N-Y, OCT / NOV 2018
MÉTÉO : La neige s'est installé sur la ville. Tout comme le froid, une légère brise fraîche. De temps en temps un peu de pluie ou un peu de soleil au travers des nuages blancs. L'hiver s'est installé.

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Minds & Kages [Némésis Fallen]

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Lun 8 Oct - 5:32
Némésis Fallen & Persuasion


Minds & Kages

She shines, In a world full of Ugliness, She matters when everything is meaningless - NIN
Prisonnière de sa propre pensée, Kara gisait sur le sol de sa cuisine depuis au moins six heures. Ses boucles violacées et bleutées auréolaient son visage crispé de douleur et de souffrance. La terreur qui se lisait au sein de son regard bi-coloré était d’une torpeur mortelle et effarante. La soupe au poulet fait maison avait pris feu, tandis que les e-mails continuaient de faire vibrer son téléphone intelligent. Des spasmes saisissaient ses membres, et son cœur battait la chamade. Une fois encore, elle reçut une attaque psychique pour la seizième fois. La voix de son père parlait, machiavélique et insupportable. Des images de sa mère, Mélanie Killgrave, révélaient la nature de leur union. Traumatisée par cette violence et cette rage, la mutante violette ressentit le viol à répétitions – la manipulation de la volonté et les jeux tordus auxquels son paternel s’adonnait. La détresse psychologique qui s’ensuivit chez elle obligea son pouvoir à utiliser ce lien pour renvoyer la douleur à son origine. Un mur les sépara, ce qui incita l’homme pourpre à se méfier de sa propre descendance. Leur lien télépathique fut rompu. Celui-ci provenait d’une télépathe manipulée par monsieur Killgrave en personne. Dépenser un niveau accru d’énergie provoqua un choc vagal chez la jeune femme qui perdit non seulement la raideur de son corps, mais aussi sa pensée.

Pendant deux heures supplémentaires, le fil de sa pensée dériva au creux de ses anciens cauchemars. L'homme pourpre tenta de contrôler sa télépathe afin d’envoyer de nouvelles attaques psychiques, mais une force étrange protégeait désormais Kara de son paternel. Miss Killgrave ressentait l’esprit de la télépathe qui se pliait à son pouvoir de suggestion. Peut-être avait-elle un élément que son paternel ne possédait pas. Une migraine saisit la jeune femme qui se réveilla devant son four enflammé. Heureusement, elle put prendre un extincteur caché dans son armoire et l’éteindre avant une explosion imminente. Devant de telles images percutantes, la jeune femme toucha ses propres hanches en songeant à celle de sa génitrice autrefois adorée. Toutes ces femmes…violées, torturées, assassinées sans remords…Rien ne semblait pouvoir interrompre l’homme pourpre dans sa quête autodestructrice qui ne faisait que semer le chaos partout où son chemin l’entraînait. Mélanie n’était qu’une victime, rien de plus dans l’équation. Kara ne put retenir la frustration d’un hurlement, et de semer le désordre dans sa propre cuisine. Elle revivait la douleur de ces femmes, la pétrification lente de ce poison qui était sa malédiction.

Depuis l’incident, une visite chez une scientifique s’imposait. Grâce à Google, la jeune femme trouva une liste d’experts en mutation génétique. À la suite de quinze visites infructueuses, la damoiselle trouva sa proie. Venant à bout de ses trois gardes du corps d’un beau bonjour, la jeune femme put atterrir dans salon luxueux. Vêtue d’une cape noire satinée, Kara se déplaça jusqu’à Madame Rangers dont les yeux brillaient d’inquiétude – à cet instant, elle songea aux victimes de son père. Soudain, elle-même ressentit cette urgence de s’enfoncer une dague au niveau du cœur – certes, elle ne se tromperait pas de côté. D’un coup d’œil sur sa peau violette, elle utilisa son don pour la manipuler. Présentant un pamphlet sur son pouvoir et des échantillons de son sang : « Fabriquez un vaccin qui annulera les effets de cette mutation. Utilisez mon sang afin de trouver un moyen pour sauver ceux assouvis par mon don de suggestion. Et sauver quiconque des griffes de mon père. Ne le sous-estimez pas. Vous pourriez être sa prochaine victime. » La dame se pencha sur l’échantillon, observa l’échantillon de sang au microscope. Prenant deux composant chimiques dans un tiroir, elle effectua un mélange.


« Mademoiselle Killgrave, ce vaccin ne pourra pas annuler les effets de votre pouvoir sur les victimes! La raison étant que votre ADN en fera partie. Je ne peux pas l’expliquer en vocabulaire courant. Votre père doit avoir de la difficulté à cerner votre mutation. La vôtre est développée à un niveau qui surpasse les phéromones. Je peux vous confirmer que votre état est en évolution. Vous devriez vous inquiéter. »

« Je ne vous contrôle plus, Madame Rangers. Je vous laisse m’aider ou non selon votre gré. Mais, peu importe vos décisions, n’informez pas l’homme pourpre de mes plans! Il me tuerait sur-le-champ, même si je suis sa fille! L’humanité et les mutants doivent être protégés de ce sociopathe. Cette lignée de sang doit cesser! »
« Faîtes-vous partie de ces héros déguisés? » demanda-t-elle en retirant ses lunettes avec un air fasciné.  

« Jamais. » murmura la jeune femme à la peau violette qui tendit ses deux bras à la scientifique. Celle-ci prit plusieurs autres échantillons. Elle ne se contenta pas de prendre du sang, mais performa aussi d’autres techniques. Les yeux larmoyants, la mutante ravala ses émotions pour ne pas contrôler Madame Rangers. Cet exercice de retenue lui était d’une difficulté épouvantable. Son don s’activait en permanence – sa propre volonté y était souvent omise. Chaque pensée qui traversait sa conscience pouvait la trahir d’un instant à l’autre. Par la suite, Kara attendit  des heures, des jours, des semaines avant de recevoir un résultat. Utilisant son travail et la danse afin d’oublier ce souci, Kara en vint à ignorer complètement ce qu’elle avait vécu lors de l’attaque psychique. Un matin, le facteur déposa un colis devant sa porte. Lorsque ses mains violacées l’ouvrirent, elle y découvrit dix échantillons dudit vaccin. Une lettre des composantes de ce dernier l’accompagnait avec une confirmation de son efficacité. Miss Killgrave soupira puis les rangea précieusement dans son coffre-fort – en conservant deux seringues à portée de main.

The Bronx, 00:00, Ladies Fight Kage Klub

Une rumeur parcourait les rues de New York qu’une soirée de combats féminins avait lieu les dimanches soirs. Au cœur du Bronx, près de l’intersection Machinas et du boulevard de l’ombre, un vieil entrepôt avait été reconvertie par son propriétaire en boîte de nuit. Ceci était une couverture afin de protéger un commerce illégal de combats en cage avec armes banches. De plus, les participants n’étaient que du sexe féminin. Les mutantes pouvaient aussi se joindre au Klub. N’étant connu que par le bouche à oreille, ce lieu n’autorisait l’entrée qu’aux femmes et voulait à tout prix demeurer dans l’inconnu afin de ne pas attirer l’attention de la police newyorkaise. Ayant contact avec cinq mutantes, Kara Killgrave fut rapidement invitée à cette fraternité : leur popularité grandissait dangereusement grâce aux paris sportifs qui avaient lieu sur place. C’était un second revenu bien apprécié pour la jeune mutante.

Shoshanna affrontait Zirka ce soir. Son pari était sur Shoshanna la Juive aux mains de feu. L’opposante venait de Russie et maniait un sabre à double tranchant, une arme pesante qui s’avérait fatale une fois son attaque accomplie. La jeune mutante s’efforçait de cacher son épiderme violacée au sein d’une foule si éparse et variée. Elle éloignait les curieuses d’un revers de la main, et sans une seule parole. Une blonde aux yeux bleus fut influencée au point de quitter le bâtiment. Kara la sentit quitter la rue, le quartier. L’humaine se contentait de suivre son ordre de quitter sa vue au pied de la lettre. L’animatrice de la soirée présenta les combattantes, fit la promotion des jujubes à la pêche en vente exclusive au comptoir alimentaire avec l’alcool qui coulait à flots. Lorsque Shoshanna dévoila des paumes remplies de flammes, la jeune Killgrave s’esclaffait et l’applaudissait chaleureusement – tandis que le public d’une ceintaine de personnes environ restait froid. Sous sa capuche de suède noire, une vague de colère la saisis :
« Espèce d’ingrates! Applaudissez ces guerrières! » La force de sa voix résonna bien malgré elle qui regrettait déjà son excès de tempérament. Toutes les mains applaudissaient à l’unisson devant une mutante qui vint rejoindre les premiers rangs dans l’espoir de disparaître... Il était trop tard. Anxieuse, la jeune femme ne pouvait quitter la pensée de son paternel inconnu – et du seul remède possible, le vaccin. Touchant d’une main furtive sa pochette gauche, Kara plissa ses yeux derrière son masque de cuir. Le combat commença férocement avec une foule engagée et heureuse – en apparence.

Mademoiselle Killgrave fut effrayée de son propre pouvoir lorsque chacun de ses applaudissements était suivi de ceux de la foule. Elle tenta de se calmer, de songer au visage de Mélanie qui s’effaçait, de retrouver la paix intérieure que lui procurait le ballet. Or, son malaise gagnait de l’espace. Sans même pouvoir se concentrer, un sentiment – ou une connexion – la liait à chaque personne présente près d’elle. Une migraine saisit aussitôt Kara qui dut obliger tout le monde à quitter leurs places pour lui laisser plusieurs mètres libres à ses côtés. La situation se déroulait tranquillement devant le combat sanglant des deux combattantes. Les gants de satin de la jeune femme tremblaient visiblement, comme si un tremblement de terre y habitait. Une veine gonfla sur la tempe gauche de la mutante qui respira longuement face à son état qui s’aggravait. C’est alors que le son de la voix de son père lui plaqua un froid monumental sur ses émotions. Elle redevint apathique, et sentit soudainement une ombre s’approcher derrière son épaule.  



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Ven 12 Oct - 23:40
Minds & KagesAnd I sat alone in bed till the morning and crying "they're coming for me". And I tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.- Vos patients mythomanes vous mentiront à vous aussi. Ou du moins ils essaieront. Soyez en persuadés. Tout simplement parce que le mensonge est une façon pour eux de se cacher, de se dérober à la réalité.

Une heure. Rien qu'une heure. Si elle pouvait dormir une heure tranquillement, sans penser. Sans se poser des questions sans réponse. Juste une heure. Une heure de sommeil complet, sans cauchemar, sans se réveiller en sueur, sans se sentir mourir dans ses propres songes encore et encore. Juste une heure. Elle ne demandait réellement que ça.

- Comme mademoiselle au fond, qui se dérobe à mon cours en dormant sur sa table. Je vous ennuie donc au point de vous donner sommeil ?

Némésis ne comprit pas tout de suite qu'il s'adressait à elle. Tout simplement parce qu'elle était déjà bien trop endormie pour réagir aux propos de qui que ce soit. Son voisin fut obligé de lui donner un coup de coude pour qu'elle se redresse enfin, les touches de son clavier imprimés sur sa joue et l'air peu énergique.

Si ce n'est en train de dormir les yeux ouverts.

- Pardon ?

Son professeur la fixa un long moment, alors elle en fit de même. Le fixant avec le même air éberlué. Ils restèrent ainsi durant d'interminables minutes, le plus vieux jugeant visiblement l'accusée et déterminant quelle sentence était la plus appropriée.

- Sortez.

Après réflexion, la brunette se dit que c'était sûrement trop court. Elle avait été jugée un peu vite à son goût. Elle ne pouvait pourtant pas hurler à l'injustice, puisqu'elle dormait effectivement sur cette table avant qu'on la réveille sans même une once de pitié.

Némésis ramassa son ordinateur, manqua de le faire tomber au passage et quitta l'amphithéâtre bondée au pas de course. Elle était en colère. C'était injustifié. Elle le savait mais ça ne l’empêchait pas d'être en colère.

Elle fit quelques mètres dans le couloir désert, toujours aussi furieuse et toujours aussi rapide, avant de s'écrouler par terre. Le dos contre un mur, la jeune femme prit sa tête dans ses mains et soupira longuement. Elle se demandait parfois pourquoi elle continuait à faire semblant. À essayer de mener une vie normale. C'était impossible. Elle n'était pas normale. Elle ne le serait plus jamais.

- Athéna c'est ça ?

La brune releva la tête, le regard dur sans même le vouloir. Elle était simplement exténuée. Les gens exténués trouvaient rarement la force d'être aimables.

- Némésis. Besoin de quelque chose ?

Son ton aussi était dur, mais encore une fois, elle n'était pas vraiment d'humeur. Elle ne connaissait pas la jeune femme qui lui faisait face. Du moins très mal. Elle avait mangé avec elle une fois, avec elle et son groupe d'amies. Ça ne lui avait pas vraiment plu. Elle s'appelait Stacey, une gentille petite brune qui faisait des études de lettres d'après ce qu'elle avait compris.

- Moi ? Oh rien. Je me demandais simplement si tu voulais un peu d'aide étant donné que... ça va ?

Némésis resta muette un long moment. Elle ne s'attendait pas à ça. Les deux étudiantes n'étaient pas amies, des connaissances tout au plus. D'ailleurs elle ne savait absolument pas quoi lui répondre.

- Euh ben...

Voilà. L'éloquence dans son état le plus pur. Magnifique.

- Oui. Je suis juste un peu fatiguée. Je bosse trop je crois.

Elle tenta un sourire, elle-même peu convaincue par ce dernier. Pourtant, elle ne pouvait pas exploser. Elle était persuadée que Némésis ne l'aurait pas fait. Némésis aurait vu le positif de la situation, elle n'aurait certainement pas risqué de faire fuir une potentielle amie.

Qu'est-ce qu'il était chiant tout de même, ce personnage.

- Tu devrais rentrer. T'as effectivement l'air un peu surmenée.


Stacey semblait hésiter un peu, comme si elle s'apprêtait à lui faire une demande très délicate.

- Tu sais, il y a une rumeur comme quoi un club de combat féminin se serait installé dans le Bronx... ça a l'air plutôt sympa et on peut même se faire un peu d'argent. On va pas cracher dessus en tant qu'étudiants, pas vrai ? On comptait y faire un tour avec les filles alors... si tu veux nous rejoindre. Ça peut te faire du bien de sortir un peu de tes cours. Par contre, évite d'en parler autour de toi. C'est un secret...

Némésis se releva, posa une main sur l'épaule de sa compatriote, et secoua la tête.

- Non merci Stacey, mais c'est gentil d'avoir proposé.


Une dizaine d'heures plus tard...


Jetant rageusement son eye-liner dans l'évier, la jeune femme retira tout ce qu'elle avait péniblement tracé avec et soupira.

Pourquoi avait-elle accepté déjà ?

Ah oui, parce que Stacey avait lourdement insisté. Elle avait fini par se laisser convaincre qu'effectivement, ça ne pouvait pas lui faire de mal de sortir un peu de chez elle le temps d'une soirée. Après tout elle était en week-end, et tous les jeunes de New-York sortaient le vendredi soir.

Sauf qu'en vérité, elle ne se sentait pas si jeune que ça.

Et elle avait décidé de l'oublier. Au moins pour cette soirée. Elle savait très bien qu'elle s'ennuierait, qu'elle ne ferait que jouer son rôle une fois de plus. Mais elle essayait. Encore. Avoir une vie normale.

Elle se trouvait parfois un peu naïve.

Ses bas coutures pour seul vêtements, Némésis se demandait maintenant ce qu'elle allait bien pouvoir mettre, les bras croisés devant son armoire. Elle avait décidé d'opter pour une robe noire, avant de se rendre compte qu'elle ne rentrait plus dedans. Elle l'enleva elle aussi, tout aussi rageusement, et ses bas subirent le même sort. Elle s'assit ensuite sur son lit, ayant décidé de bouder et de poser un mémorable lapin à Stacey et ses petites copines.

Et puis voilà, une voix dans sa tête. Le genre de voix qui nous pousse à nous lever parce qu'au fond, on sait très bien que c'est mal ce qu'on fait. Alors elle se leva, non sans râler, et se trouva une autre robe. Sans bas cette fois, même si elle les adorait. Elle avait peur d'en faire trop. Elle ne savait toujours pas vraiment comment s'habiller pour sortir à New-York, même après deux ans à vivre là-bas.

Et puis elle partit à la conquête d'une vie sociale.

***

Une étrange ambiance régnait dans la salle.

Ce fut la première chose qui lui vint à l'esprit. Étrange. La foule avait l'air heureuse lorsqu'elle était arrivée, et Stacey était déjà en train de s'extasier devant ce combat. Et quel combat... du feu, des lames... le combo parfait pour passer une bonne soirée non ? Il n'y avait aucune raison de s'inquiéter, juste à profiter du spectacle. Quoi qu'en vérité, Némésis n'était pas vraiment une fan de la violence gratuite. C'était même plutôt le contraire. Mais elle avait promis. Elle avait promis que cette fois, elle s'amuserait. Et pourtant, elle ne pouvait pas s'en empêcher.

Il y avait quelque chose d'étrange.  

Ce qui l'intriguait, c'était les pensées qu'elle entendait. Toutes les mêmes, ou du moins toutes semblables. Fortes, et à la fois étouffés. Comme si elles n'étaient que le reflet de celles de...

Quelqu'un d'autre ?

La brune fronça les sourcils. Un mouvement de foule, des gens qui s'éloignaient d'eux-mêmes d'une... femme. Elle n'avait pas l'air de le vouloir, du moins ce qu'il semblait. Les propres songes de Némésis se mêlaient à ceux des autres, et cela n'avait rien d'agréable. Elle décida de se couper totalement du monde, du moins mentalement parlant. Ces pensées n'étaient pas assez fortes pour percer ses défenses, si elle les avait entendues, c'est parce qu'elle le souhaitait.

Il y avait quelque chose qui clochait, elle voulait comprendre quoi.

Abandonnant Stacey à son triste sort, Némésis se dirigea vers la jeune femme qui était désormais presque seule sur un gradin. Elle n'avait pas l'air bien. En fait... elle lui faisait un peu penser à elle lorsqu'elle se laissait submerger par son pouvoir. Puis elle s'approchait, plus elle remarquait la couleur de sa peau, son masque et le fait qu'elle soit probablement une mutante.

