le même effet quand elle le voyait, elle qui avait passé tant de temps enfermée entre quatre murs. Elle avait cette impression de liberté, cette impression que tout était possible.

Tout cela cesserait brutalement s'il comprenait. Elle serait enfermée à nouveau. Captive. Et surtout, il ne voudrait plus jamais lui parler. Personne ne voudrait plus jamais lui parler. Elle serait découverte, prise en flagrant délit. Sa nouvelle complicité avec cet inconnu serait réduite en miettes, étouffée dans l'œuf. Lui qui était si bon, il ne la verrait plus que comme ce qu'elle était.

Une horrible menteuse.

Une arnaqueuse.

Un monstre.

Alors... à quel point ?
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Lun 17 Sep - 15:49
Némésis sait.
Elle sait qu’il sait ; et il sait qu’elle sait qu’il sait.

Dane en prend conscience quand il croise son regard. Elle n’a même pas besoin de blêmir, elle n’a même pas besoin de se lancer dans une logorrhée verbale, elle n’a même pas besoin d’essayer de meubler en changeant de sujet, en accélérant le pas, en l’emmenant en dehors de la station de métro et vers cette fameuse cafétéria… il sait, très vite.

Un coup d’œil, un regard ont suffi.
Elle s’est rendue compte qu’il l’a touchée, qu’il a senti ; les cicatrices.
Et elle a peur, maintenant. Elle est même terrorisée.


« Hum. »

Le trentenaire grogne, légèrement, quand un type le bouscule ; un regard est échangé, du genre à couper toute envie de réitérer. Avec lui ou quelqu’un d’autre.
Le duo monte ainsi les marches, s’extraie de la bouche de métro, et arrive directement dans l’Université, qui rappelle bien des souvenirs, et des regrets – mais Dane s’en désintéresse ; seule compte Némésis, et cette terreur presque absolue qui semble l’emporter à l’instant présent.


« Hey, p’tite. »

Il marche, calmement, à ses côtés ; impose même un rythme plus lent, pour la forcer à le rejoindre, à se poser. A ralentir, et à le regarder.

« Et j’dis p’tite si j’veux…j’ai l’âge d’être ton père. Bon, j’aurais été carrément jeune, hein, mais… non. Bref. J’ai l’âge d’être ton grand-frère, qui a trouvé la sagesse après s’être enivré de substances illicites et avoir tenté de devenir roadie d’Offspring. »

Un léger sourire glisse sur son visage ; c’est quasiment du vécu, même s’il n’a jamais osé sauter le pas.

« P’tite, donc. Calme-toi. Et… arrête ta liste de cafés, là. J’sais franchement pas faire la différence entre ces trucs. J’suis parti longtemps, en fait ; j’suis quasiment parti avant qu’les hipsters n’arrivent. Donc j’sais pas grand-chose de tout ça… et j’suis même sûr que ta cafétéria ne fait pas vraiment la différence.
Tu sais c’que j’sais, par contre ? »


Dane s’arrête, soudain.
Alors qu’ils s’avancent au milieu de la foule, dans un couloir dense d’étudiants filant en cours ou vers la bibliothèque, ou ailleurs, le trentenaire s’arrête, et pose son regard et un léger sourire sur elle.
Sa voix devient encore plus douce, presque tendre.


« J’suis un gars simple. J’me pose pas trop de questions – ou, plutôt, j’en pose pas quand ça l’justifie pas. Un café, c’est un café ; et ça me va comme ça.
J’veux pas en savoir plus… et j’veux pas plus, du moment que j’en ai pas l’envie, ou le besoin ; ou qu’on me l’propose pas. »


Les conventions sociales sont devenues difficiles, pour lui, et il a conscience de tenter un exercice difficile – réussir un double-discours, utiliser l’exemple du café pour faire passer un message à Némésis.
Le café, c’est évidemment elle et ses cicatrices ; et l’idée est de lui faire comprendre qu’il ne posera pas de question… qu’il ne relèvera pas cet élément, sauf si elle le veut. Ou si le besoin s’en fait sentir.


« Donc… juste un café, pour moi. »

Il hausse les épaules, sourit – et espère avoir été clair.
Au moins une fois dans sa vie.


« Okay ? »

Un petit clin d’œil – et Dane reprend sa marche, alors.
Direction la cafétéria.
Direction la masse de jeunes étudiants, en train de réviser, de discuter, de prendre des notes, de jouer… de draguer, bien sûr.


« Ho. Wow. »

Il s’arrête, choqué par l’ampleur du monde et des designs…
… et se prend, directement, un sacré coup de vieux – en se rappelant ses propres études, et le temps qui a passé depuis !

« Okay. »

Lentement, troublé, Dane passe la main dans ses cheveux, et se tourne vers Némésis ; en ne pouvant retenir une légère grimace.

« Ça… marche comment ? »
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Hier à 20:08
Le métro, c'est compliquéSe lever tôt aussi
Un café.

