N-Y, OCT / NOV 2018
MÉTÉO : La neige s'est installé sur la ville. Tout comme le froid, une légère brise fraîche. De temps en temps un peu de pluie ou un peu de soleil au travers des nuages blancs. L'hiver s'est installé.

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One Last Dance Above Water

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GÉNÉRAL.» communications : 61
» ma tête : Madelaine Petsch
POUVOIR.
Feuille de personnage
» pouvoirs:
» classe: 2 - Apprentissage du pouvoir
» appartenance: 3 - Humain entraîné supérieur

Lun 1 Oct - 8:04
Are you Game? Yes, You! & Persuasion


One Last Dance Above Water

L'imagination est la reine du vrai, et le possible est une des provinces du vrai. - Charles Baudelaire, Curiosités esthétiques, 1868

Je suis bloquée. Chacun de mes mouvements demeure restreint par les cordes qui nouent mes poignets et mes chevilles. Un chiffon remplit ma bouche pendant que je me débats et claque mes dents sur les mains de mon agresseur. Un choc au niveau de ma nuque me rendit immobile, plongée au sein de mes rêves. Je sentais un sol rocailleux sous ma peau violette, pendant que les bruits de chute berçaient mon sommeil comateux. Sans être mouillée, enrobée d’une couverture de flanelle, des bras d’homme me prirent afin de me déposer au sommet d’un aquarium. J’entendis des gros poissons venir frapper la grille métallique qui m’accueillait. Un baiser caressa ma joue droite puis mes lèvres : « Mon frère avait raison. Tu es une vraie beauté. Le corps d’un soldat de la danse classique. » J’étais partie ailleurs, loin de cet épiderme froid qui me dorlotait comme un joyau.

Malgré toutes mes mesures de sécurité, un intrus avait défoncé ma porte d’entrée. Je lui ordonnai de s’immobiliser et de partir via mon pouvoir. Or, il me lança un chat noir. Surprise, je dus l’attraper et oublier de confronter mon invité surprise. Par la suite, un mouchoir de chlorophylle sur ma bouche me fit perdre conscience. Mon deuxième souvenir fut de sentir ses mains palper mes courbes comme s’il cherchait une autre anomalie sur ma silhouette. L’inconnu me monta sur son épaule, soulagé de transporter un poids léger comme le mien. Je sentis le parfum de la cigarette avant que sa main gauche ne se plante que sur mon postérieur. Ce fut à cet instant que mon dernier souvenir devint le visage de Solomon – le petit frère de Thomas. Le fil de ma pensée s’éteint quand mes mains cherchent sa peau de métal et son visage aiguisé au couteau sans trouver ni l’un ni l’autre. Je meurs un peu de l’intérieur à cet instant même.

« Hey, vieille sorcière! » entendis-je lorsque mon regard pourpre rencontra celui d’un adolescent. Il me lança des craquelins en formes de requins. Je devinai que nous étions au New York Aquarium – décoré dans une thématique du roi Poséidon. Je me levai debout, n’ayant plus moyen de restriction par rapport à mes mouvements, observant les humains qui me méprisaient tous quant à mon apparence extraordinaire. « Trick or Treat! J’espère que tu n’as pas avalé ta baguette magique, car tu t’es fichue mauve! Pauvre tarée! » Les larmes percèrent mes paupières, et virulentes me laissèrent percevoir que j’étais au sommet d’un aquarium gigantesque. Des requins dansaient sous mes pieds. Étant sur la grille au-dessus de leur demeure, je pouvais avoir un contact avec le public d’une cinquantaine de personne – dont la moitié était un groupe de jeunes d’une quinzaine d’années. « On croirait un costume de fantôme avec ses chiffons blancs!» Mes mains palpèrent ma tenue de danse opalescente à demie détrempée. Les paillettes perdaient presque leurs perles. Je sentis une onde au creux de mon crâne qui grandissait au fur et à mesure que les commentaires fusaient. Pétrifiée d’être découverte, je remarquai Solomon qui souriait au coin de la grille – à deux mètres de moi. « Oh là là! Cela me rappelle le bonhomme vert! Vite, des bonbons Hulk pour son junior violet! » Je libérai un cri guttural, dont j’ignorais l’étendue. Tout mon corps trembla violemment, pendant que Solomon applaudissait comme si un bon spectacle commençait. À genoux, je le maudissais de m’avoir libérée.

Plus aucun son ne s’ensuivit. La musique classique du New York Aquarium vint réconforter mes tympans. Les humains prirent un bout de tissu et l’enfoncèrent avec un grand sourire dans leur bouche grande ouverte. Les adolescents qui avaient parlé prirent l’échelle pour venir à mes côtés sur la grille. L’un des quatre jeunes garçons se pencha vers l’ouverture de la grille à trois mètres de moi. Il en tira la porte, me donna un sourire paisible et y plongea. Prise par surprise, je courus vers ceux-ci. Un des adolescents me retint, pendant que j’étais incapable de formuler un seul mot. Seules mes larmes persistaient. Ma détresse psychologique atteignit un point de non-retour lorsque les deux autres plongèrent aussi. J’utilisai notre lien psychique afin de leur ordonner de sortir de l’aquarium quand l’un des trois requins mordit la jambe droite d’un des adolescents. La pensée que mon pouvoir ne fonctionnait plus au contact de l’eau me revint en mémoire. Je poussai le jeune homme qui me retenait loin de moi et de la porte horizontale qui menait au bocal des requins. Il resta en boule sur la grille métallique à la suite de mon ordre. Solomon riait, me fixant avec une malice qui me déplaisait au plus haut point. Les trois jeunes hommes remontèrent au sommet de l’aquarium. L’estropié sortit en dernier grâce à mon aide. Jusqu’au niveau de la cuisse, le membre saignait abondamment. Sans attendre son consentement, je pris ma jupe pour lui faire une gaine. Le jeune criait sans arrêt, appelant sa mère pendant que lui et ses amis s’éloignait de moi le plus possible. Les insultes fusèrent, tandis que je descendis de l’aquarium pour me fondre dans la foule. Utilisant mon don, un homme me donna son capuchon alors que je percevais une forme de sympathie au creux de son regard. Solomon prit la peine de me suivre, regardant d’un œil fourbe la foule commencer à danser du ballet classique de base.