Du moins, c'était sa conclusion.

Cette jeune femme n'était pas mal intentionnée. Et même si ça avait été le cas, elle n'aurait pas eu à lui faire la morale. Elle se trouvait elle-même dans le camp des méchants, même si elle essayait de se persuader du contraire.

Doucement, Némésis posa une main sur l'épaule de la mutante. Elle ne voulait pas l'effrayer, elle avait vu ses mains trembler. Elle avait compris.

- Hey.

Elle s'assit à ses côtés, alors que plus personne ne s'y trouvait. Elle espérait que la jeune femme ne le prendrait pas mal, elle savait que certains New-yorkais étaient un peu effrayés par ce genre d'initiatives.

- Tu vas bien ?


C'était un peu ironique de poser cette question. La même qu'on lui avait posé dans la matinée et qu'elle avait trouvé ridicule.

Mais au fond, ça faisait du bien de voir que quelqu'un se souciait un minimum de vous pour la poser, cette fameuse question.

La brunette ne savait pas à qui elle avait affaire, mais elle avait déjà l'impression de la connaitre.

- C'est pas ta faute, d'accord ? Faut pas t'en vouloir.

Elle lui saisit une de ses mains gantées, la pressant rapidement. C'était une façon comme une autre pour qu'elle se sente moins coupable de ce qu'elle était en train de faire, pour qu'elle cesse si elle en était capable. Elle ne lui en voudrait pas si ce n'était pas le cas. Némésis savait ce que c'était, de faire du mal aux autres sans pouvoir s'arrêter.

- Tu veux qu'on s'en aille d'ici ? Je t'invite à boire un cocktail si tu veux.


Comme ça elle ne sera pas venue pour rien...
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Source des larmes dans la nuit masque d'aveugle.
Mon passé se dissout
✽ JE FAIS PLACE AU SILENCE ✽
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Dim 14 Oct - 7:56
Némésis Fallen & Kara Killgrave


Minds & Kages

Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout où je suis. - Unknown

Une femme magnifique aux cheveux sombres s’approchait de Kara. Sa main atteignit son épaule – ce qui lui soutira un léger sursaut. Dès l’instant ou la jeune femme prit siège à ses côtés, sa première réaction fut de se reculer d’un bond. Toutefois, chacun de ses mots et chacun de ses actes montraient de l'humanité - pas une marionnette. Une deuxième mutante sur une liste incalculable de victimes: l'une qui réussissait à cerner son don. Tous les environs disparurent à ses yeux. Le combat se poursuivit pendant que Kara se concentrait entièrement sur l’âme qui venait de se poser à ses côtés : une héroïne, une figure pure, un ange ou une Sainte – oui, la violette allait à l’Église prier sa mère tous les dimanches ou l’écoutait à la télévision. Une main qui serrait la sienne, sa première réponse fut d’entourer sa main avec tendresse.

Kara Killgrave venait de s’enticher de cette inconnue, d’une manière autant secrète qu’interdite. La douceur de son geste s’ensuivit de ses larmes qui coulèrent le long de ses tempes lilas. Rompant leur lien physique, ses mains retirèrent sa cape de son crâne et libérant un visage masqué à moitié de dentelle au regard incrusté de couleurs diverses.
Le teint violet rayonnait dans ce clair-obscur, et l’opacité de son épiderme variait constamment avec la lumière comme si des paillettes s’y cachaient. Damoiselle Killgrave passa ses paumes sous son regard multicolore avant de s’immobiliser telle une poupée de chiffon. Cette approche semblait la sidérer au point de provoquer des actes inhabituels chez sa personne. Des curieux lancèrent quelques regards, mais son don de suggestion leur intima d’aller voir ailleurs à coup de pelle en pleine figure. Un moment de silence s’imposa pendant que son interlocutrice semblait attendre une réponse rapide. Plaçant ses mains sur son cœur aux cicatrices imposantes, elle tenta de parler une première fois : un échec. Aucun son ne put quitter ses lèvres. Encore éprise de son étonnement, les mains de Kara tremblèrent de nouveau lorsqu’elle reprit la main de l’autre mutante – et sa pression demeura d’une délicatesse incroyable.


« Merci… Vraiment, merci… »

La seconde suivante, la jeune femme s’immobilisa et trembla de tous côtés. Quelque chose, une force, la saisit. Reculant d’un pas, son regard scindé de couleurs multiples redevint violet avant d’arborer un blanc synthétique – même ses pupilles disparurent. Sa silhouette assise chavira vers l’arrière pendant que des tremblements attaquèrent ses membres. Son pouvoir se désactiva, ce qui engendra un mouvement de curiosité chez les spectateurs. Les êtres humains se réveillèrent avec une migraine, avant de chercher un coupable en raison de leur état. La jeune Killgrave tourna sa tête de gauche à droite; recevant une quantité d’information épouvantable : « Shallah, Rose, Connor, Jamie, Joe… » Prononça-t-elle à moult reprises avant de clore ses paupières pendant la bagarre épique des deux combattantes. La foule ne put s’empêcher de reporte leur concentration sur l’événement de la soirée qui prenait goût au fil du temps passé. Kara eut plusieurs spasmes importants tout en conservant une poigne de fer sur la main tendue de celle qui fut jadis son interlocutrice. Quelqu’un ou quelque chose lui adressait un message indescriptible pour autrui – même une télépathe. Seuls des images tragiques de femmes violentées persistaient, et des visages différents – tous violacés- prononçaient une phrase sans son. À cette minute, une mèche de sa chevelure imposante et infiniment longue devint blanche à son tour. La mutante tenta de retrouver sa conscience, mais reçut bien malgré sa résistance le message qui lui était destiné : « Rejoins-nous, chère sœur… Nous sommes une famille… Nous devons être ensemble… » À la suite de ces mots expéditifs prononcés par une voix masculine, les mêmes prénoms furent prononcés de nouveau.  Cet événement ne dura qu’une minute.

Un réveil spontané l’accueillit devant une autre mutante dont l’allure l’ensorcelait. Damoiselle Killgrave observa son interlocutrice, qui n’était pas influencée par sa malédiction et qui n’avait pas manifesté cette attaque psychique à son égard. Démunie d’une barrière psionique, la mutante battit des cils longtemps avant de se redresser sur ses talons. Or, son équilibre faillit. Cette dernière chancela en direction de son âme bienfaitrice. Sa tempe embrassa la sienne avant de se retirer avec une timidité évidente. La mutante dont la chair violette se révélait davantage d’une seconde à l’autre lâcha la paume de l’inconnue : « Votre offre est acceptée. Quittons ces lieux néfastes… » D’un geste cérémonieux, Kara prit les devants et sema un chemin au travers de la foule qui se séparait selon sa volonté – ne laissant aucun choix à sa consœur mutante en saisissant sa main de nouveau. Ses bottes hautes à talons claquèrent le sol cimenté tandis que Kara insistait à l’inconnue de la suivre. Sans lui avoir adressé la parole plus d’une fois, la violette avait le sentiment de faire affaire avec une vieille connaissance : « Je veux être seule avec vous. Vous m’avez trouvé. Comment avez-vous fait? » Elle s’arrêta devant les gradins au premier rang, attendant  une réponse avec – presque, une quasi – impatience.

Sa tête se détourna de la sienne, apercevant la serveuse qui était la nouvelle victime de Kara. Elle leur emmena des verres aux couleurs tropicales avant de retourner à ses vrais clients. Son regard semblait hypnotisé par la jeune Killgrave qui lui donna un pourboire appétissant. Retrouvant ses pupilles, le regard de Kara afficha un indigo entrelacé de cyan. Sa bouche vêtue de rouge flamboyant formula d’autres interrogations :
« Votre présence m’intrigue. J’ai de la méfiance devant une femme d’une telle beauté. »

Sa formation de danseuse classique ne l’avait jamais privé de manifester son admiration devant l’esthétique d’une autre femme. En particulier, l’une qui savait la remarquer parmi une foule entière et deviner ce dont elle avait besoin pendant sa perte de contrôle. Kara libéra sa paume de la  sienne, prenant du recul et s’adossant au mur à ses côtés. Elle prit une gorgée de l’étrange breuvage, le jugeant trop glacé et abaissa son verre par la suite. Lissant les parois de sa robe courte, le satin reluisait d’un noir sensationnel. Sa main droite retira sa cape soudainement. La tenant dans une poigne faible, la mutante la laissa traîner au sol un instant : « Attrapez-moi si vous pouvez! » Le vêtement fut lancé envers son interlocutrice, pendant que damoiselle Killgrave prenait la poudre d’escampette.



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Lun 15 Oct - 2:53
Minds & KagesAnd I sat alone in bed till the morning and crying "they're coming for me". And I tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.Némésis ne comprit pas grand chose.

Tout d'abord, son interlocutrice semblait être soulagée. Ou du moins, reconnaissante. Elle n'en savait trop rien, elle était bien trop occupée à l'observer. Des larmes coulèrent sur les joues pourpres de la jeune femme, et elle rétablit le contact physique perdu quelques secondes avant. Cela la déchira, d'une certaine manière. Sa souffrance était palpable et Némésis aurait aimé en connaitre les raisons. Lire ses pensées lui paraissait cruel, surtout qu'elle était presque sûre que la jeune femme le sentirait, la repousserait. Elle perdrait alors ce début de confiance qu'elle avait réussi à obtenir, ce qui n'était pas son but bien loin de là.

L'inconnue retira son masque, sa cape, ce qui plu à la brunette qui lui faisait face. Elle n'aimait pas beaucoup que l'on se dérobe à son regard, même si c'était ce qu'elle faisait pour ainsi dire, tout le temps. Ses yeux étaient étranges, incroyablement étranges, mais dans le bon sens du terme. Némésis n'eut pas le loisir de beaucoup les observer puisque sa nouvelle amie entra dans une quasi transe en l'espace d'une minute. Elle comprit alors que la mutante était en train de libérer les spectateurs de son emprise lorsqu'elle prononça leurs noms. Troublant, ce fut le mot qui lui vint à l'esprit. Troublant, fascinant même. Elle se demandait comment il était possible de gérer un tel pouvoir, de le contenir. Cela devait être affreux.

Elle la réceptionna lorsque épuisée, la demoiselle s'écroula sur elle. Une forte envie de la protéger s'empara alors de Némésis, elle avait envie de comprendre. De comprendre ce qui avait pu la mettre dans cet état et de l'aider. C'était rare de voir de tels élans mais cette mutante la touchait plus qu'elle ne le voulait bien l'admettre. C'était assez étrange, elle se retrouvait en elle mais pensait aussi à sa petite soeur. Sa petite soeur... elle ne se souvenait même plus de son visage. Sans doute n'avait-elle jamais existé, sans doute n'était elle qu'une invention de son esprit torturé lors de ces longues années de solitude.

Némésis n'eut rien le temps d'ajouter après que la jeune femme ait acceptée son offre, elle était déjà en marche vers la sortie ou du moins, vers des cocktails. Némésis observait silencieuse l'étendue du pouvoir de sa compagne, presque religieusement. Elle trouvait ça à la fois incroyable et terrifiant. Elle ne savait pas comment l'étrange spécimen qui se tenait devant elle faisait pour vivre. Elle avait de bonnes manières, une bonne éducation donc. De telles manières étaient étrangères à Némésis qui ne s'était jamais préoccupée de ce genre de choses. Elle n'en avait jamais eu l'occasion, jamais eu le besoin.

Et au fond, elle s'en moquait un peu.

La violette s'arrêta d'un coup pour lui poser une question, une question à laquelle elle ne savait comment répondre. Elle devinait un peu de suspicion derrière son interrogation, ce n'était pas totalement injustifié. Cela l'effraierait sans doute un peu si quelqu'un venait la secourir d'une manière semblable à la sienne.

- Je suis télépathe. J'ai remonté le lien vers toi.

D'eux, vers elle. Elle ne précisa cependant pas, elle était certaine que Kara comprendrait. Elle devait connaitre toutes ces choses sur lesquelles il n'y avait pas besoin de mettre des mots. Ça se ressentait, c'est tout. Il n'y avait pas d'explications logiques, scientifiques. C'était simplement quelque chose qui se sentait au plus profond de soi, de la poitrine.

Elle suivit la jeune femme qui s'arrêta une nouvelle fois, celle-ci pour utiliser son don sur une serveuse, qui leur apporta des boissons très... colorées. Némésis espérait que ce n'était pas trop alcoolisé, elle n'avait pas l'habitude de boire et préférait garder les idées claires. La brune trempa les lèvres dans le liquide glacé, ce n'était pas désagréable, bien au contraire. Elle en prit une gorgée et faillit l'avaler de travers en entendant sa compagne la complimenter. Elle n'en avait pas l'habitude, bien loin de là. Elle même ne se considérait pas d'une grande beauté. Elle trouvait d'ailleurs que la mutante qui lui faisait face en était d'une bien supérieure, une fascinante. Étrange, captivante. Des traits parfaits et des couleurs atypiques, mais harmonieuses. Magnifiques.

Quant au fait qu'elle ressentait de la méfiance envers elle... elle n'était pas sûre que ce soit uniquement lié à son physique. Elle comprenait cette méfiance, et voulait qu'elle s'évapore de tout son être. Elle s'apprêtait de nouveau à répondre lorsque la mutante lui balança sa cape avant de partir en courant.

Alors ça, elle ne s'y attendait pas.

Némésis avait rattrapé la cape par automatisme, abandonnant son verre qui s'était lamentablement brisé sur le sol de la salle. Le bruit avait été étouffé par ceux de luttes, par les conversations et les encouragements qui fusaient dans toute la pièce.

Mais là où il y avait le plus de bruit, c'était dans la tête de la brune.

Elle ne comprenait pas, et Kara s'était volatilisée. Avait-elle cru qu'elle était une ennemie ? Qu'elle la connaissait et voulait lui faire du mal ? Qu'elle avait été envoyée par quelqu'un ?

Elle ne comprenait pas, et à la fois elle comprenait.

Cette jeune femme devait être persécutée, elle avait du prendre peur. Ou alors souhaitait-elle simplement jouer ?

Non. Finalement, elle ne comprenait pas.

Némésis serra la cape dans sa main, tenta de retrouver la présence psychique de l'étrange mutante. Elle l'avait perdu, mais savait pouvoir la retrouver. Elle ferma les yeux, la cherchant à travers toutes ces pensées, toutes ces personnes. Elle les rouvrit. Tenta d'apercevoir sa chevelure pourpre.

Elle voulait comprendre.

Alors elle la vit, un peu plus loin. Elle n'avait pas encore quitté la salle. Némésis s'approcha d'elle. Un pas. Deux pas. Trois.

Ça y est. Elle l'avait trouvé.

- Je ne te veux aucun mal. Tu n'as pas à fuir avec moi.

C'était vrai. Naïvement vrai. Elle n'avait aucune raison de la croire mais pourtant, c'était la vérité.

- Je sais ce que tu ressens, c'est pour ça que je suis venue à toi. Pour ça et rien d'autre. Je ne sais rien de toi. Laisse moi te parler je t'en prie.

Némésis fronça les sourcils, tentant d'amplifier la portée de ses mots alors qu'ils n'était pas prononcés. Simplement murmurés, à l'aide de son don. Elle espérait qu'elle entendait, qu'elle lui pardonnerait cette intrusion.

- Tu ne te sens pas seule parfois ? Moi aussi. Soyons amies.

Elle ferma de nouveau les yeux, soudainement triste. Elle se sentait seule. C'était si dur de le penser réellement, de le dire à quelqu'un même si ce n'était que par pensée.

- Je m'appelle Némésis, et toi ?

Elle avait eu envie de lui dire son véritable nom, celui que personne n'avait encore jamais entendu. Mais c'était trop tôt, bien trop tôt. Elle avait la sensation de jeter une bouteille à la mer, elle espérait qu'elle parviendrait à sa destinataire.
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Mer 17 Oct - 9:32
Némésis Fallen & Kara Killgrave


Minds & Kages

Hell's Kittens- Unknown

L’obscurité envahissait son crâne pendant que la jeune mutante refusait de contrôler chaque âme qui se portait à sa proximité. Elle savait pourtant que le contact avec son épiderme, ses paroles, ses pensées permettaient d’être contaminé par sa malédiction. Et ce manège durait depuis le jour ou un couteau fut planté dans sa poitrine. Mettant une distance de vingt mètres entre elles, Kara s’arrêta derrière une estrade et s’adossa au mur.. Un flocon de neige; une étoile filante; une idylle qui l’illuminait; une Némésis – dont chaque facette semblait l’angoisser au point de lui faire douter de sa présence au cœur de cette réalité. La jeune mutante croyait à une hallucination, désira la fuir avant de s’y attacher. Tous ses proches subissaient la mort tôt ou tard. Éviter était sa seule réponse devant l'aide, l’amitié et l'affection la plus simple.

C’est alors que la femme aux cheveux sombres afficha sa présence. Kara eut le réflexe de reculer en se retournant, mais se rappelait avoir accepté son invitation instinctivement comme si elle était déjà dans sa tête. Le souvenir de Mélanie la hanta de pratiquer ses bonnes manières, et particulièrement cette détresse au fond de son âme qui transpirait partout où elle s’aventurait. Redressant son visage violet en direction de Némésis, dont le prénom l’ensorcela par sa symbolique; elle libéra des pensées de son coffre-fort :
« Jouer à cache-cache sera splendide avec vous, mademoiselle Némésis! » Un silence lourd. Ses mains prirent celles de sa comparse. Leur gestuelle montrait de la délicatesse, de la grâce et un avant-goût de leur affection. Une attitude qu’elle n’avait pas ressortie depuis la nuit des temps. Percevoir ses mots fut difficile, mais elle l’encouragea à parler fort, à s’affirmer dans sa tête. Devant ses paroles réconfortantes, sa main ne put se retenir de reprendre sa cape afin de l’enfiler et de dissimuler une partie de son visage sous sa capuche. Or, son regard se planta dans le sien – et son expression se révélait attendrie par une telle initiative : « Je me nomme Kara Killgrave… »

Elle ne put retenir sa pensée suivante lorsqu’elle remarqua que sa nouvelle amie avait échappé son verre : cette promesse de prendre de l’alcool ensemble demeurait présente. Il manquait aussi d’un brin de provocation et d’amis ailés. De plus, la violette ne pouvait s’empêcher de regarder son visage. Ce dernier l’appelait ou plutôt lui montrait une belle jeune femme dans la fleur de l’âge dont chaque facette créait de la curiosité entrelacée de passion chez elle. Ses joues devinrent bleutées lorsque Kara se rappela que Némésis, qui venait de lui annoncer son don de télépathie, l’écoutait au moment même. La timidité la saisissait, alors que ses mains se plaquèrent sur ses tempes. « Vous connaissez ma condition… Je ne suis pas accoutumée à entretenir des conversations. Je vous présente mes excuses les plus sincères. » Une nouvelle invitée se joignit à leur duo. Son ombre fut précédée par le bruit de ses talons hauts – qui mesuraient vingt centimètres.