Némésis avait compris qu'il avait compris qu'elle essayait de lui faire oublier ce qu'il avait senti. Pas une mince affaire, mais elle pensait en être capable. Sauf que voilà, le trentenaire n'était pas idiot et il avait bien remarqué qu'elle voulait parler de tout sauf de ça. Encore pire, que ça la terrifiait. Elle était terrifiée à l'idée qu'on découvre son terrible secret. Bien sûr, ce dernier était tellement gros qu'il était très compliqué d'être ne serait-ce que proche de le trouver. C'était dur certes, mais pas impossible.

Elle avait déjà cherché des explications au cas où ce genre de choses arriveraient. Certaines n'étaient pas mauvaises, voir même très convaincantes si elle se donnait la peine de jouer un peu la comédie. Mais prétexter s'être taillée les veines pendant une période difficile, elle trouvait ça cruel. Sur le moment du moins, elle n'hésiterait pas à s'en servir pour quelqu'un d'autre. Mais là, avec Dane... non. Peut-être qu'il n'y croirait pas, mais si c'était le cas alors elle trouverait ça horriblement malveillant. Elle ne voulait pas attirer la pitié des autres, elle détestait ça. Alors si en plus ça arrivait à cause d'un énième mensonge...

Elle n'était pas comme ça.

Ou peut-être que si. Qui était-elle au juste ?

En tout cas, elle avait compris ce qu'il voulait dire avec son histoire de café. Ce qui réglait le problème, en partie. Elle avait un peu grimacé lorsqu'il avait prétendu avoir l'âge d'être son père. Faire un gosse à neuf ans, c'est crade. Son grand frère ça lui allait déjà mieux. Et elle allait absolument devoir éclaircir cette histoire d'Offspring et de roadie. Son fou rire serait sûrement éternel s'il s'agissait d'une véritable anecdote.

- Un café. Parfait. Je prendrai juste un café aussi alors.


Sous entendu : je ne t'interrogerai pas sur cette histoire de matraque qui brille au soleil. Elle n'était pas sûre qu'il s'était rendu compte de sa boulette, elle espérait que ça ne soit pas le cas. Voir Dane essayer de meubler, c'était sûrement aussi embarrassant que de la regarder elle en train de meubler.

L'université, ça avait été un peu compliqué pour Némésis au début. Surtout qu'elle n'avait pas l'habitude d'être entourée d'autant de gens, de sociabiliser, ou encore d'être quelqu'un normale. Une jeune femme, qui étudie, avec d'autres jeunes. Sauf que le personnage qu'elle incarnait en avait totalement l'habitude, elle. C'était naturel pour elle, un véritable poisson dans l'eau. Alors elle avait essayé de se convaincre que ce serait le cas pour elle aussi. Elle avait fini par s'y faire, au campus, aux longs couloirs et même aux autres étudiants. Elle ne s'était pas fait beaucoup d'amis, pas du tout en fait. Juste une fille qui avait plusieurs cours en commun. Rien de plus. Elle ne demandait rien de plus.

La cafétéria, c'était de loin l'endroit qu'elle préférait de ce grand bâtiment hostile. Le bruit constant qui y régnait la rassurait, elle ne savait pas trop pourquoi. Peut-être parce que ça comblait le vide en elle.

Elle était donc très détendue, ravie que Dane ne tienne pas à en savoir plus et sur le point de déguster un très bon café. Dommage qu'elle découvre que son acolyte du jour soit sur le point de s'évanouir en tournant la tête vers lui.

- Calme Dane, c'est rien que des étudiants. Pas des cannibales qui ont pas mangé depuis un trop long moment.

Ça la fit sourire de plus belle. Ce n'était pas méchant, ni même moqueur, il lui rappelait simplement elle à son premier jour. Terrifiée qu'elle était, bien plus que lui.

- Aie l'air naturel. Comme si tu venais toi aussi étudier un truc débile du genre... la psychologie tiens. Comme si ça pouvait réellement s'étudier.

Elle remarqua une casquette de l'université abandonnée sur une table vide. Parfait. Elle la prit, l'épousseta rapidement avant de la lui visser sur la tête.

- Voilà ! Un véritable étudiant !

Elle l’entraîna ensuite vers le guichet qui proposait des cafés, zigzaguant entre les tables comme s'il s'agissait de son salon. Elle ne savait pas trop si elle irait vers un tour aux pâtisseries ensuite, elle avait un peu abusé sur les donuts ce mois-ci et fuyait sa balance comme la peste. Pourtant, elle ne pouvait pas s'empêcher de loucher légèrement sur ces délicieuses petites boules de graisse colorées.
Des menus longs comme le bras s'affichaient au dessus de leurs têtes. Assez impressionnant pour des menus qui proposaient seulement des cafés. Ça l'avait longtemps étonné, ça l'étonnait encore un peu.


- Je te laisse choisir... même si je te conseille le macchiato caramel. J'en ai essayé d'autres, mais il reste mon préféré. C'est un peu mon âme-soeur des cafés si tu veux. Sinon il y a les cappucino qui ne sont pas trop mauvais.


Bien en dessous du macchiato cependant. Elle vouait réellement un culte à cette boisson.
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