Emboîtant mon pas, mon agresseur me prit par les épaules avant de chercher à rencontrer mes yeux pourpres. « Parle-moi, Miss Killgrave! Je t’en prie. Ton père m’a envoyé. Il désire te rencontrer… » Devant une telle révélation, je lui crachai au visage avant de lui donner un coup de genoux dans l’entrejambe. Mon cœur lui ordonna de mourir sur-le-champ, lui provoquant un choc vagal. Observant le doux visage de Solomon tomber dans l’oubli, je me rappelai son grand frère qui n’aurait jamais pu subir l’influence de ce terrible châtiment. Je jetai mon capuchon sur lui, lui volant sa longue cape noire remplie d’accessoires étranges dont un fusil à eau et une mini-brique. Y trouvant un téléphone intelligent, je cherchai le chemin de retour le plus court jusqu’à chez moi sur Google Maps. Je pris la poudre d’escampette quand une agente de sécurité tomba nez à nez avec moi. Un clin d’œil lui suggérant de m’oublier lui suffit pour continuer ses recherches ailleurs.

J’entendis une alarme cinglante être déclenchée. Plusieurs policiers déferlèrent dans le corridor près du mien. Je me cachai derrière une poutre, et mon gabarit de cinquante kilos tout craché put s’y dissimuler sans problème. Un appel entrant apparut sur l’écran : l’appel provenait d’un inconnu. J’acceptai l’appel en faisant glisser mon index sur le bouton vert. Une voix masculine et forte, avec un accent britannique posa plusieurs questions: « Que se passe-t-il, Solomon? Est-ce que Kara a utilisé son pouvoir? Amène-là jusqu’à mon repère! C’est un ordre! Je la veux! » Un silence s’ensuivit. Soixante-quinze très longues secondes. « Meurs, papa…Meurs…MEURS!!! » Lors de mon dernier mot, ma voix devint un cri transcendant. La seconde suivante, j’écrasai de mon chausson droit l’appareil avec frénésie. Je tentai d’effacer le son de sa voix machiavélique, mais sans succès. Elle grandit en moi telle une vipère. Une ombre vint attraper mes épaules par derrière. Je reconnus l’emprise de Solomon. Mon ventre sentit une longue aiguille y plonger. Au lieu de m’assoupir, une jouissance illimitée m’envahit. Encore plus puissante qu’un orgasme.

Attirés par le chahut, deux agents de police vinrent nous trouver. Je les regardai puis leur ordonnai de m’accompagner. Notre danse commença mécaniquement. Elle devint lascive lorsque les agents de police, aux regards épuisés de détresse, me tendirent leurs fusils puis leurs mains. Je sentais le sang couler sur ma région périnéale tandis que Solomon prenait siège. Il semblait noter chaque information. La substance injectée dans ma zone sous-cutanée me provoqua une migraine rapide. Tel un éclair, elle fit gonfler mes veines au niveau du crâne. Je ne voyais plus aucune limite : tout ce que je désirais devenait réalité. Officiers et civiles confondus commencèrent à se mouvoir au son de la musique classique. Je pus danser parmi eux, sans la moindre peur – bercée par le son de mes rires angéliques. Le New York Aquarium devint un lieu en quarantaine lorsque chaque victime de mon pouvoir venait à leurs yeux tels une ballerine échappée de sa boîte à musique. Je dansai, virevoltai sans restriction. Solomon voulut me prendre sur son épaule, mais mon pied monta sur son épaule et je me propulsai vers d’autres inconnus. Cette drogue m’influençait, libérait mes pensées les plus perverses. De simples citoyens se dirigèrent vers les aquariums. Plusieurs humains ouvrirent les bocaux afin de s’y noyer. Étant un maître d’orchestre inavoué, mon subconscient commença à manœuvrer.

Supportée par deux femmes, j’atterris dans la pièce suivante à la thématique pirate. Grimpant au sein des cordages grâce à leur aide, Je dansai sur les cordes avec rigueur sur la pointe de mes chaussons. Au fil que ma silhouette persévérait, la foule inquiète commençait à gesticuler avec moi. Je ne voyais plus. Seule la danse m’obsédait, semblable aux premières années de mon existence. La drogue me donna un choc puis un deuxième, envahie d’un bonheur dangereux. Enchevêtrée de cordes marines, mon corps dansait lascivement dans la droiture de la musique classique qui jouait toujours sur le fond sonore du New York Aquarium. Les caméras de vidéosurveillance avaient tout saisies. Les humains dansaient de plus en plus sans se poser de questions. Seule cette voix intérieure leurs chantait de se laisser aller. N’y avait-il pas aucune plus grande beauté que le lâcher prise? Posséder le contrôle, pensai-je - complètement imbus de moi-même.      



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