Il s’agissait d’une femme aux cheveux courts qui leur apportait un plateau de différents breuvages alcoolisés. Elle portait un jeans, mais le haut de son corps demeurait complètement nu. Ce qui était le plus choquant, c’était cette poitrine refaite au bistouri -  sa silhouette gigantesque qui menaçait de vous sauter en pleine tronche au moindre pas. De plus, un perroquet perché sur son épaule chantait les slogans du club dans une cacophonie des plus ridicules : « Kiss! Kiss! KAGE FIGHT KLUB! LADIES ONLY! Drink or Die! Cookie, me want a cookie! » Sans leur poser une seule question, la serveuse déposa le plateau dans les mains de Kara qui manqua l’échapper et reçut un sein en plein visage. Un mouvement de stupeur la frappa soudainement quand son visage pourpre s’empara d’un bleu azur très perçant au niveau des tempes. Ses yeux arpentaient le sol dans le désir de s’évader. Leur invitée surprise repartit aussitôt, alors que son regard semblait totalement absent. Cette rencontre semblait ne s’être jamais déroulée. Son retour dans la foule s’avéra arrosée de sifflements.

Déposant avec maladresse le plateau sur une planche de bois cloutée au mur adjoint à elle, Damoiselle Killgrave déposa un cocktail au contenu d’un mauve fluorescent dans la main droite de la télépathe en insistant paisiblement. La violette prit le même breuvage, avant de cogner délicatement son verre au sien :
« Un toast à Vous… » Un sourire coquin entremêlé d’une énorme gêne décora les commissures de ses lèvres. La violette se pencha lentement vers le tympan gauche de son interlocutrice, et murmura : « Et aux seins libres. » Sur ce, elle cala trois verres d’alcool d’affilée sans prendre une minute entre chaque. Sa capuche retomba vers l’arrière, dévoilant des tempes encore en feu. Ses paumes abandonnèrent leur idylle alcoolique momentanée avant de voler les mains de Némésis.

La faisant tourner une fois puis deux, un sourire discret bordait son faciès. Son cœur semblait si léger, ses pensées virevoltaient comme des paillettes. Sans l’ombre d’un rire, la mutante osa même déposer son index sur le nez de sa comparse. Elle ne put s’empêcher de lui dédier ce qu’elle songeait :
« Mademoiselle Némésis, à partir de cet instant, je promets de vous harceler tous les jours de votre vie! » Oui, Kara Killgrave possédait un point en commun avec son paternel vis-à-vis de ce sujet. L’intensité de ses émotions était percutante : de même que chacune de ses expressions était suivie de gestes simples vibrant d’amitié, d’un bri de bonheur. C’était un sentiment qu’elle avait oublié : la liberté de choix, la sienne, l’aisance de laisser son esprit divaguer en présence d’autrui. Et, pour cette permission rarissime, Kara tenta d’étouffer ses larmes qui coulèrent jusqu’à sa nuque bien malgré elle.

Aucun mot ne put sortir de ses lèvres, et même le fil de sa pensée se vida de nouveau. L’apathie l’accompagna, la saisit au creux de ses bras et l’empêcha de pouvoir savourer le moment. Un éclair dans son crâne. Un brûlement au thorax. Une lame dans son cœur, dans celui qu’elle croyait posséder. Kara s’écarta d’un pas vif, cachant son visage de ses avant-bras. Sa respiration devint difficile, tandis qu’elle tenta de se calmer aussitôt. Sa malédiction, sa maladie dormait. Les consommations alcoolisées avaient éteint cette frayeur permanente, tandis que son âme se battait pour la laisser tranquille.

Cette lame dans son for intérieur, cette déchirure permanente volait son état volage en lui redonnant des allures obscures. Les pieds de damoiselle Killgrave reculèrent une fois de plus, à la limite de fuir cette hallucination une fois encore. L’intimité de cette conversation l’avait ému en profondeur : Némésis semblait honnête, une âme riche à découvrir. Certes cette dernière avait éveillé sa phobie d’aimer, de s’attacher, de créer des liens avec qui que ce soit – même le facteur et le livreur de pizza. Et cela, glaçait le sang violacé de la jeune Killgrave.




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Dim 21 Oct - 18:00
Minds & KagesAnd I sat alone in bed till the morning and crying "they're coming for me". And I tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.Némésis soupira, grandement soulagée en voyant Kara revenir. Elle avait entendu, et elle n'était pas partie.

Bien.

Némésis s'était attachée à cette inconnue. Sans trop comprendre pourquoi, sans trop savoir comment un lien indéfectible s'était crée entre elles. Elle savait ce qu'elle vivaiti. Du moins en partie. Elle aussi savait ce que c'était de souffrir de son don, de ne pas savoir le maîtriser, de ne pouvoir communiquer sans recevoir toutes les pensées de son interlocuteur en même temps. Ça pouvait paraître intéressant comme ça, mais ça ne l'était pas. C'était douloureux, de connaitre ce que tout le monde pensait. Ça l'avait conduit à l'isolement durant de nombreuses années et elle venait simplement de commencer à s'ouvrir, elle en tant que personne. Au début, c'était simplement son personnage qui la guidait. Et même en tant que Némésis, il lui arrivait parfois d'être maladroite dans ses mots. Cette maladresse s'était évaporée avec le temps, et maintenant, Nyx faisait de rapides apparitions dans la vie de Némésis. Comme ici, où chacun de ses gestes, chacun de ses mots étaient les siens et non ceux d'une jeune femme inventée de toutes pièces par une organisation criminelle.

- Enchantée Kara. Ne t'inquiète pas, je ne t'en veux pas.

Elle ne lui en voulait pas le moins du monde. Elle comprenait encore une fois. D'ailleurs elle avait renoncé depuis longtemps à lire dans ses pensées, ne jugeant pas ça poli du tout. Elle avait donc fait un effort surhumain pour sortir de la tête de Kara, et n'avait pas entendu sa remarque sur son physique qui avait tant gêné la jeune femme.

Et puis elle percuta sur un point.

Kara Killgrave...

Killgrave. La fille de l'Homme Pourpre. Elle comprenait beaucoup mieux d'un coup.

Elle avait entendu parler de ce tristement célèbre criminel. Son don de suggestion, il avait du être transmis à Kara. C'était logique maintenant qu'elle le savait, et elle avait un peu honte de ne pas avoir fait le lien avant. Elle n'en laissa pourtant rien paraître, après tout on ne choisissait pas ses parents, et fut tout aussi surprise que sa nouvelle amie lorsqu'elle se prit un coup de sein. C'était bien la première fois qu'elle voyait une telle chose. Elle aurait probablement disputé la coupable si elle n'avait été... sous le choc.

Ce qui ne l’empêcha pas de prendre le verre que lui tendait la Killgrave avec un grand sourire amusé.

- Oui on peut dire ça...

Elle but en même temps que sa compagne, moins qu'elle cependant. Némésis fut largement impressionnée par la quantité d'alcool que la jeune femme pouvait ingurgiter sans tomber. Ce n'était pas son cas. Alors elle but un verre de moins, ce qui suffit pourtant à la mettre de très bonne humeur.

De très très bonne humeur.

À vrai dire, Némésis ne buvait pas beaucoup et elle avait plutôt l'alcool mauvais. C'était donc un miracle qu'elle n'ait pas encore fondu en larmes après avoir ingurgité deux verres de ces cocktails très étranges. C'était sûrement la joie de Kara qui était entraînante et qui poussa Némésis à la suivre dans sa danse improvisée. À deux pas d'elles, une violence inouïe s'emparait de la cage alors que la mutante pyrokinésiste achevait son adversaire.

Et elles, elles dansaient.

Némésis trouvait la candeur et la joie innocente de Kara tout à fait rafraîchissante. En fait, c'était exactement ce dont elle avait besoin dans son monde parfois un peu trop sombre. Elle était heureuse de l'avoir trouvé, et elle n'avait pas non plus envie de se séparer d'elle. Ça lui allait très bien, cette histoire de harcèlement et Némésis ne put s’empêcher de la prendre dans ses bras lorsqu'elle la vit pleurer. L'alcool, les émotions ou simplement le bonheur d'avoir trouvé une amie, elle ne savait pas trop ce qui avait provoqué les larmes de la mutante mais ne voulait plus les voir couler. Elle était originale dans son genre, mais Némésis n'était pas non plus une personne tout à fait normale et elle était trop soûle pour réfléchir réellement aux gestes qu'elle faisait.

Et puis Kara recula, sembla la proie d'une douleur infinie. Némésis ne comprit pas, une nouvelle fois. Elle pensa à une attaque mentale, mais ne pouvait deviner qui la perpétrait. Elle tenta d'appeler Kara, mais sa voix fut noyée dans le boucan provoqué par le combat et par le public. Elle en avait assez de cet endroit, et sortir était la seule solution au problème de Kara.

Si seulement il y'en avait une.

Elle la prit par le coude et ne lui laissa aucun autre choix que de la suivre. Elles discuteraient à l'extérieur, au calme, loin de cette violence et des cris des gens qui l'encourageaient. L'air glacial de la nuit la percuta à l'instant même où elle franchit les portes du bâtiment. Il faisait noir. Elle tenta de ne pas y penser, même si sa peur n'était plus celle qu'elle était auparavant. Elle ne pouvait plus craindre la nuit, elle était la nuit.

- Kara ? Est-ce que tu vas bien ?


La brune mit ses mains sur les épaules de la violette. Sa peau était encore plus fascinante à la lumière de la lune. Incroyable. Elle n'avait jamais vu une carnation aussi étrange.

- Respire avec moi.  

Sa voix se faisait un peu pâteuse à cause de l'alcool ingurgité, mais sa respiration était encore sûre. Elle inspirait, expirait, encourageait Kara à en faire de même. Réguler son rythme cardiaque l'avait toujours aidé durant ses crises de panique, et s'il s'agissait d'une attaque mentale, éloigner Kara de son agresseur était la seule chose à faire.

- Ça va mieux ?
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Mer 24 Oct - 9:19
Némésis Fallen & Kara Killgrave


Minds & Kages

Un coup de pelle règle tous les problèmes - Bibi

Un soupir suivit de culpabilité, cette amie trop présente au sein de son âme. La jeune Killgrave avait suivi Némésis sans la moindre résistance. S’évader loin en sa compagnie lui sembla un charme auquel elle ne pouvait pas résister. De courir à ses côtés en abandonnant son énième crise de panique et une foule d’étrangers. Dehors, elle sentit des mains se poser sur ses épaules pendant que son souffle saccadé témoignait de ses doutes. Une fois de plus, sa nouvelle amie la rassurait et la calmait – sa maladie et son enveloppe pourpre. « J’ai peur de créer des liens… » Avalant sa salive d’un coup sec, les yeux striés d’azur, de mauve et de rouge cerise se plaquèrent à ceux de son interlocutrice. Son faciès se releva, à la fois fier et craintif. « Mon cœur a eu assez de couteaux. » Sa veste de cuir tombait sur ses bras, un mouvement de retrait la replaça sans problème. Kara contrôla sa respiration avec la télépathe en déposant ses mains à son tour sur ses épaules. Quelques instants plus tard, un visage esquissant un sourire léger et timide lui montra une nouvelle ouverture : « Êtes-vous la lumière dans l’obscurité? Ou plutôt la nuit en plein jour? » Un rire l’accueillit quand la violette s’arrêta en crainte d’offenser Némésis : « Ou peut-être êtes-vous un soleil de minuit? Oui, vous serez mon soleil de minuit. » Ce que son interlocutrice ignorait; c’était que donner un surnom à ses bien-aimés était une habitude issue de ses compétitions de danse classique. Son sourire tirait révérence à une joie incommensurable, pendant que son anxiété s’envolait au gré du vent.

« Je vais mieux puisque vous m’avez trouvé…J’étais entourée de gens, mais j’étais toujours seule. » Par la suite, un pas l’éloigna afin de lui permettre de faire un saut à la ballerine avec un grand écart avec une grâce révoltante étant donné l’état d’ébriété qu’elle devrait ressentir. Elle conclut son acrobatie avec une révérence un bras vers l’arrière, la colonne invertébrée presque au tiers et l’autre bras pointant les étoiles. Tout en élégance, la jeune Killgrave essuya du revers de la main ses allures de fée en reprenant une posture normale.

« Accompagnez-moi! Je connais un repère secret. »

D’un entrain exubérant en prenant à son tour le coude de Némésis, la violette quitta la rue du Fight Klub Kage, descendit trois pâtés de maison et tourna à gauche dans une ruelle crade. Sous un escalier de métal, elle imiter un loup hurler à la lune avec discrétion et tapa dix fois de suite avec ses mains. L’escalier se déplia, et la jeune femme invita son amie d’une main chaleureuse à la suivre. Derrière une porte rouillée qui s’ouvrit à leur montée se trouvait un bar secret réservé aux mutants.

L’intérieur ne pouvait accueillir qu’un maximum de quarante-cinq personnes. Des rideaux de velours rouges décoraient des murs sombres aux décorations d’inspiration antique; de l’époque du nouveau gothique. Une atmosphère décontractée accompagnait la musique jazz subtile qui jouait en arrière-plan. Arrivées au comptoir, trois mutants étaient présents dans les lieux. Un couple de mutants discutait dans un coin, l’une ayant une étoile de mer dans sa chevelure rousse et l’autre qui tenait sa main lui parlait près de son oeille. Une queue de chat battait derrière lui. Kara donna un clin d’œil à sa consœur avant d’aller voir le barmaid : Solomon, son beau-frère, qui échappa le verre de vin très dispendieux qu’il essuyait minutieusement. Le saut qu’il eut fut si grand qu’il resta de longues secondes avant de bouger de nouveau.


« Je ne croyais jamais te voir ici! Je ne croyais jamais te revoir dehors… » S’esclaffa l’homme en costard noir avec une cravate rouge. Il semblait être dans la mi-vingtaine. Des cheveux courts et rebelles, noirs, et des yeux émeraude seyaient un visage émacié marqué par l’usage de stupéfiants de manière régulière. « J’exige dix Orgasmes Pourpres, Monsieur Seul-O-Mond’. » Le visage de marbre de la jeune Killgrave démontrait une apathie phénoménale après son extasie qui lui avait sied plus tôt. L’homme dont l’expression était sérieuse se détendit d’un sourire faible. « À vos ordres, ma belle-sœur adorée. » Il leur indiqua une banquette en rond dans un coin de la petite salle, et vint leur servir un plateau rempli de boissons farouches aux couleurs flamboyantes. Le barman s’excusa, et retourna exécuter ses tâches ménagères en surveillant les damoiselles du coin de l’œil. Il leur avait concocté des mélanges intéressants, dont deux verres qui portaient des flammes bleutées – s’agissait-il de fumée?

Kara prit un verre rempli d’une couleur dorée s’apparentant au sable et s’adossa à un des deux coins de la banquette en croisant ses jambes vers la droite. Buvant trois gorgées de son verre, sans sembler réellement affectée par l’alcool, un talent caché et inavoué par elle-même, une voix douce et endeuillée s’exprima :
« Il est le petit frère de mon ex-mari non légal décédé. Il s’appelle Solomon. Mais, je ne le vois jamais. » Un voile de tristesse grisâtre traversa son regard enflammé d’un lilas se cassant au bleu poudre. « Je suis curieuse à votre sujet, Mademoiselle Némésis. » Un silence, une apparence incassable lorsque Kara tourna quelques fois son verre en dévoilant un autre de ses sourires si rares. L’effet du psychostimulant semblait lui donner une fausse confiance en elle-même et un excès d’honnêteté voracement cruel. Elle passa ses mains dans ses boucles violettes aux reflets bleutés; leur longueurs tombaient autour d’elle telles des rideaux sur le cuir du siège. Ses cheveux devaient lui arriver à la mi-cuisse à ce stade.

Achevant son verre, elle s’empara d’un pichet gigantesque rempli de liquide noir. Pendant ce temps, au bar, le dénommé Solomon accueillait une nouvelle cliente aux tatouages celtiques. Il lui servit un demi-melon rempli vodka. Elle y enfonça son visage afin de le boire. Killgrave montra des yeux étonnés avant de les détourner vers Némésis. La jeune femme songeait légèrement à Thomas, à ses derniers mots et aux nouvelles fatidiques qu’elle n’avait pas annoncées à Solomon ou qui que ce soit en vérité. Chassant ce qui la tracassait du revers de la main, les images de son attaque mentale lui revinrent et son regard sévère bifurqua vers le mur derrière la télépathe. Ce dernier arborait des avis de recherches, des récompenses et des avertissements divers. L’un d’eux était une photo de Zebediah Killgrave, vivant, mort ou castré pour un prix faramineux.


Ce fut à ce moment qu’une série d’alliances sortirent du décolleté de la violette qui n’y porta guère attention; des bagues de fiançailles modestes accompagnées d’alliances avec des médailles de prisonniers en métal – un peu comme celles des soldats. Le barman revint avec dix-neuf verres d’eau colorés de violet – cela devenait une vraie farce. « Belle-sœur adorée, tu ne m’as pas présenté la belle dame qui t’accompagne. » Kara Killgrave fut sur pieds d’un mouvement sec, et jeta au visage du garçon le verre qu’il venait de lui servir. « Non. Juste non. » Un air désinvolte, et les yeux électrisés, leur barman retourna à ses corvées en sifflant. La violette croisa ses bras en jetant un regard narquois et moqueur au coupable : « Mademoiselle Némésis, avez-vous un conseil pour gérer les suicidaires? » C’était une question à double sens, littéralement.




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Sam 27 Oct - 0:22
Minds & KagesAnd I sat alone in bed till the morning and crying "they're coming for me". And I tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.Kara semblait se calmer et confiait à sa nouvelle amie ses craintes. Némésis sentit alors une pointe de culpabilité s'éveiller en elle, sachant très bien qu'elle ne pourrait jamais être réellement sincère avec la mutante. À vrai dire, elle non plus n'était censée s'attacher. Pourtant, passer dix ans coupée du monde extérieur lui avait donné envie d'aller vers les autres, et pas seulement pour obtenir des informations. Elle avait encore un peu de mal à s'en rendre compte, mais c'était la vérité. Némésis recherchait l'affection des autres, sans cesse. Et elle ne l'assumait absolument pas. Alors quand la jeune femme lui posa cette question très étrange et étonnement cohérente avec qui elle était... elle ne put s'empêcher d'émettre un léger mouvement de recul. La nuit en plein jour ou bien la lumière dans l'obscurité... une très bonne question, qu'elle se posait parfois elle-même. Jamais trop longtemps cependant, elle n'aimait pas beaucoup réfléchir à ses actions. Elle préférait les ignorer en général, ça lui épargnait bien des maux de tête.

- Et bien je...

Heureusement, Kara la coupa dans sa pitoyable tentative de plaidoirie et conclut qu'elle serait son "soleil de minuit". Parfait. Ça lui allait très bien ça. Ça lui évitait de se lancer dans un discours pseudo philosophique à propos de l'effet qu'a la lumière sur l'obscurité ou une autre connerie du genre. Oui, ça lui allait très bien.

Ce qui suivit la toucha, elle ne pensait pas un jour avoir un tel impact sur quelqu'un. Puisque... ce que sous-entendait la Killgrave... c'est qu'elle ne l'était plus désormais ? Pas vrai ?
La jeune femme fit ensuite un bond dans l'air qui manqua d'étourdir Némésis. Déjà qu'elle n'était pas des plus gracieuses lorsqu'elle était sobre, après trois cocktails la brune était bien incapable de marcher droit. Alors faire ce genre d'acrobaties... c'était presque un miracle à ses yeux. Elle resta un instant pantoise en se demandant ce qui il y avait derrière ce tour de magie mais ne put le faire longtemps puisque Kara l’entraînait maintenant ailleurs. C'était une jeune femme fort étrange qu'elle accompagnait, elle en avait conscience malgré son fort taux d'ébriété. Étrangement incroyable.

Alors elle la suivit, jusqu'à ce fameux repère secret. Elle manqua de s'étaler par terre trois fois, soit parce que le sol tournait trop soit parce que son talon s'était pris dans une crevasse sur le trottoir ou... elle n'en savait rien. Ce n'était pas dans ses habitudes de boire autant, elle n'aimait pas avoir l'esprit embrumé. Elle avait découvert l'alcool et ses propriétés magiques en même temps que le reste, il y a deux ans, et ne s'en servait que très rarement. Elle en prenait souvent pour s'aider à dormir, mais ne se rendait jamais malade. Alors être dans cet état, c'était à la fois nouveau et terriblement excitant.

Némésis s'accrocha pourtant à Kara comme à une bouée et ne put s'empêcher de glousser un peu, étrangement joyeuse. C'est que c'était drôle tout de même de se retrouver à moitié ivre à gambader dans les rues de New-York accrochée à une parfaite inconnue.

Non ?

Non. Mais en tout cas, ça lui faisait plaisir de s'être fait une nouvelle amie qui semblait avoir des cicatrices aussi profondes que les siennes. Peut-être même plus.

Elle la suivit alors dans cet étrange endroit dissimulé aux yeux de tous et dont le code secret pour y entrer la fit beaucoup rire. Elle s'extasia un long moment à moitié hilare sur les talents de Kara pour imiter les loups avant d'entrer. La rue était loin d'être un coupe-gorge mais n'était pas la plus propre de New-York, Némésis en était persuadée. Alors elle ne traîna pas trop, même si elle n'avait aucune idée d'où elle mettait les pieds et même si l'aspect plutôt vétuste des escaliers qu'elle montait commençait à l'effrayer un peu. Pourtant, la porte s'ouvrit sur un lieu des plus charmants, où une jolie musique était jouée et eut pour mérite de calmer l'euphorie de Némésis. C'était un très bel endroit, visiblement réservés aux mutants qui n'étaient d'ailleurs pas très nombreux ce soir. Némésis se laissa de nouveau entraînée par sa comparse et appris au terme d'un rapide échange entre le barmaid et Kara, que celle-ci était la belle-sœur du premier.

Ah et, qu'elle venait de commander "dix Orgasmes Pourpres". La brune n'avait aucune idée de ce que c'était, mais le nom l'intrigua.  

Elle apprit aussi que Kara ne sortait pas souvent, ce qui ne l'étonna pas. Après tout, la jeune femme était violette, ça ne devait pas aider pour créer des liens. De plus, elle possédait un pouvoir qui semblait plus l'handicaper que réellement lui rendre service. Il était compréhensible qu'elle ne sorte pas souvent.

Les deux jeunes femmes partirent s’asseoir sur une banquette, l'une en face de l'autre, ce qui contribuait à rendre l'ambiance chaleureuse. Kara lui donna alors des explications qu'elle n'avait pas demandé et n'aurait jamais exigé. C'était son histoire personnelle, et même si Némésis voulait en apprendre plus sur la mutante, elle n'aurait jamais risqué de lui faire de la peine. Mais elle lui expliqua, et Némésis la considéra un moment d'un air grave avant d'acquiescer. Ça avait l'air de lui peser, ce qui était plutôt normal. Mais ça semblait être autre chose, presque un secret qu'elle dissimulait. Et la brune s'y connaissait en secrets.

- Si je peux faire quoi que ce soit...

Elle en doutait, mais sait-on jamais. Autant proposer son aide lorsqu'on ne peut rien faire d'autre. Kara l'interrogea ensuite sur elle, terrain miné sur lequel elle n'aurait pas du s'aventurer en étant aussi alcoolisée. Cela ne l'empêcha pas d'imiter sa compagne lorsqu'elle prit un verre. Elle sirota le sien distraitement, réfléchissant à sa réponse.

- Oh moi... j'étudie la psychologie et... je viens de l'Ohio.

Des conneries, toujours les mêmes. Sauf que d'habitude, elle y mettait un peu plus de volonté. Elle n'avait pourtant pas la force de mentir convenablement après avoir ingurgité tant d'alcool. Kara devrait se contenter de ces maigres informations, car la brune n'en dirait pas plus. Pas ce soir, pas si tôt, pas ici. C'était déjà une folie de ne faire que penser à révéler sa véritable histoire. Elle suivit le regard de Kara et vit la mutante en train d'engloutir un demi melon de vodka. Bien. Étrange, mais se retrouver là l'était aussi. Cela fit rire Némésis qui jeta un regard complice à sa compagne. Cette dernière s'était visiblement déjà détournée de l'attraction de la soirée. Une nouvelle fois, Némésis suivit son regard et tomba nez à nez avec un portrait du père de la jeune femme. Elle ne devait pas beaucoup l'apprécier, au vu de la tête qu'elle faisait. Certaines auraient fondu en larmes en voyant la vie de leur père mise à prix. En même temps, elle se doutait bien que l'Homme Pourpre n'avait pas été pas été le meilleur des paternels...

Et puis une nouvelle interruption, encore une. Cette fois c'était le beau-frère de Kara qui venait réclamer l'identité de Némésis. Encore un qui la trouvait belle. Elle ne comprenait pas.

Elle n'était pas belle. Bon sang. Bon c'est vrai qu'elle avait fait quelques efforts ce soir mais...

Et puis Kara le chassa, plutôt violemment. Némésis ne comprit pas. Elle lui fit savoir en dardant sur elle des yeux à la fois étonnés et... confus.

- Qu'est-ce que...

Et sa question, encore plus perturbante.

- Je...

Pauvre Némésis, ivre, désorientée, et contrainte de répondre à une question dont elle n'avait pas la moindre idée de la réponse.

- Je pense que les personnes souhaitant vraiment mourir, le feront coûte que coûte. Il n'y a donc aucun conseil à leur donner.

Elle n'avait aucune idée du pourquoi elle répondait à cette question et s'en fichait un peu au fond. Elle ne pouvait que peu réfléchir et était condamnée à être honnête.

- Les gens qui se suicident... n'ont plus aucun espoir concernant l'avenir. Ils sont brisés. Physiquement, mentalement. Ceux qui y pensent... et bien c'est différent...

Elle y avait pensé, quelques fois. Lorsque les muscles fatigués, l'esprit affaibli à force de l'user inutilement en attaques mentales, la tête douloureuse de sa dernière opération. Lorsque la solitude lui devenait insupportable. Elle avait alors considéré la mort comme une alternative tout à fait correcte. Mais jamais elle n'avait essayé. Jamais. Parce que Némésis espérait encore et espérerait toujours tant qu'elle avait une raison de le faire. Et même après, elle ne pensait pas que quoi que ce soit pouvait la tordre, la ravager au point de se donner la mort. Elle n'y croyait pas, avait attendu trop longtemps pour pouvoir vivre.

- Ceux qui ne font qu'y penser ont encore de l'espoir. Alors je leur conseillerais de se demander d'où il vient.

Elle lui fit un sourire timide, presque embarrassé et se cacha derrière sa coupe en prenant une autre gorgée.

- Pourquoi cette question ? Le sujet te concerne personnellement ?

Elle ne l'espérait pas, mais comprendrait que ce soit le cas. Elle comprendrait, et ferait de son mieux pour lui montrer à quel point la vie pouvait être extraordinaire. Autant qu'elle pouvait être cruelle à vrai dire.
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Dim 28 Oct - 21:18
Némésis Fallen & Kara Killgrave


Minds & Kages

Sleeping alive, dying at birth, breathing fire and drowning in my own blood- A

« Une psychologue? Alors, je prendrai rendez-vous toutes les semaines avec votre belle personnalité. » Un sourire sympathique trahit le doux faciès froid de la jeune femme qui s’accouda à la table en laissant ses pieds se balancer doucement. « Le suicide, je l’ai essayé. Mais, un héros sorti de sa promenade nocturne m’a sauvé de la noyade. » Un silence lourd s’ensuivit. Des iris striés de torrents colorés la fixèrent. Ses bras se croisèrent, un signe visible de renfermement.

« Voyez-vous, je n’aime personne dans cette vie… Je dois vivre chez moi enfermée, car la terreur de faire du mal à qui que ce soit m’empêche de profiter de ma propre existence. De plus, ressembler à une créature fantastique issue du Seigneur des Anneaux me vaut toutes les réactions possibles des êtres humains – et de la plupart des mutants. »

La jeune femme enchaîna cinq verres d’eau bleutée puis reprit un autre cocktail excentrique. « Vous êtes un trésor à mes yeux, une Grâce, un miracle dans cette réalité si terrible à mes yeux. » Se redressant debout, ses talons marchèrent paisiblement jusqu’à la banquette géante de Némésis ou elle y prit siège en lissant les plis de sa robe.

Ses boucles violacées aux reflets bleu nuit furent secouées de gauche à droite, tandis que Kara constatait avec peine tout ce que son interlocutrice semblait ignorer.
« Très cher Soleil de Minuit, vous êtes la deuxième et l’unique en vie avec qui je peux avoir une conversation sans calculer chaque mot qui afflue ma pensée ou ma voix. » Elle recourba ses épaules, et ressentit le vent glacial de l’extérieur en reconnaissant le mouvement des rideaux lorsque de nouveaux arrivants rentraient. « Deux fois, suis-je revenue de l’au-delà? Quitter le paradis afin de retrouver l’enfer de la réalité. Je suis prise en otage à l’intérieur de ce vaisseau. » dit-elle en posant ses mains sur ses épaules, délivrant un air interrogateur à son interlocutrice. Pendant ces phrases pseudo-philosophiques imbibées d’eau-de-vie, trois mutants aux styles rebelles s’avancèrent vers le comptoir de Solomon.

Le plus beau d’entre eux, dont les jeans déchirés par les batailles et les cheveux mi- longs couvraient la moitié du visage, darda des yeux éteints sur la violette. Il s’approcha avec sensualité, prenant son temps avant de poser son bras droit sur la mutante dont la chair eut un frémissement de dégoût.
« Une vraie rareté. » Un mouvement de recul précéda une main qui tenta de l’éloigner de sa personne. « Allez-vous en! » La main libre de l’inconnu s’apposa sur sa cuisse gauche, la caressant, avant de sortir un outil de sa manche et de le planter au niveau de son soi-disant cœur, à gauche. Cependant, sa mission échoua lorsque le cœur de la mutante à droite lui ordonna de se punir. Le mutant commença à frapper son propre visage à coups de poings sanglants. Trois de ses trente-deux dents volèrent sur le comptoir du bar, pendant que Solomon l’enjambait pour se jeter devant eux. Un coup de pied au sol lança un choc électrique d’une force démesurée. Ses trois nouveaux clients parterre, le jeune homme les obligea à quitter son établissement avec d’autres chocs bleutés. Épargnées, les mutantes demeuraient l’une à côté de l’autre.

Killgrave plaça ses paumes sur l’objet qui s’avérait être une seringue. Cette dernière resplendissait d’un violet torrentiel. Les veines de la créature violette commencèrent à palper au niveau de ses tempes, alors que la jeune femme perdait de son immobilité pour se laisser choir vers l’arrière. Par accident, sa main toucha celle de Némésis. Ce qu’elle ressentait demeurait digne d’une des pires tempêtes. Sa main libre retira l’objet de verre en son sein, et reprit conscience aussitôt. Jetant l’objet dans un verre, elle continua de boire sans le moindre souci. Seuls ses yeux semblait différer de sa décision – ceux-ci miroitaient de mosaïques autant dévastatrices qu’hypnotisantes.

Du sang coula brièvement de sa poitrine ou sa main vint l’effacer. Killgrave ressentait son cœur battre très fort, la douleur psychologique et physique qui l’habitait, pendant que ses yeux suivaient son beau-frère. Une foudre surpuissante de ses paumes persécutait les malfrats qui clamaient leur innocence.  Le barman leur donna des coups qu’ils n’oublieront jamais. Revenant auprès de Némésis et de Kara, le mutant dont les yeux bleus vibraient avec une intensité turquoise les toisa :
« Madame Kara, Mademoiselle Némésis, êtes-vous blessées? » La violette esquissa un rire machiavélique, digne de l’Homme pourpre puis ramena la boisson sur ses lèvres dans un geste mécanique.
Un clin d’œil dans la direction de Némésis lui indiqua qu’elle reprendrait son enseignement. Sa respiration fut contrôlée pendant que son beau-frère déposa une main dans son dos afin de retenir son glissement. Killgrave réussit à se ressaisir lorsque son âme vacilla entre l’éveil et l’inconscient. Silencieuse, des larmes noires sortirent de ses paupières intérieures et coulèrent près de son nez. Le regard en flammes, à moitié de bronze et à moitié de forets verdoyantes, sa vue devint catastrophiques. Toutes les couleurs s’inversèrent. Et la chaleur fut la première source d’information qui parvint à la repérer.

Ses doigts saisirent Némésis de leurs pointes fragiles et fines, la frôlèrent au niveau de son avant-bras gauche avant de prendre leur retraite pour elle-même.
« D’autres drogues… » La jeune Killgrave reprit possession du bras de sa nouvelle superamie et s’exprima d’un ton empreint de frayeur : « Je crois que je vais partir… » De retour à la normale, la jeune femme s’éloigna de l’inconnue et se redressa pour retourner à sa banquette respective. Elle tremblait, et une seule lignée de sang violet s’échappa sur ses nombreux colliers. Sans adresser une seule réplique envers l’agression qu’elles venaient de recevoir, elle mijota deux boissons alcoolisées ensemble et les but sans relâche. Toutefois, les veines de son front devinrent bourgeonnées d’inflammation, visibles à l’œil nu. Leur sang devint la couleur de l’encre qui s’injecta dans les iris de Kara. Son visage se crispa de douleur.  « Mademoiselle Némésis, lisez-moi. Je vous en prie. Je vois… le schéma de l’Homme Pourpre maintenant. » Car le mal croissait en son for intérieur à une vitesse hallucinante. Il écrasait chaque fibre de son bien-être, du bonheur qu’elle vécut par le passé et l’infime branche d’espoir qui lui restait. Semblable aux vagues torrentielles d’un océan, l’encre imbiba chaque facette de sa personnalité lui donnant du fil à retordre pour ordonner ses songes.

Sans plus attendre, Solomon revint après avoir jeté dehors les malfrats employés par l’Homme pourpre. Il observa sa belle-sœur, cachée derrière des chutes de boucles violacées parler muettement aux murs près d’elle. Solomon prit les épaules de Kara et la secoua :
« Combats-le. Arrête de le laisser te contrôler. Sinon, il te dévorera. Tu ne seras plus jamais Kara, ma Kara… »

Face à ces yeux aussi opaques que l’obscurité, une mèche de sa crinière devint également noire. La jeune violette se retira de son emprise, et déposa des yeux suppliants à l’égard de la télépathe. Des membranes violettes brisèrent l’encre de son œil gauche, y déposant d’autres larmes de la même teinte.

En son intérieur, Kara Killgrave pouvait observer le plan de son père : réveiller le Mal à l’intérieur de tous ses enfants, les réunir et… contrôler le monde… tout le monde entier. C’était son désir le plus puissant, celui d’être un dieu et d’orchestrer toute l’humanité et toute l’espèce mutante…En recevant ce déferlement tyrannique dans son âme, Kara sentit à quel point son géniteur était un sociopathe sanguinaire et mégalomaniaque. Cette source pure était celle d’un manipulateur, d’un génie du Mal… Et à ce moment, elle comprit qu’il avait deviné son second plan de mettre fin à ses jours, et qu’il savait qu’il échouerait – il s’en assurerait personnellement.

L’Homme pourpre ne laisserait jamais la puissance de sa fille tomber dans l’oubli. Il voulait la rendre Maléfique – comme lui-même. Le vaccin resterait la seule arme disponible. Devant le schéma de son père, Killgrave ne put que contester de toute sa pensée. Alors que le poison du mal infiltrait son cerveau et son esprit, la violette ouvrit sa bouche et parla une fois de plus à un vide, à une hallucination. Ses lèvres bougeaient, mais aucun son n’arrivait à être formulé.
Face à ce tableau épouvantable, Solomon la secoua doucement comme s’il désirait la réveiller d’un mauvais rêve. Sans comprendre comment la sortir de sa torpeur, de sa détresse intérieure, de la prison qu’était devenu son vaisseau. Molle telle une poupée de chiffon, il l’allongea sur le banc de velours cordé, et sortit un mouchoir de sa poche afin d’en essuyer le liquide opaque, noir et gluant qui arpentait ses tempes. Anxieux, il s’apprêtait à décrocher le téléphone au mur afin de contacter les urgences. Certes il se doutait très bien qu’il ne reverrait jamais Kara s’il la laissait dans les mains du gouvernement.
« Hum, crois-tu qu’elle meurt? Devrais-je appeler les urgences? La dernière fois, elle n’était pas comme ça… » Il songea à l’aquarium quand elle était sortie euphorique de sa première dose. La seconde semblait vouloir scinder sa personnalité en deux, supplanter tout ce qu’elle était afin de devenir un chérubin du Mal.



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Ven 2 Nov - 17:27
Minds & KagesAnd I sat alone in bed till the morning and crying "they're coming for me". And I tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.C'était... un peu trop philosophique, un peu trop métaphorique pour cette pauvre Némésis. Déjà qu'elle n'était pas très douée pour comprendre ce genre de choses en temps normal, elle l'était encore moins à deux heures du matin après beaucoup trop de cocktails. Néanmoins, Némésis n'était pas idiote, du moins pas assez pour ne pas saisir le plus important du message :

Elle était triste, elle ne voulait pas faire du mal aux autres, ce qui ne l’empêchait pas d'en faire quand même. Elle ne pouvait pas avoir d'amis parce que dès qu'elle esquissait le moindre geste, ils se mettaient à faire tout ce qu'elle voulait.

Ah, et elle avait fait une tentative de suicide.

Génial.

D'un geste, Némésis balaya toutes les phrases à la con qui lui venaient à l'esprit et prit les mains de Kara dans les siennes. Elle la protégerait, elle en faisait le serment. À défaut de pouvoir veiller sur sa petite sœur, elle veillerait sur Kara.

- Écoute, je suis pas encore psy et j'ai pas d'amis. Mais toi et moi, on va devenir super copines tu m'entends ? Dès que tu sens que ça va pas, tu m’appelles et je viendrais. Parce que c'est ça que font les... les quoi déjà ? Ah oui les amies.

Sa tête. Tournait. Beaucoup trop.

- Et je veux pas que tu recommences, parce que t'es quelqu'un de bien. Et les gens biens bah... ils... doivent pas mourir. C'est pas juste. Ok ?


Dieu comme c'était pâteux, brouillon et pas du tout comme elle l'aurait aimé. Mais peu importe, cela venait du cœur.

Et ça, c'était important.

Et là, elle découvrit un truc super étrange. Chez les mutants, il y avait aussi des gros lourds qui venaient importuner les filles en plein serment d'amitié. Pourtant, elle s'était toujours imaginé que la communauté mutante était plus cool que celles des humains. Elle avait tort visiblement. Dans son état normal, elle se serait sûrement levée et aurait sûrement collé une droite à l'inconnu. Ah non, non non. Dans son état normal, elle se serait levée et aurait fait un discours long comme le bras sur le harcèlement et sur le fait qu'interrompre des serments d'amitié, c'était mal. Sauf que Némésis n'était pas dans son état normal et qu'elle avait une furieuse envie de lui coller une droite. Elle n'en eut pas le droit, et c'était plutôt une bonne nouvelle parce que le résultat aurait sans aucun doute été désastreux. Ce qui ne l'était pas en revanche, c'est que le gars s'infligeait désormais lui-même un traitement des plus... brutal. Elle n'était pas effrayée par la violence, avait souvent assisté à des interrogatoires Hydra et avait souvent contribué à faire du mal à ces malheureux. Elle était jeune à l'époque, très jeune, et ne savait pas trop de ce qu'elle en pensait maintenant qu'elle l'était moins. De toute manière, c'était trop tard et pas du tout le moment de penser à ça. Le présent était déjà suffisamment mouvementé pour ne pas remuer le passé. À vrai dire, Némésis resta statique tout du long. Elle avait un peu de mal à comprendre tout ce qui se passait et même si elle comprenait, elle ne voyait pas très bien ce qu'elle pouvait faire pour aider qui que ce soit. Alors elle restait là, à regarder cette effusion de violence et une fois que ce fut terminé, se concentra sur Kara.

Qui... faisait un truc avec une seringue...

- Hey tu...


Qu'est-ce que c'était que ça ?

Elle n'eut pas le loisir de se le demander longtemps puisqu'une nouvelle fois, la situation changea du tout au tout. Plus particulièrement, l'état de sa nouvelle amie. Némésis commençait à en avoir assez. C'était incroyable ça quand même, quand elle commençait à bien s'entendre avec quelqu'un, il y avait toujours quelque chose pour la dérangeait. Oui, Némésis perdit patience. Et même si elle était fortement alcoolisée, elle savait très bien qu'emmener Kara à l’hôpital n'était pas vraiment une bonne idée. La brune s'approcha de la violette, qui n'allait pas bien effectivement. Elle n'allait pas bien mais elle respirait et son cœur battait. Donc elle ne mourrait pas.

Ouah, elle aurait du faire médecine.

Ce qui allait mal, c'était sa tête. Une tempête, du moins elle se l'imaginait.

- Non, ça va aller. Merci Solomon, t'es un bon gars.

Elle planta un baiser sur sa joue, faillit s'écrouler par terre, retrouva son équilibre, redressa Kara, mis le bras de la jeune femme sur son épaule et passa le sien autour de sa taille.

- On va s'en aller par contre.

Elle n'avait pas vraiment compris ce que la violette avait dit avant de se retrouver dans cet état et au fond, elle s'en fichait pas mal. Elle allait trouver un taxi et l'amener chez elle pour lui faire un bon chocolat chaud. Tout le monde allait mieux après un bon chocolat chaud.

Et le premier qui essayait de l'en empêcher, elle le butait.

- Allez, courage Kara.

Elle descendit les marches avec patience, pris le temps qu'il fallait pour ne pas tomber et se retrouva dans la rue après vingt minutes de pure galère. À moitié essoufflée, la brune se maudit de ne pas faire plus d'exercice physique et partit en quête d'un taxi. Elle n'avait jamais eu de chance avec les taxis, mais cette fois elle était remontée. Si le premier qui passait ne s'arrêtait pas...

Il allait le regretter.

Sans doute que le conducteur du taxi qui venait juste d'arriver dans la rue le sentit, puisqu'à peine avait-elle levé la main qu'il s'arrêtait juste devant elle. Némésis installa Kara dans la voiture et s'assit après elle.

- Non elle est pas morte, me regardez pas comme ça. Elle respire vous voyez bien. Par contre vous, vous le serez bientôt si vous m’amenez pas en vitesse au 38 Henry Street à Brooklyn.

Il ne fallait pas lui dire deux fois.

Alors que la voiture démarrait, la jeune femme prit Kara contre elle et fit en sorte de la bercer doucement en espérant qu'elle reviendrait bientôt et qu'elle n'avait pas fait une grave erreur en empêchant son beau frère de l'emmener à l’hôpital.  

- Allez Kara, on va aller chez moi. Là bas ça ira mieux. On pourra pas te faire de mal là bas, et tu pourras rester aussi longtemps que tu voudras. Allez réveille toi... on se fera des masques au charbon végétal et on ira faire peur à la gamine de mon voisin... oh et j'ai acheté la dernière saison de Vampire Diaries, tu sais la série super nulle avec de super beaux mecs... allez debout...

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Dim 4 Nov - 8:42
Némésis Fallen & Kara Killgrave


Minds & Kages

Veille sur moi en ce jour, et au jour de ma mort.- Didi

Être le meilleur, être l’exemple, être parfait… Quel cancer! Quel poison! Quelle maladie autodestructrice que représentait ce perfectionnisme géré par l’âme. Les larmes gluantes figèrent au pourtour de ses yeux remplis du même liquide dégoûtant. Inerte sans être décédée, son teint violet prit un lilas argenté des plus effroyables – tels les teints de ceux qui mouraient était toujours d’un gris opalescent. Le souffle lent et doux, d’autres mèches infimes tournèrent au noir à leur tour. Le barman qui observait sa belle-sœur puis la nouvelle invitée à tour de rôle reçut sa réponse, un au revoir qui fit rosir ses joues émaciées et vint leur tenir la porte lorsqu’elles eurent quittées. Toutefois, sa main glissa une carte avec son numéro de téléphone dans la poche de la veste de Némésis. Surpris par la rapidité de la situation, Solomon referma la porte et enfonça son visage dans ses mains. Il aurait dû vérifier les signes précurseurs du contrôle de l’esprit chez ces clients. Autrement, la possibilité de prévenir une telle catastrophe aurait pu naître. Reprenant ses esprits, il retourna à ses fonctions en se maudissant d’avoir failli une fois de plus à Kara Killgrave – une fois de trop qui allait lui coûter son humanité.

Lors de leurs déplacements maladroits, l’esprit de la jeune violette se rappelait pour la première fois une rencontre enfouie au plus profond de ses souvenirs – enterrée si loin qu’aucun télépathe n’aurait pu la trouver sans décarcasser chaque chair de son  squelette. N’était-elle pas passagère d’un vaisseau au physique étrange? – Ce fut la première question que la violette percuta lorsque le profil d’un homme caucasien formula ces mots avec prestance – et un accent londonien complètement hautain. Une main caressa la sienne, lissa le vêtement satiné sur sa cuisse droite avant de recevoir un compliment sur le bon travail fait lors de sa copulation avec Mélanie Drake - destinée à perdre son nom de jeune fille pour le sien. L’homme au complet violet croisa ses jambes, prit avec délicatesse les doigts de sa fille.
« Je ne veux plus voir ma fille se jeter d’un pont. En particulier, une enfant douce, généreuse, gentille… » La surprise cueillit le faciès de Kara qui tenta de retirer sa main, mais y trouva une résistance réconfortante qui devint démoniaque par la suite. « Rejoins-moi. Nous serons une famille. Tu ne seras plus jamais seule. » Une impulsion de répondre physiquement par un mouvement répétitif de gauche à droite la saisit. Sa main gauche, libérée, planta un couteau dans l’épaule de l’Homme pourpre avec une conviction qui provoqua la frayeur chez son interlocuteur.

Se relevant prestement, la mutante utilisa le mouchoir de son paternel pour en essuyer les gouttes de sang de sa paume. Elle fit longer l’objet sur la flamme de la chandelle qui seyait leur table basse. Le tissu s’enflamma, et Kara le déposa à ses côtés avec un sourire authentique. Sans un seul mot, elle s’affaira à quitter leur entretien.
« Je t’aime, ma petite Kara. Un jour, tu m’aimeras – toi aussi. » Un silence, le regard de Persuasion croisa celui de son géniteur pour une dernière fois avant que les heures ne s’écroulent. « Jamais. » L’homme pourpre esquissa un sourire malhonnête, se redressa avec l’arme blanche plantée dans son épaule droite et vint enlacer sa progéniture. « Tu deviendras comme moi, Killgrave. » La main gantée de noir qui fut celle de Kara s’empara de l’arme blanche à courte lame et ajouta de la pression sur l’injure de son paternel. « Jamais. » répéta-t-elle avec douleur en délaissant l’emprise de l’Homme pourpre pour quitter les lieux déserts au plus vite. Lors de son trajet de départ, une voix suave et anglaise hurla à plein poumons : « Tu es mon héritage envers ce monde sans volonté! Ton pouvoir va tous les écraser! Tu me rejoindras, Kara! Que tu le veuilles ou non!  » Au creux de ces iris sans lueur, ou seule la noirceur savait se dessiner, la mutante sentit son corps transporté avec maladresse par son soleil de minuit – Némésis. Elle s’aperçut de son retour progressif au monde des vivants, pendant que le mot « Jamais. » sortait une dernière fois de ses lèvres rouges comme le sang.


De retour parmi le présent, la jeune femme ressentit d’étranges courbatures lorsque la mollesse de ses membres l’obligea à être transportée. Némésis monta dans un taxi en tirant Kara qui écoutait bien malgré elle ses propos. Son vaisseau ressentit soudainement ce contact peu familier, et ancien sous un certain angle. Être bercée contre cette femme, écouter ses paroles réconfortantes et recevoir une espèce de cette affection qui désire aimer, la jeune Killgrave enlaça la télépathe en retour. Ce devint à cet instant que Kara ne put cacher sa reprise de conscience lorsque son regard opaque se brisa : la colle obscure en ressortit et coula de tout de son long sur la mutante qui tenta de l’essuyer du revers de sa main gauche maladroitement. Dévoilant ainsi des iris striés de reflets bizarres et harmonieux, la jeune femme pencha son faciès près de celui de Némésis, un sourire en coin, une voix charmante cachant sa détresse profonde : « Je te cuisinerai mes biscuits secrets aux trois chocolats et au caramel salé… » Kara ravala sa salive, plissa ses yeux mordorés avant de les révéler d’un bleu azuré scindé d’indigo, rassura son amie d’une main sur son avant-bras et de l’autre sur sa joue gauche : « Tu demeures la seule personne que je qualifierais d’une beauté particulière…unique. » Le tutoiement lui fut si étranger que la mutante violette dont l’esprit ombragé errait encore exprima d’autres songes profonds qui la traversaient : « Nous danserons ensemble… » Sa gorge trop encombrée ne put ravaler ce sang qui remontait le long de son œsophage pendant qu’elle tentait de formuler sa pensée. « Même si tu demeures mystérieuse… » Sa colonne vertébrale ondula brièvement, y dévoilant une flexibilité insoupçonnée. « Remerciez Monsieur Dane Whitman de m’apercevoir en cet instant… » Ses bras procurèrent un enlacement perdurant à son interlocutrice. La mutante ne put contenir son étreinte qui demeurait d’une véracité écrasante autant sur le plan sentimental que psychologique. « Il m’a sauvée de la noyade… »

Rapidité n’égalera jamais une meilleure qualité. Songeuse, telle son habitude, la jeune Killgrave rassembla toute son attention puis aperçut le conducteur arriver à bon port entre deux filaments argentés.

« Je regarderai tout ce que tu veux… tout ce que vous voulez. »

Kara Killgrave recommença à apercevoir tout ce qui la hantait, autant de l’extérieur que de l’intérieur. Elle ressentit cette lame plantée dans une épaule avec perspicacité avant de se rendre à genoux dans le sable face à un inconnu. Tout lui sembla désuet, alors qu’elle suivait de près – dans son état d’ivresse inavouée – la splendide Némésis.


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Lun 5 Nov - 23:15
Minds & KagesAnd I sat alone in bed till the morning and crying "they're coming for me". And I tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.Kara ne se réveillait pas et marmonnait des choses.

Ce n'était pas rassurant du tout.

Paniquée, Némésis était à deux doigts de demander au conducteur de faire demi-tour pour demander pardon au beau-frère de la jeune femme en pleurant et le supplier d'appeler de l'aide. Si elle mourrait ici par sa faute, Némésis ne pourrait sûrement jamais se le pardonner. Elle ne se pardonnerait jamais d'avoir causé la mort de cette quasi inconnue dont elle s'était pourtant déjà beaucoup attachée.

Sauf qu'heureusement, Kara n'allait pas mourir. En fait, elle commençait même à se réveiller, ouvrant des yeux étrangement colorés. Encore plus que d'habitude. C'était définitivement très joli. En revanche, ce qui intriguait davantage Némésis, c'était cet épais liquide qui s'en échappait. Elle espérait que ce n'était pas trop grave mais ne put s'empêcher de se sentir immensément soulagée.

Elle n'avait pas tuée sa nouvelle amie.

Super.

C'était un bon début.

La mutante prit ensuite la parole et fit rire Némésis. C'était nerveux, mais c'était un rire comme ça. Elle pouvait bien cuisiner tout ce qu'il lui plairait tant qu'elle ne lui refaisait pas un coup comme ça.

Surtout que ça n'avait pas l'air d'une mauvaise idée à vue de nez.

- Tu vas bien ?


C'était tout de même essentiel avant de continuer à discuter de biscuits trois chocolats au caramel salé. Ce truc devait être infiniment gras. Némésis... avait un faible pour les trucs gras.

Quant à sa beauté soi-disant unique... ça aussi cela la fit sourire. La brune ne se considérait pas comme unique et encore moins comme belle. Mystérieuse en revanche ça elle ne pouvait pas le nier... ce n'était pas vraiment fait exprès, elle était simplement obligée de le rester. Elle ne pouvait pas tout déballer à une inconnue après de nombreux cocktails, une agression, des attaques mentales et un malaise.

C'était déjà une bonne soirée d'ailleurs. Définitivement, un peu de calme ne pouvait leur faire que du bien.

Ah, et elle ne dansait pas. Elle gigotait à la rigueur. Elle n'avait jamais rien tenté de plus. Némésis n'avait jamais fait de danse classique, à part peut-être lorsqu'elle était très jeune et n'avait pas poursuivi l'expérience bien longtemps. La brunette était gauche, maladroite, pas gracieuse pour un sou. Des sports comme le football ou le hockey lui convenaient mieux, même si elle n'avait pas le souvenir de les avoir un jour essayé. Elle ne lui fit pourtant pas remarquer, bien trop contente de voir qu'elle ne promenait pas un cadavre jusqu'à chez elle. Elle était réellement soulagée, et en était étonnée. Un véritable soulagement, qui arrivait comme une vague protectrice. Elle ne s'était pas rendue compte qu'elle s'était autant inquiétée, c'était étrange, pas dans ses habitudes. Plus le temps passait, plus Némésis comprenait qu'il était très compliqué de ne lier aucun lien avec les autres. Même si elle essayait de s'en convaincre, elle ne jouait aucun rôle à ce moment précis. Elle agissait avec instinct, et c'était très inquiétant.

Kara lui révéla le nom de son sauveur, ce qui la fit largement sourire.

Pourquoi elle ne s'en était pas doutée...

C'était bien son genre de sauver les demoiselles en détresse pourtant.

- Je connais Whitman, je le remercierai la prochaine fois que je le verrai. Et toi tu vas me promettre de ne jamais recommencer, d'accord ? Je veux goûter tes biscuits trois chocolats avant.


Un peu d'humour et un sourire complice.

Elle avait à peine remarqué que Kara la tutoyait désormais. À vrai dire, elle accordait peu d'importances à ces choses là. Si la violette tenait à la vouvoyer, et bien qu'elle le fasse. Ça ne la dérangeait pas. En revanche, elle ne se priverait pas pour se montrer familière avec elle, elle avait déjà commencé d'ailleurs. Elle avait l'impression de connaître Kara depuis des décennies et encore une fois, elle lui faisait penser à sa petite sœur. Un besoin quasi vital de la protéger s'était fait ressentir et ce depuis qu'elle l'avait aperçu toute tremblante sur ce gradin. Kara était une fleur rare, une fleur sauvage et fragile mais certainement pas encore fanée. Elle allait préserver son éclat, du moins elle allait essayé. S'occuper de la fleur de quelqu'un d'autre, c'était beaucoup plus confortable que de réaliser que la sienne se réduisait en cendres à chaque mensonge prononcé. Oui, bien sûr qu'elle avait envie de lui dire la vérité, maintenant, dans ce taxi.

Mais elle ne pouvait pas.

Elle. Ne. Pouvait. Pas.

- Non franchement, Kara...

Elle se reprit, bien plus sérieuse. S'occuper d'une autre rose que la sienne... oui, c'était une bonne idée.

- La prochaine fois que ça ne va pas, viens me voir. Appelle moi. Envoie moi un pigeon voyageur. Fais quelque chose mais ne te suicide pas. T'es beaucoup trop cool pour mourir si jeune et il n'y aura pas toujours des Dane Whitman pour te sauver.


Elle n'eut pas le temps de rajouter quoi que ce soit puisque le conducteur se gara devant son immeuble. Némésis régla la note, le remercia un peu sèchement et sortit du taxi. Elle prit en même temps ses clés dans son sac - c'était un miracle qu'elle ne l'ait pas perdu d'ailleurs - et manqua de casser la figure. Elle était toujours alcoolisée. Toujours beaucoup trop alcoolisée. C'était rare qu'elle rentre ainsi, et avec de la compagnie en plus. Ses voisins allaient bien rire.

- Allez viens ! Faut pas faire trop de bruits sinon on va réveiller tout le monde !

Dit-elle en manquant de trébucher sur le palier de cet immeuble qu'elle connaissait absolument par cœur. Un immeuble typique de Brooklyn, aux briques rouges et aux balcons fleuris. Elle vivait tout en haut, au dernier étage et avait la chance d'avoir une jolie vue sur le quartier. Assez bruyant en revanche, mais c'était ce qu'elle aimait. Ce quartier était vivant, il respirait la vie. Il lui en insufflait lorsqu'elle en manquait parfois. Elle fit signe à Kara d'entrer avant elle et lui conseilla de faire attention aux nombreuses marches qui les attendaient. L'ascenseur était en panne et ne serait sûrement jamais réparé. Un immeuble et un quartier vivants en effet, elle espérait qu'ils auraient le même effet sur sa nouvelle amie.

Cette étrange, et bien plus unique qu'elle, nouvelle amie.

Une fois arrivée tout en haut, Némésis dut faire trois essais avant de réussir à rentrer sa clé dans la serrure. Encore après, elle mis un long moment avant de trouver l'interrupteur. C'était très inconfortable d'être ivre, et bien peu pratique d'ailleurs. C'était sans doute pour ça qu'elle ne buvait jamais. Némésis balança ses escarpins dans un coin et se rappela qu'il fallait fermer la porte.

- Personne viendra t'emmerder ici, en tout cas je l'espère. Installe toi je t'en prie.

Elle avisa sa cuisine, et eut soudain une idée brillante.

- On va faire des pancakes. Parce que j'ai faim et que les pancakes, c'est bon. On fera tes biscuits plus tard, j'ai pas de chocolat.

La brune bailla en fouillant dans son réfrigérateur et ses placards, rassemblant les ingrédients nécessaires pour confectionner ces fameux pancakes. Bon, ce n'était peut-être pas une si brillante idée que ça, mais elle lui plaisait. Elle avait vaguement conscience d'agir bizarrement mais s'en fichait pas mal, étant donné qu'elle était crevée et d'avis que manger un peu leur ferait du bien à toutes les deux. Après, elles iraient s'écrouler sur son lit comme deux otaries bourrées à la bière et elles dormiraient longtemps.

Très longtemps.

Voilà, c'était parfait comme programme ça.

- Tu m'aides ? Tu peux aller prendre une douche avant si tu veux. Je dois avoir deux trois pyjamas chauds et moches qui devraient t'aller...

Némésis était inflexible, cette fin de soirée allait se dérouler sans accroc et dans la bonne humeur.
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Mer 7 Nov - 8:55
Némésis Fallen & Kara Killgrave


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I need a purpose, I can't keep surfing - BMTH



« Je ne peux rien vous promettre, Némésis. Ma volonté ne m’appartient plus. Killgrave veut me posséder. J’étais dévastée d’être suivie dans ma chute. Je ne voulais que trouver la paix. »
Sa détresse ne put lui offrir le luxe de cacher ce qui gisait au fond de ses pensées plus longtemps. La violette poursuivit son amie télépathe hors du taxi, et balança ses longues boucles pourpres et noires dans son dos. Une auscultation rapide des lieux lui fit comprendre que sa nouvelle rencontre vivait dans un quartier animé – dont le décor typique et cliché lui provoqua de mauvais souvenirs.
La jeune adulte rabaissa son regard, et se remémora le nom des rues voisines à sa demeure. Elle les répéta mécaniquement dans sa tête jusqu’à temps que le calme lui parvienne. Cette manie lui était venue après une conversation avec la célèbre Jessica Jones lorsqu’elle lui avait demandé conseil. La fille pourpre désirait réellement avoir un aperçu de son paternel, et demander l’avis de ses victimes lui avait semblé la meilleure option. Devant deux bouteilles de rhum, les deux femmes avaient discuté d’une froideur épouvantable. Kara avait mentionné à maintes reprises la capacité de régénération de l’homme pourpre, en spécifiant que lui tordre la nuque ne le laisserait décédé que quelques jours tout au plus. Madame Jones, qui semblait autant prise à l’intérieur de son passé que la jeune mutante, avait montré une telle stupéfaction devant cette révélation que son verre explosa dans sa main. Certes Kara ne tarda pas à lui annoncer la bonne nouvelle : l’existence d’un vaccin. Celui qu’elle n’avait pas pu créer à partir de son sang.
La génétique de l’homme pourpre coulait dans les veines de Kara Killgrave. Ils partageaient leurs démons, et leurs folies.

Retrouvant la mobilité de son corps, Kara monta les escaliers à la suite de son amie – essuyant ses paumes dégoulinantes de larmes gluantes sur un mouchoir sorti de son sac. Ses pieds délicats vêtus de talons aiguilles montèrent les marches sans problème, tâtant par moments avant d’y poser le pied. La grâce de ses gestes semblait hors d’atteinte de la réalité. La violette voulut porter secours à son amie, mais cette dernière se rattrapait toujours à la dernière minute. En faisant beaucoup de bruit, Némésis prévint son invitée d’éviter d’en créer. C’est ce qu’elle fit sans broncher. Prudente, la jeune femme observa avec curiosité la maladresse de son amie – même, un sourire naquit lorsque cette dernière échappa ses clés une troisième fois consécutive. La violette l’observa minutieusement une fois de plus trouver son aisance, malgré l’ivresse, au sein de son chez soi. Kara retira ses bottes à talons hauts en sautillant légèrement puis les plaça au bord de l’entrée. Ses mains se posèrent sur les murs, les ressentirent, les profilèrent avant d’apercevoir le nid de Némésis Fallen dont elle ignorait tout encore.


« Votre demeure est mignonne, mademoiselle Némésis. » Une voix douce prononcée avec la suavité de l’eau-de-vie. Killgrave abandonna son manteau de cuir dans l’entrée, et traîna son sac en bandoulière derrière elle. Son amie proposa des pancakes, ces gâteaux nés au poêlon, avant d’enjamber l’entièreté de sa cuisine afin de trouver tous les ingrédients. La violette se contenta de hocher la tête, pendant que Némésis lui proposait de l’aider à composer la recette simple de leur prochain repas ou de prendre l’option de s’offrir des soins d’hygiène. Kara regarda furtivement ses paumes remplies de glue noire, et esquissa un second sourire. Son faciès et sa poitrine en étaient également recouverts. « Vous avez raison. Une douche me conviendrait. Toutefois, je crois que mes vêtements de réchauffement feront l’affaire. » Colorée à moitié de noir, la violette accepta la serviette que lui tendit sa nouvelle amie et alla s’enfermer précieusement pendant dix minutes afin d’effacer toutes les traces de l’épisode qu’elle venait de vivre.

Évidemment, en quittant la douche de Némésis, Kara échappa sa serviette en libérant un cri terrifié – comme à son habitude- lorsque le sentiment d’un long poignard vint se nicher contre son sein, contre son cœur vibrant et palpant quarante fois par minute. Elle échappa un rire nerveux avant de rassurer son amie en affirmant avoir vu une araignée qui avait disparu la seconde suivante. Détrempée, elle s’assécha. Des rubans vinrent rattacher ses boucles en une tresse aux sources infinies. Leurs nuances pourpres copulaient avec leurs consœurs machiavéliquement noires, pendant que la soie blanche les divisait. Libérant un dos maculé de cicatrices issues de ses tortures journalières à Neverland, la jeune femme se pencha afin de lacer ses chaussons.

Méditative, Killgrave sursauta en apercevant l’entièreté de ses côtes rachitiques, ses hanches protubérantes au centre de ce miroir et s’empêcha de se cacher aussitôt. Ses mains éventrèrent son sac à main, en laissèrent tomber les pointes roses puis les chaussons aux rubans noirs avant de trouver son une pièce gris en laine douce aux décorations hurluberlues. Des bordures argentées et dorées les seyaient, pendant que des dentelles blanches en délimitaient les rebords à la fois simples et délicats. La jeune adulte enfila ses dessous tout aussi délicats, d’une noirceur obscure puis monta les boucles sur ses épaules. Touchant la coupure profonde sur sa cuisse droite, elle remit un pansement sur cette dernière. Les soins sur son corps ne s’achevèrent guère, car ses doigts durent performer d’autres miracles. Son baume revint apaiser ses moult brûlures en un temps record, alors que Kara évitait obstinément de fixer ses yeux sur son propre reflet. Accueillante, la jeune femme reçut d’autres images de son attaque psychique récente, et ressentit d’autres stimuli physiques qui la traumatisèrent au plus haut point. Un frisson profond lui fit jurer d’exterminer toute trace des Killgrave de ce monde.

Or, une seconde voix vint s’imposer. Cette dernière, sensuelle et provocatrice, lui insuffla de ne pas suivre des instincts de bonté si facilement. Rien n’était blanc, rien n’était noir. La réalité était composée d’un voile gris. Cette couleur s’empara de ses iris, pendant que sa silhouette fine ressortait de la salle de bain. Sa douche glaciale n’ayant causée aucune humidité, Kara vint déposer son sac près de son manteau et marcha délicatement d’un pas sûr vers son hôte. Munie de deux rubans azurés, la violette posa une main chaude sur l’épaule de son amie pour la rassurer avant de s’affairer à son plan machiavélique. Deux lulus hautes vinrent se percher sur la tête de Némésis, pendant que Kara observait son chef d’œuvre passionnément.


« Allez-vous me pardonner, très cher Soleil de Minuit? » Pendant ce temps, la violette grimpa sur le comptoir avec une agilité démesurée. Son siège oscillait entre l’évier et le vide, pendant que ses cicatrices et ses injures récentes s’avéraient à un total complètement hallucinant. Désormais visible sans ses colliers pendants, des traces de mains bleu ciel arpentaient son thorax en leur centre. Dès cet instant, ses yeux explosèrent d’une noirceur sans précédent. Les pupilles, les iris, les paupières joignirent ce culte sombre avant d’y laisser des pépites filantes d’une blancheur électrique. Son bras droit, bandé au coude pour une entorse mineure, resplendissait également d’un turquoise flamboyant au niveau de l’avant-bras – spécialement sous la forme d’une paume de main assez large, sensiblement masculine. Ses mains se placèrent sur celles de sa nouvelle rencontre puis l’aidèrent à quitter son mobilier au sein d’une grâce que peu d’êtres humains savaient posséder. Dès cet instant, un dos dont l’histoire d’horreur désirait se dissimuler se dévoila. Les cicatrices, en coups de fouets, demeuraient inombrables. Et le devant, ces dernières n’étaient que routine. Killgrave s’empara d’une cuillère qui traînait sur son comptoir puis effleura sa formule culinaire avec cette dernière avant de la glisser sur sa langue d’un violet tout aussi saisissant.

« Votre œuvre sera sans précédent, Mademoiselle Némésis. »



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Lun 12 Nov - 3:24
Minds & KagesAnd I sat alone in bed till the morning and crying "they're coming for me". And I tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.Kara voulait prendre une douche, ce que Némésis comprenait.

La brune avait beau être sérieusement alcoolisée, elle avait tout de même des yeux et voyait bien que son invité était couverte de cette substance gluante et particulièrement sombre. Elle abandonna alors sa frénésie de pancakes quelques minutes pour accompagner Kara dans sa salle de bain, fermer les rideaux qui la séparait de sa chambre et lui confier une serviette pour se sécher. Apparemment, la violette avait de quoi s'habiller. C'était très étonnant, et Némésis se demandait bien pourquoi. Sauf qu'elle n'avait pas le temps de lui poser la question.

Et oui, elles avaient des pancakes à préparer.

Pourtant, Némésis oublia ses pancakes quelques instants lorsqu'elle entendit l'eau de la douche se mettre à couler. C'était incroyable, à quelle vitesse elle avait fait confiance à cette inconnue. Pas très étonnant pour Némésis, bien plus pour Nyx. Nyx... avait appris à ne faire confiance à personne, à grands renforts de cris, de larmes, et de sang.
Elle entreprit de se changer elle aussi, se débarrassant de sa robe tant bien que mal. Elle se maudit un nombre incalculable de fois pour avoir décidé de faire des efforts à ce moment précis de sa vie, où elle aurait finalement du rester en jogging. Une fois sa tâche effectuée, elle sortit de sa commode une combinaison pyjama très chaude, très confortable et surtout avec une capuche ornée d'oreilles de lapins.

Très important.

Alors qu'elle était en train de la boutonner maladroitement, Némésis entendit Kara crier ce qui eut pour effet de la réveiller d'un coup. Elle était déjà prête à enfoncer la porte lorsque son amie la rassura, l'informant qu'il ne s'agissait que d'une araignée qui l'avait effrayée.

Elle mentait, et Némésis le savait très bien.

Elle se mordit la lèvre pour s'empêcher de répliquer, c'était un cri de douleur. Rien d'autre. Pourtant, elle n'insista pas simplement parce que Kara n'avait pas l'air de vouloir lui en dire plus. Elle n'avait pas à exiger des réponses qu'elle était elle-même incapable de lui donner. Alors Némésis continua docilement de boutonner son pyjama, elle prendrait sa douche lorsque Kara dormirait, paisiblement, en sécurité. Pour l'instant, elles étaient encore loin du compte.

La brune repartit dans la cuisine, sobrement déguisée en lapin, et continua la préparation de ses chers pancakes. Elle était maladroite, très maladroite. Elle n'était d'ordinaire pas très habile de ses mains, mais après avoir bu tout cet alcool c'était encore pire. Elle ne remarqua même pas Kara arriver tant elle était occupée à casser un œuf sans laisser de coquilles dans la pâte. La violette lui fit donc sa petite blague, et Némésis ne lui en tint pas rigueur. À vrai dire, elle n'avait toujours pas pris conscience de ce qui se dressait sur sa tête. Elle aurait sûrement hurler au crime dans une autre circonstance, mais portait les couettes ne la dérangeait pas plus que ça à ce moment précis. En fait, ça l'amusait même un peu.

- Il n'y a rien à pardonner, je trouve que ça... plutot original !

Némésis observa alors son invitée après cet aveu, envoûtée par ses gestes gracieux et ses iris qui semblaient changer de couleur à chaque instant. Cela ne dura que quelques secondes à peine, mais cela suffit.

Elle avait vu.

Elle avait vu... quelque chose de terrible.

Kara était couverte de bleus. Des coups, des brûlures, récentes ou non. Partout. Tout son corps en était recouvert. Némésis parvenait à garder un regard neutre, non empreint de pitié. Elle savait à quel point il était douloureux de subir ce genre de regards. Il était pourtant grave, ce regard. Comment aurait-il pu être autrement ? Elle aussi avait des cicatrices, mais les siennes étaient plus discrètes, moins cruelles mais plus vicieuses. Ses poignées étaient les plus touchés. Ils avaient été ravagées par les sangles, les perfusions mal plantées et arrachées à la va vite par elle-même ou des infirmières grognons. Elle avait plusieurs fractures, notamment aux doigts. Elle se rappelait très bien comment on la punissait lorsqu'elle ne se montrait pas assez docile. Mais celles de Kara... et bien elles étaient tout bonnement monstrueuses.

Némésis prit doucement, très doucement le poignet de la jeune femme et parcourut du bout des doigts les contours de l'affreuse marque sur son avant-bras. Un homme sans aucun doute, mais qui ?

- Tu veux en parler ?

Si ce n'était pas le cas, elle ne la forcerait pas. C'est pour cette raison qu'elle reprit sa préparation après que Kara l'ait goûtée. Elle ne voulait pas que la violette subisse son regard sur elle, qu'elle puisse s'exprimer si elle le souhaitait ou se taire si elle le préférait. Elle sortit de quoi faire cuire ses trésors ainsi qu'une grande assiette. Némésis ne possédait pas de salle à manger, pas même une table ou des chaises. Elle mangeait en général assise sur le comptoir de sa cuisine, dans son lit, ou dans son canapé.

Ou même dans sa baignoire.

Némésis mangeait partout mais jamais là où il fallait. Elle versa un peu de pâte dans sa poêle, manqua de tout renverser mais s'en sortit plutôt bien en définitive puisqu'une quinzaine de pancakes les attendait maintenant posés dans leur assiette. Après avoir sortit confiture, miel, chocolat, la jeune femme s'assit maladroitement sur l'îlot central de sa cuisine et tapota la place à côté d'elle.

- À table !
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Mer 14 Nov - 7:44
Némésis Fallen & Kara Killgrave


Minds & Kages

I'm drowning, under all this reality. I'm burning, under all this mess. -A.

« Votre ami… Il est très fort. » La violette se laissa retomber au sol en sentant ses doigts parcourir sa chair remplie de phéromones. « Je fais de l’anémie. Mes ecchymoses sont monstrueuses. » Murmura bien malgré elle la jeune mutante dont les yeux s’évadèrent des siens. Kara caressa les couettes de son amie puis ses oreilles de lapin qui pendaient et renchérit : « Quant au reste, je rêve de les voir disparaître, Mademoiselle Némésis... » Elle ignorait qu’au cours des prochaines quarante-huit heures, son souhait serait exaucé par la personne qui la répugne le plus au monde entier.

Délaissant la longue crinière de celle-ci, la jeune femme observa la télépathe en plein cœur de sa recette et la vit manquer échapper le bol en s’esclaffant. Elle ouvrit un des tiroirs de son îlot central afin d’y prendre des couverts, mais constata que son amie n’avait aucune table à proprement parler. Kara jeta un regard dépassé à l’égard de Némésis qui l’invitait déjà à s’asseoir sur son comptoir afin de s’alimenter. Hésitante pendant un long instant, la violette y grimpa avec délicatesse. Elle accompagna son amie lors du repas, y prit des micro-bouchées avec difficulté une fois un brin de miel y fut instauré. Kara Killgrave balança sa lourde tresse dans son dos et refit la boucle à son poignet gauche en jetant des yeux curieux aux poignets de son interlocutrice.


« J’adore votre habit de nuit. Ils sont parfaits pour l’occasion. »
Un sourire fin, des mains décorées d’ongles rouges bien taillés qui déposèrent leurs ustensiles. « Je crois ne pas être la seule à avoir souffert aux mains des humains ici... Nos corps en témoignent bien malgré nous. » L’interruption de ses actes fut momentané, alors que le naturel de cette explication lui était venu d’un coup. Soudain éprise du silence, elle ne réussit pas à avaler plus d’une pancake en déposant ses outils sur le rebord de l’assiette, pendant que ses jambes se croisèrent. « J’étais à Neverland. Ils ont tout essayé afin d’exploiter mon pouvoir.  Mais, j’ai réussi à résister. » Cet aveu profond glaça le teint de la jeune adulte dont les tempes devinrent très pâles. La simple mention d’un des trois camps de concentration les plus populaires lors des années sombres devait suffire à convaincre son interlocutrice. Les survivants de ces lieux étaient d’une rareté, et leurs aventures spectaculairement hideuses. Sa main toucha sa jambe gauche munie d’une brûlure fraîche qui entourait tout son membre. Lentement et sûrement, elle en fit le tour et remonta à la dentelle qui seyait sa cuisse. Une caresse sur des cicatrices de griffes continua son mouvement.

« La mort me semblait juste si je devais retenir ce fléau de tomber entre les mains du gouvernement. »

Faire mention de la mort semblait résoudra la majorité de ses problèmes, en vérité. Ses yeux descendirent sur ses chaussons rouges, élément crucial de la danse classique et roula sa cheville quelques fois. Songeant à son amie très discrète, elle accepta sa retenue. Jugeant son comportement telle une preuve de sa timidité – ou plutôt un brin de suspicion qui commençait à planer, Killgrave s’excusa et détourna ses yeux givrés de nuit vers le carrelage. Chavirant dans l’obscurité, son cœur reporta attention à son paternel qui planait toujours au fond de sa pensée consciente. Leurs échanges, leurs conflits. Une relation paternelle avec ce monstre lui semblait purement impossible, mais une partie de son âme priait afin qu’une part d’humanité subsiste en ce mutant. Surprise par la force dégoûtante de cette idée, elle secoua son minois de gauche à droite avec dédain. Dans deux jours, ils avaient planifié de se revoir.

La jeune femme ne put cacher la haine qui traversa son regard étoilé à cet instant. D’autres larmes noires évacuèrent ses iris, et un mouchoir blanc dentelé les recueillit, alors que sa voix délicate formulait :
« Avec le ballet, j’ai commencé à danser avec le feu. C’est un élément du cirque, mais c’est devenu une vraie passion. » Le désir d’alléger leur conversation lui revint tout à coup, donc la jeune femme se laissa retomber du comptoir, et vint déposer ses paumes près de Némésis. Sa main gauche prit le bas de son pantalon, permettant à la violette d’esquisser un immense sourire.

Kara mordit sa lèvre inférieure doucement puis darda ses yeux d’un fuchsia-rouge vin électrisant dans les siens. Toujours dévêtue de sa carapace antisociale, Killgrave poursuivit son expression joyeuse, et s’exclama en faisant un tour sur elle-même, des pas d’une grâce surhumaine pour quelqu’un dans son état de santé :
« En vrai, vous mangez dans toutes les pièces! Est-ce la raison qui explique l’absence d’une table dans votre demeure? » Ne pouvant retenir le rire qui la prit, un son doux, mélodieux – tellement effacé que sa source ne savait plus comment exprimer ses émotions. Depuis toutes ces années, chaque mot et chaque pensée étaient celles d’un objet. La mutante commençait peu à peu à se réveiller émotionnellement.    



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Sam 17 Nov - 16:42
Minds & KagesAnd I sat alone in bed till the morning and crying "they're coming for me". And I tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.Les gestes de Kara l'apaisait, la faisait se sentir en sécurité. Un peu comme dans les bras d'une mère ou d'une grande sœur. Pourtant, Kara était sa cadette elle en était persuadée. Mais c'était sa maturité, sa grâce qui rendait le tout étonnant, réconfortant. À tour de rôle, les jeunes femmes se protégeaient, se confiaient, riaient de leurs bêtises. C'était très agréable et Némésis était définitivement très heureuse d'avoir trouvé cette jolie mutante. Elle avait l'impression d'avoir trouvé une amie, une vraie amie.

- J'engueulerai Whitman, après l'avoir remercié.  

Après tout, ça ne le surprendrait pas. Lui aussi avait l'habitude des changements d'humeur de Némésis. Pour le reste, cela la mit dans une colère noire. Elle ignorait comment on pouvait infliger de tels supplices à un être aussi bon, aussi pur, aussi...

Tiens, ça lui rappelait quelque chose.

Elle enterra cette sombre pensée bien loin. Son histoire n'était en rien similaire à celle de Kara. Elle avait choisi cette vie. Elle avait eu le choix. Ce qu'elle avait pu subir... c'était pour son bien.

Elle devait y croire.

- Je suis désolée Kara. Quoi qu'on ait pu te faire... je suis désolée pour toi. Et pour eux surtout. Un jour leur âme noire les engloutira.

Elle ne savait pas vraiment si elle plaisantait ou si elle disait ça sérieusement. C'était mal dit, et un peu cliché, mais elle était persuadée que tout se payait. Que la noirceur était vorace et dévorait tous ceux qui osaient s'aventurer près d'elle. Elle les consumait.

Ces pensées avaient du la distraire, puisqu'elle ne remarqua pas le regard de Kara sur ses cicatrices d'ordinaire cachées sous de grands bracelets. Elle s'empressa de rabattre ses manches dessus, mais c'était trop tard. Elle avait vu, et au fond ça ne la dérangeait pas. Kara se confiait, lui avouait avoir été dans cet horrible camp de concentration pour mutants. Ça expliquait de nombreuses choses. La violette semblait respecter le mutisme de son interlocutrice, mais Némésis savait qu'elle ne lui ferait pas confiance tant qu'elle s'acharnerait à ne rien dire. Et elle avait confiance en Kara. Curieusement.

- Ce n'est pas...


Mais elle ne pouvait pas.
Elle ne pouvait pas le dire. Pas si vite. Ou même pas du tout. Elle devait garder le secret, elle n'avait que ça à faire.

- J'aimerais tellement t'en parler Kara, mais je ne peux pas.

Au moins, elle ne niait pas. Elle s'occupa de déposer elle aussi son assiette dans l'évier, le regard fixé sur ses mains, évitant soigneusement de croiser celui de Kara.

- J'ignore comment tu as fait pour survivre là-bas, mais je suis heureuse que tu l'aies fait. Très heureuse. Un jour je te dirai tout, je te le promets. Et... je te promets aussi de ne pas les laisser t'enlever. Je t'aiderai, si ça arrive. Peu importe comment.

Elle n'était pas en mesure de promettre quoi que ce soit, et elle le savait. Pourtant, elle avait tout de même envie d'y croire. Elle avait envie de penser que c'était possible, qu'un jour elle s'ouvrirait à la jeune femme et qu'elles pourraient panser leurs plaies ensemble. Elle avait aussi envie de croire qu'elle pourrait sauver sa nouvelle amie des griffes du gouvernement, même si elle devait lui tirer une balle dans le crane pour ça. Ça la détruirait, évidemment, mais elle le ferait pour que Kara ne souffre plus.

La Killgrave laissa quelques larmes lui échapper et Némésis détourna les yeux. Elle n'avait pas envie de la gêner, elle détestait qu'on la voit pleurer. Alors elle supposait qu'il en allait de même pour les autres.

- Ah et je te remercie, j'aime bien les tiens aussi.

Elle rit légèrement, secouant la tête de gauche à droite. Elle disait ça en réponse au compliment de Kara sur sa tenue, c'était bien léger comparé aux sujets évoqués plus tôt, mais ça faisait du bien. Sa compagne semblait être d'accord avec elle puisqu'elle enchaîna sur une de ses passions, la danse. Némésis l'avait remarqué, et trouvait ça époustouflant. Même alcoolisée, la jeune femme restait d'une grâce déconcertante et cela l'agaçait autant qu'elle trouvait ça fantastique. En la regardant tourner, elle se demanda si elle aurait pu en faire de même avec de l'entrainement.

- Dis, tu m'apprendras deux trois trucs un jour ?

Elle lui jeta un regard joueur, presque malicieux. C'était sérieux, Némésis avait toujours aimé apprendre de nouvelles choses, relever de nouveaux défis. Mais elle doutait sincèrement de sa capacité à relever celui là. Quant au fait qu'il n'y ait pas de table chez elle...

Et bien...

- Ça sert à rien les tables ! Ça prend de la place et après, on ne peut plus faire du vélo dans son propre appartement.

Un comble, tout de même. Elle fut très heureuse de voir que Kara commençait à sourire, qu'elle avait même ri un peu. Ça prouvait qu'elle se détendait, qu'elle se sentait un peu en sécurité chez elle. Némésis bailla un peu en entassant la vaisselle dans son évier et regarda sa montre.

Tard.

Très tard.

Heureusement qu'elle n'avait pas cours le lendemain.

- Bon, je te laisse décider de la suite du programme. Soit on va se coucher, soit on regarde des trucs bêtes jusqu'à ce qu'on tombe de fatigue. À toi de choisir.

Elle ne savait pas vraiment si Kara accepterait de dormir avec elle mais si ça la gênait, elle trouverait un moyen. Après tout son canapé était super confortable.

Il fallait vraiment qu'elle trouve de quoi meubler cette chambre d'amis.
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Lun 19 Nov - 8:31
Némésis Fallen & Kara Killgrave


Minds & Kages

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Impétuosité. Malice. Vertu.

Némésis jouait entre plusieurs facettes du même prisme. Killgrave pencha sa tête sur le côté, la suivit pour la détailler lors de sa démarche – y cherchant d’autres indices. Ses promesses lui firent verser quelques larmes, tandis que ses dernières lui confirmèrent ses craintes que la télépathe avait beaucoup de secrets. Certains pourraient même les rendre ennemis. Une idée foudroya alors son inquiétude, et empara Kara d’une transe éphémère et euphorique. Son amie ne voulait pas communiquer son passé, outrepasser son devoir de garder le silence. Un simple hochement de tête de la violette témoigna de sa compréhension. Et elle ne put retenir cet acte qui effrayait sa personne : ses mains entourèrent ses épaules, vinrent frôler ses oreilles de lapin puis se refermèrent ensemble sur le devant de sa personne. Kara enlaça la télépathe longuement, elle déposa même sa tête contre sa crinière sombre et douce. Son souffle s’évada dans son cou, et son étreinte légère – aussi fragile que tout son être – s’effaça à son tour. Revenant face à Némésis, Kara prit ses mains, lui jeta un visage joueur – presque coquin – et la fit danser. Cette fois-ci, sans musique, elle l’incita silencieusement à continuer de gigoter ainsi sans se soucier de la qualité de ses pas. La violette lui montrait un brin de salsa, et elle-même trouvait ce type de danse bizarre. Certes la danse classique n’était pas la tasse de thé la plus populaire non plus.

Libérant son amie de son emprise amicale, un nouveau rire la quitta quand elle exécuta une révérence à cette dernière.
« Nous danserons partout au cours des prochaines semaines. Croyez-moi, Némésis. » Si seulement elle savait l’importance de cette familiarité. Si seulement elle apprenait l’origine de ces bonnes manières d’acier, et cette volonté passionnée de le conserver. Si seulement Kara pouvait effacer ce monde fou. Le visage serein, la violette ne laissa aucun répit à son amie et l’entraîna aux recoins de sa propre cuisine en tourbillonnant en cœur avec elle. « Dance it out! » scandait sa propre voix et à l’intérieur; celle de sa mère. Après une nouvelle terrible, c’était leur tradition entre elles – et aucun autre être vivant n’avait connu ce privilège depuis plusieurs années. Valsant soudainement avec Némésis, quittant sa cuisine, Kara dévoila d’autres couleurs : ses tempes devinrent bleu nuit, d’une teinte étonnamment brillante, parsemée de veines rosacées. Au cœur d’un regard indigo, l’émeraude retrouvait les abysses avant de glisser vers des plaines d’argent. Leurs visages s’écartèrent quand la violette s’échappa de leur proximité afin d’effectuer une seconde révérence. La jeune femme se donnait littéralement en spectacle; son unique souhait n’était que de causer la joie ou la surprise chez son hôte. Un chausson pointé vers le sol, un bras délicat se pliant vers ce dernier avec une élégance acquise avec un mélange d’ardeur et de talent. Ses boucles effleurèrent le plancher, laissant les lueurs des lieux découvrir un dos flagellé à coups de fouet, un dos rempli du dédain de la race humaine. Certes le sourire fin qui fendait ce faciès témoignait de son plan charismatique. Son bras droit fit pivoter Némésis une fois encore, l’incitant à la joindre au cœur de son élan de laxisme.

Provoquant une déstabilisation chez sa partenaire de danse, Kara obligea Némésis à se pencher sur le côté. Ce mouvement si classique des vieux films montrant un couple danser sous une chanson épique. Brièvement, le rire de la violette fut étouffé lorsqu’elle encouragea son amie à poser une main au milieu de son dos. Et elle se plia en deux vers l’arrière, carrément. D’une rapidité fulgurante, d’une sensualité pure. Les boucles de son imposante chevelure caressèrent même le sol en leur entièreté.
« Nous n’avons que le moment présent. Le reste n’est que du désir. »Se relevant, son dos fit face à la télépathe. Un pas sur la gauche, un pas vers l’arrière, un autre sur la droite, un demi-cercle vers l’avant puis un jeté sur le côté droit. Puis un roulement de hanche la fit tourner à cent quatre-vingt degrés une fois de plus. Un ruban se percha sur le poignet de la mutante, d’un lilas froid et soyeux. Assez gros, la poigne de Kara s’y logea et traîna son amie avec celui-ci. Elle la fit tourner encore, et plusieurs fois. Heureuse, la jeune Killgrave s’exclama bien malgré sa carapace pourpre : « Assez. Faisons des trucs bêtes. »

Sur ce, Kara s’empara de Némésis contre son gré, la souleva dans ses bras avec misère en libérant un soupir de douleur. Aussitôt, elle tourna sur elle-même avec difficulté et tomba. Dans le lit de Némésis avec cette dernière. Ayant les jambes de son amie sur son ventre, la jeune femme commença un nouveau stade : l’hilarité. Elle se sauva de cette dernière et remonta jusqu’au sommet du matelas. « Vous commencez. Qu’avez-vous à me servir en termes de stupidité flagrante? »  Son gloussement continua lorsqu’elle s’étouffa quelque peu, et finit par tousser quelques secondes afin de remettre son système respiratoire en marche. Killgrave jeta un oreiller sur Némésis, et alla directement se cacher sous ses couvertures. Battant ces dernières, la mutante enferma le corps de son amie, à l’exception de sa tête, au creux de celles-ci. Enroulée dans des draps, Kara observa sa victime et s’allongea sur son lit. Des yeux de sang puis de tempête naquirent quand la mutante fixa le vide. Et, sur l’instant, retomba au sein de ce sentiment pétrifiant qu’était la vibration du néant.      



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Ven 23 Nov - 23:36
Minds & KagesAnd I sat alone in bed till the morning and crying "they're coming for me". And I tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.Némésis... profita de cette étreinte.

C'était une des premières. Elle n'avait jamais pu le faire avant. Pas comme ça. Pas aussi longuement. Pas pour de vrai. Elle était restée un instant statique alors que Kara se reposait déjà contre elle, avant de serrer le corps mince de la jeune femme. C'était agréable, très agréable. Elle avait l'impression de ressentir quelque chose de réel pour une fois, cela arrivait rarement mais de plus en plus ces derniers temps. Elle ignorait si c'était bon signe où si c'était en réalité la plus grande tragédie de son existence. Puis Kara mis fin à l'étreinte qu'elle avait elle-même commencée et se mit... à danser.

Logique, puisqu'elle lui avait demandé des cours.

Elle eut à peine le temps de se remettre de son apprentissage du câlin qu'elle était déjà en train de gigoter devant une quasi inconnue sur une musique qui n'existait pas et dans son propre appartement. Étrange, sans aucun doute, mais ça lui plaisait bien. Elle se sentait à l'aise avec la Killgrave, aussi incongru que cela puisse être. Alors elle n'eut aucun problème à se mettre à remuer le derrière un peu gauchement, parce qu'elle n'avait jamais pris de cours de danse mais aussi parce qu'elle était encore et toujours, beaucoup trop alcoolisée. Elle avait trop bu, le savait, et le regretterait le lendemain. Parce que contrairement à son invitée, la brune n'avait pas la chance de pouvoir boire des litres d'alcool et faire de telles acrobaties par la suite.

Ce qu'elle lui enviait, assurément.

- Attends tu...

Une révérence plus tard, Némésis essayait tout simplement de survivre à l'ouragan Kara. La jeune femme l’entraînait aux quatre coins de sa cuisine, sans qu'elle ne puisse rien faire pour l'en empêcher. La télépathe avait renoncé depuis longtemps à l'idée d'être gracieuse, elle essayait simplement d'éviter de se briser une jambe. Elle ne put pourtant pas s'empêcher de joyeusement glousser en même temps que son amie, espérant même naïvement qu'elles pourraient danser bien plus longtemps que quelques semaines ensemble. Naïf oui, mais tellement rassurant que Némésis ne pouvait pas s'en empêcher.

- Kara je...

Némésis fut de nouveau interrompue par son amie qui la faisait basculer en arrière. Elle voulait la tuer. Ce n'était pas possible autrement. Ses poumons vidés intégralement de leur air, Némésis se laissa pourtant guider encore quelques minutes avant que Kara mette fin à son supplice. Quasiment pliée en deux, la jeune femme se demandait comment elle avait pu ignorer tout ce temps que la danse était à ce point fatiguant et physique.

Éreintant même.

Après un dernier tour de magie, Kara finit par déclarer qu'elle avait terminé sa torture. Même quasi morte, elle vit les marques sur le dos pourpre de la jeune femme. Ce n'était pas laid. Ça lui donnait même de la valeur à ses yeux.

Ceux qui sont blessés se sont relevés. Ceux qui sont blessés ont souffert. Ceux qui sont blessés savent à quel point la vie est précieuse. Les brisés, sont au fond, les plus évolués.

- Oui ! Des trucs bêtes, parfait, et calmes. Des trucs bêtes et ca... qu'est-ce que...

Et c'était reparti.
Kara.
La.
Portait.
Littéralement.
Dans.
Ses.
Bras.

- Kara ?! Repose moi ! Repose moi immédiatement ! Tu vas te faire mal imb...

Et bam. Sur son lit. Jetée comme un vulgaire sac à patates. Et à moitié écrasée en plus. Némésis était outrée. Elle jeta un regard tout ce qu'il y a de plus scandalisé à Kara ce qui la fit visiblement éclater de rire. Le rire de la Killgrave étant largement contagieux, Némésis ne tarda pas avant de mourir elle aussi, dévorée par l'hilarité. Cela dura plusieurs minutes. Des minutes bien-aimées qui lui parurent beaucoup moins longues que d'habitude. Ça faisait du bien tout simplement. De rire vraiment. De rire bêtement. D'avoir des crampes au ventre. Némésis était jeune et l'oubliait bien trop souvent. Ça faisait du bien de se rappeler.

Elle allait commencer une splendide bataille d'oreillers quand Kara commença à l'emprisonner dans sa propre couverture. Némésis ne se défendit même pas. Elle était bien trop fatiguée pour ça. Pour répondre aussi, même si elle avait déjà quelques idées. Elle attendit d'être complètement enroulée pour envisager d'ouvrir la bouche et de former des mots avec. C'était agréable en fait, d'être ainsi confinée. Elle entreprit de rouler dans son lit, en se disant qu'elle était un sushi. Un parfait, petit, sushi.

- ATTAQUE SUSHI !


Et elle fonça sur Kara. Elle avait atteint le bout du matelas, et remontait maintenant à toute vitesse vers la violette. Dans le but... de l'écraser. Oui c'est ça, l'écraser.

Elle était fatiguée.

Et bourrée.

Vraiment bourrée.

- ÉCRASEMENT ENCLENCHÉ !

Et elle roulait. Jusqu'à ce qu'elle s'épuise et finisse par abandonner l'idée d'écraser sa nouvelle amie. Elle commença alors à avancer péniblement vers sa table de chevet, telle une petite chenille nouveau née. Elle fouilla dans ses DVDs, dénicha l'intégrale Gossip Girl et ses bonbons qu'elle gardait habituellement cachés.

Elle avait vraiment confiance en Kara pour les lui montrer.

Vraiment.

- Y a ça.

Elle regarda sa télévision, loin. Trop loin. Trop fatiguée pour se lever et déplacer le poste devant le lit. Trop trop trop dur.

- Mais j'ai mieux en fait.

La chenille - ou le sushi comme il vous plaira - Némésis se redressa tant bien que mal, extirpa ses bras de sa douce prison et prit un oreiller en guise d'arme offensive.

- BATAILLE D'OREILLERS !

Alea jacta est.
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Lun 26 Nov - 5:00
Némésis Fallen & Kara Killgrave


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Écrasée sous Némésis, Kara se débattit de peine et de misère, y perdant une bretelle en chemin. Chaque tentative de formuler une phrase fut étouffée sous sa comparse qui riait en se pensant être un sushi dominateur et dévoreur de mutants. La violette ne put guère lui échapper, et se promit de le lui faire payer plus tard. Heureusement pour se trois côtes cassées, et tout son corps endolori, la télépathe décida d’abandonner son projet. Cela permit à la jeune femme de s’extirper des couvertures de Némésis en respirant fougueusement. L’option d’approcher la télévision ne tente ni l’une ni l’autre. Donc, une querelle de plumes et de joie implosa entre elles.
Un oreiller fut planté sur le visage de sa superamie, pendant qu’elle s’esclaffait aux cieux.

Killgrave pleura autant de joie que d’hilarité. Les deux jeunes filles continuèrent leur bagarre longtemps, laissant Kara reprendre le dessus sur son amie puis se laisser rouler sous elle... Les vêtements de la violette perdirent son autre bretelle – dévoilant sa poitrine mauve lorsque sa silhouette maigrichonne remonta sur son amie en la noyant de son propre coussin. Elle subit un atterrissage à son tour sur cette dernière:
« Une pause, je vous en prie! »

Kara relaça ses habits puis se laissa choir sur le côté et le dos. Elle cessa de s’esclaffer, balaya les mèches sombres du visage de Némésis et enchaîna d’une voix délicate, méticuleuse : « Némésis, je suis jalouse…de vous. Votre pouvoir s’arrête. Il n’est pas permanent. » La seconde suivante, la main de Kara qui avait reposé un long instant sur le bras de Némésis révéla son œuvre : la peau de la télépathe était colorée du même pourpre que celle de son amie. Et son influence prenait de l’expansion ainsi. Killgrave le savait, et retira sa paume sur elle-même.

« Je ne sais jamais ce qui est vrai. Les autres se fondent dans ma volonté. Et chaque personne que je touche devient pourpre. J’ai l’impression de porter une malédiction. » Quelque chose de lourd et de terrible l’atteignait, mais même ses pensées ne se remémoraient que les vagues puissantes lors de sa tentative de suicide échouée. « La folie doit me toucher, après toutes ces années. Pardonnez mon afflux de confidences. »

Sur ce, la violette se releva du lit de Némésis – essuya de ses deux paumes fières ses tempes. Elle approcha la télévision de son amie, et alla chercher un objet dans son sac à main. Lorsque les chaussons rouges de la femme mauve revinrent dans la chambre, sa voix parlait avec assurance de nouveau : « Sept milkshakes, quatre pizzas surprise, deux litres de cola et un gâteau au chocolat fondant… » Sa liste inclut d’autres éléments, et l’adresse fut volée d’un papier de Némésis qui traînait sur un meuble.

Killgrave insista pour voir Vampire Diaries, et une livraison magique apparut quinze minutes plus tard. La jeune femme suivit les instructions de Némésis, allant jusqu’à répondre à la porte. Déjà en chemin pour retrouver son amie, Kara lui donna un milkshake aux mille couleurs
. « C’est la saveur licorne, je crois bien. » Puis elle réalisa que son amie n’aimait peut-être pas de la nourriture dans son lit. Certes l’absence de table devait en communiquer. Killgrave s’installa par terre, et sortit d’un sac en papier brun, au cœur de ce festin de malbouffe rapide, des jujubes et bonbons pétillants. Ah, et du chocolat. Un sac entier de ce dernier.

« Pour notre première nuit entre amies, il nous fallait un festin. Même si la faim nous a quittées. »

Killgrave s’empara des oursons en gelée avec un air diabolique, et commença à les diviser par saveurs. Elle en proposa à Némésis avant d’en voler un de couleur pourpre – évidemment. La violette regarda le DVD de la première saison de Vampire Diaries tout en prenant d’autres jujubes, interrogeant la télépathe entre deux bouchées : « Je n’ai jamais eu de béguin sur un garçon. Je crois que je ne sais même pas ce qu’est un bel homme. Thomas était le seul et l’unique à mes yeux, mais il était un colosse de métal. »Une information pétillante comme le bonbon qu’elle plaça sur sa langue et commença à palpiter sur sa langue. « J’ai essayé de flirter avec un mutant bleu la dernière fois. Parce que j’ai pensé à une robe blanche, il m’a demandé en mariage. Je n’ai plus jamais osé par la suite. » D’ailleurs, ce moment avait été filmé en cachette par un Solomon jaloux qui adorait rire de la situation de la violette.



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Lun 10 Déc - 4:18
Minds & KagesAnd I sat alone in bed till the morning and crying "they're coming for me". And I tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.La bataille dura de longues, longues minutes qui lui semblait être des secondes.

Némésis s'amusait. Elle s'amusait réellement. Elle s'amusait comme elle aurait du s'amuser depuis longtemps. Comme une adolescente, comme une enfant même. Némésis rattrapait le temps perdu à faire des choses d'adultes en se montrant puérile, immature diraient certaines mauvaises langues. Quoi qu'il en soit, Némésis s'amusait et reprenait des forces. Elle se nourrissait de ces rares moments où elle n'était qu'elle-même pour affronter tous ceux où elle était une autre. Une jeune femme plus réservée, dans la retenue, qui n'était pas du genre à assommer ses amis avec un coussin alors qu'ils étaient à moitié nus. D'ailleurs en parlant de ça, elle se fit rapidement la réflexion que certaines étaient plus gâtées que d'autres par la nature.

Et elle le vivait mal.

Elle avait toujours complexée sur son physique, et un rapide regard vers sa poitrine beaucoup moins généreuse que celle de la violette la fit légèrement grimacer. Elle n'était pas jalouse, simplement, bêtement, inutilement, complexée.

À la seconde où elle se fit cette réflexion, un peu après que Kara ait demandé une pause, la violette lui avouait être jalouse d'elle. De ses pouvoirs, qu'elle pouvait contrôler.

Balivernes.

- J'ai mis du temps, à les contrôler. Et encore aujourd'hui, je le perds parfois, ce contrôle.

Cela arrivait de plus en plus rarement, pour la télépathie en tout cas. Pour le reste... et bien rien n'était sous son contrôle. Ses pouvoirs lui obéissaient uniquement dans des situations extrêmes. Lorsqu'elle avait peur, ou qu'elle était en colère. Pour se protéger. Jamais sans raison. Elle ne se l'expliquait pas.

- Si moi j'ai réussi... peut-être que tu y parviendras toi aussi.

Elle tenta d'esquisser un sourire qu'elle voulait rassurant, elle n'était pas vraiment sûre que cela ait fonctionné. Kara posa ensuite sa main sur son bras, sur lequel s'étendait une jolie couleur violette. C'était étrange, très étrange, mais pas désagréable.

- Tu ne devrais pas le voir comme une malédiction. Tu devrais le voir... comme un don. Une façon de peut-être... faire le bien ? Et si ce n'est pas le cas qu'importe. Fais ce qui te semble juste.

C'est ce qu'elle faisait. Du moins c'est ce qu'elle essayait de faire. Elle n'y arrivait pas toujours.

- Et puis... c'est une jolie couleur, le pourpre.

Ça l'était.

- Ne t'excuses par pour ces confidences. Ça fait du bien parfois, de parler.

Elle lui fit un sourire, cette fois sincère bien qu'un peu gêné. Elle aussi aurait aimé pourvoir parler. Mais elle... elle ne le pouvait pas.

En tout cas, Kara avait décidé de leur commander un festin pour leur première soirée entre amies. Et quel festin c'était. Pendant que Némésis tentait maladroitement de préparer le DVD tout en grognant que la vie était trop dure pour une personne aussi douce qu'elle, Kara avait commandé, réceptionné, et éparpillé sur son parquet l'équivalent d'un mois de bonbons et de sodas.

Plus le temps passait, plus elle l'appréciait.

Némésis dirigea la télé vers cet incroyable festin et attrapa la télécommande. Après s'être installée aux côtés de Kara et avoir pris un des bonbons en gélatine qu'elle lui proposait, la brune lança le premier épisode et bailla longuement. Elle écoutait Kara d'une oreille distraite quand un détail la frappa.

Un colosse de métal ?!

Elle jeta un regard interloqué à Kara en haussant un sourcil.

- Il était vraiment en métal ou...?

Ou c'était une façon pour elle de dire qu'il était et bien très...

Très...

Bien bâti.

Némésis rit avec la jeune femme quand elle fit la mention de ce mutant qui l'avait demandé en mariage et soupira, un peu rêveuse. Elle n'avait jamais été amoureuse. Sa première fois s'était déroulée avec un footballeur imbécile et avait duré environ six secondes. Après ça il s'était simplement endormi sur elle. Elle avait voulu essayé, elle avait voulu faire comme tout le monde. Elle avait cru comprendre que ce n'était pas normal d'être vierge à vingt ans. Elle n'avait pas été déçue.

Et n'avait plus jamais recommencé.

- Ma première fois était catastrophique.

C'était la première fois qu'elle en parlait à quelqu'un, elle en rougit aussitôt et tenta de le masquer en mettant ses mains devant son visage.

- Et je crois que je n'ai jamais été amoureuse.

Elle ne croyait pas, elle était sûre. Elle était aussi sûre de n'avoir jamais été aimée par quelqu'un, du moins pas de cette manière là.

- Qu'est ce que ça fait d'être... enfin d'être... d'aimer une personne de cette manière ?

Quoi ? Après tout, si elle devait le demander c'était bien maintenant. Némésis s'interrogeait beaucoup sur ce sujet, et Kara semblait s'y connaitre mieux qu'elle. Elle n'avait que peu d'occasions de poser des questions sans paraitre totalement idiote ou déconnectée du monde. Elle avait la sensation que Kara comprendrait.
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Jeu 13 Déc - 2:20
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D’autres perles furent accueillies par ses tempes creuses qui avalèrent une autre gorgée de son breuvage glacé qui tournait au bleu cyan puis au rose bonbon. D’abord en silence, la violette espionna les réactions de son amie qui, hélas, ne connaissait rien à sa réalité. Malgré sa télépathie, malgré sa bonté d’âme, malgré son cœur chaleureux, toutes ces belles promesses ne pouvaient pas être réalisées. Elle le savait, car son colosse avait déjà tout tenté pour la guérir. Seule la fin serait son purgatoire. Cette idée caressait chacune de ses pensées, la plongeait dans ses derniers instants de bonheur.


« Némésis, je suis incurable. »

Un regard sévère frappa son interlocutrice avec des traits empreints d’une détresse sans nom.

« Mon cadeau empoisonné est un état permanent depuis l’âge de mes douze ans. Mon apparence l’est aussi. Thomas et moi avions tout essayé. »

L’homme colossal partageait le désir de Kara : vaincre sa malédiction. Sur ce, son expression glaciale retrouva une candeur des plus spontanées avant de se concentrer sur l’épisode en cours. Cependant, Némésis Fallen continua leur discussion en révélant sa surprise par rapport à l’apparence du défunt mari de la violette – et partagea…sa première expérience. Stoïque, Killgrave se coucha sur le ventre et adossa sa tête sur un oreiller. Puis une moue attendrie coinça les commissures de ses lèvres, pendant qu’elle songeait à ses réponses. Un petit oreiller fut lancé contre son interlocutrice, pendant que les chaussons rouges de la mutante battaient de l’air comme une enfant. Son crâne détailla les visages des acteurs de Vampire Diaries puis une voix délicate s’annonça :

« Dans ton esprit, il y a une partie occupée en permanence par cette personne. En bien et en mal. En allégresse et en détresse. Chaque présent ensemble est un cadeau, chaque souvenir s’avère une mélancolie. C’est la lumière dans une guerre contre le monde entier – ensemble. C’est aussi la plus grande douleur qui existe. » Un silence trôna entre les deux jeunes femmes. Kara craqua d’un sourire entrelacé de tristesse et renchérit :[/i]

« Cette personne devient ton alter-ego; vos sentiments sont inconditionnels. »


Sa nature indépendante se perça davantage lorsque d’autres pleurs perlèrent sur ses joues. Elle rajouta sur une teinte de comédie : « Tout son corps était composé de métal liquide. Notre vœu le plus cher était un jour de guérir de notre condition physique. » Un faciès anéanti ruina le regard si paisible de la violette qui continua de fixer l’écran de télévision devant elle. « Nous étions une famille avec…» Une interruption brusque la saisissait, tandis que son minois chavirait du côté de la télépathe... Un blanc de mémoire la frappait, et cela la troublait grandement. Kara n’avait jamais expérimenté de tels défauts au niveau de sa conscience, mais la faille d’une partie maudite et scellée d’elle-même battait pour s’ouvrir. De ses années disparues, de son âge véritable. De ces deux êtres scindés, hypnotisés et damnés par l’Homme pourpre. Avec moult querelles et détresses, leur discussion prit une fin immédiate durant laquelle Kara ne put bouger pendant de longues secondes qui devinrent des minutes froides, glacées de rage et de haine. Même si la candeur continua d’affluer au sein de ses traits délicats, même si plus rien ne semblait habiter l’éclat singulier de son regard pourpre et noir telle la nuit.

Puis un rire éclata de nulle part. Kara déposa sa boisson au pied du lit puis se jeta sur Némésis avec un oreiller. La guerre avait recommencé. Les deux jeunes femmes sous l’influence de l’alcool continuèrent ainsi pendant une décennie avant de retourner à la fin de leur épisode. La violette tendit la boîte de chocolats à son amie, attendit qu’elle choisisse avant de sombrer sur une deuxième boisson frappée à la crème glacée. Devant l’image d’un des acteurs torse nu, la violette sursauta et cacha son visage sous un brin des couvertures emmêlées de Némésis. Dévoilant une timidité compulsive, Killgrave se vautra telle une taupe dans une enveloppe douillette avant de jeter un œil furtif pour observer une scène de combat sanguinaire qui la rassura sur la tournure des événements. La créature pourpre se réjouit en observant la méchante Katherine Pierce gagner sur le duo des deux frères. Un regard tendre se reporta sur son hôte qui semblait somnoler à la suite de leur festin. Kara se laissa aussi sombrer lentement, ne se doutant guère des horreurs qui approchaient dans les rêves qui l’accueilleraient.  
       




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